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Le journalisme américain est devenu plus subjectif, une étude de la Rand Corporation

27 mai 2019

Temps de lecture : 2 minutes
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Le journalisme américain est devenu plus subjectif, une étude de la Rand Corporation

La Rand Corporation, créée en 1948, est financée par le gouvernement américain et des fonds privés. Considérée comme un « think tank », elle fournit des études rétrospectives et prospectives à des institutions privées comme à des gouvernements. Elle vient de publier une étude sur l’évolution du journalisme américain entre 1989 et 2017.

L’émergence de nouveaux médias

Sur une péri­ode de 28 ans, le jour­nal­isme s’est éten­du par de nou­veaux canaux : les chaînes en con­tinu, les réseaux soci­aux et les out­ils dig­i­taux en général.

L’étude a analysé la total­ité des con­tenus de deux quo­ti­di­ens nationaux (New York Times, Wash­ing­ton Post tous deux libéraux lib­er­taires), un quo­ti­di­en région­al (Saint Louis Post), six chaînes de télévi­sion (Fox, MSNBC, ABC, CBS, NBC, CNN) et six médias dig­i­taux (Politi­co, Blaze, Bre­it­bart, Buz­zfeed, Dai­ly Caller, Huff­in­g­ton)

Des discours plus narratifs et marqués par l’opinion

La rédac­trice prin­ci­pale de l’étude, Jen­nifer Kavanagh, souligne la diminu­tion du rôle du factuel et de la mise en con­texte « Le jour­nal­isme améri­cain a glis­sé des nou­velles dites objec­tives vers un con­tenu plus ori­en­té vers les opin­ions, faisant appel à l’émotion et reposant lour­de­ment sur l’engagement (advo­ca­cy) ».

La césure inter­vient vers l’an 2000, au moment où les chaînes câblées en con­tinu se dévelop­pent rapi­de­ment. Avant cette date les nou­velles télévisées pou­vaient présen­ter des aspects rel­a­tive­ment com­plex­es, voire académiques. Après cette date, les nou­velles sont cen­trées sur des inter­views en direct de per­son­nal­ités et des dis­cus­sions (talk show) d’invités par­lant de ces entre­tiens. Un mode de com­mu­ni­ca­tion qui sera repris très vite par les chaînes européennes. Comme les chaînes câblées devi­en­nent payantes, elles s’adressent à des publics spé­cial­isés et ont ten­dance à priv­ilégi­er ce qu’elles con­sid­èrent comme les opin­ions de leurs clients.

Les quo­ti­di­ens sem­blent faire par­tie de ceux qui ont le moins changé, au moins dans leur ver­sant papi­er, évolu­ant mal­gré tout vers un style plus nar­ratif. Par con­tre leur ver­sion en ligne est plus « per­son­nelle et directe … présen­tant les débats socié­taux et poli­tiques à tra­vers points de vue per­son­nels  et références sub­jec­tives ». Une for­mule qui peut être couron­née de suc­cès en exam­i­nant le suc­cès du New York Times qui a réus­si à fédér­er finan­cière­ment une com­mu­nauté de lecteurs engagés dans un com­bat anti Trump.

Bill Mar­celli­no co-auteur du rap­port ajoute: « Les sources de l’information ne sont pas inter­change­ables mais cha­cune four­nit un con­tenu unique y com­pris sur des sujets com­muns ». Un autre point mar­quant: l’utilisation par le citoyen améri­cain de sources dif­férentes. « Con­sid­érant que notre étude mon­tre que dif­férents types de médias présen­tent l’information de manière dif­férente, le fait que les gens se tour­nent vers des sources mul­ti­ples fait sens ». Une illus­tra­tion de la méfi­ance du pub­lic envers les habituelles sources de l’information. Un mou­ve­ment qui peut être inter­prété soit comme un signe de la con­fu­sion des esprits soit comme une forme de retour à la démoc­ra­tie de l’information.

Une analyse en anglais de l’étude sur Eurekalert : eurekalert.org

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