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L’Amérique Latine, tombeau des journalistes

27 novembre 2012

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L’Amérique Latine, tombeau des journalistes

Si, depuis le début de l’année, 119 journalistes ont été tués dans le monde, une grande partie peut être imputée à l’Amérique Latine.

En effet, selon un rap­port rédigé par IFEX-ALC, un réseau d’or­gan­i­sa­tions de défense de la lib­erté de la presse basé au Guatemala, 74 jour­nal­istes y ont trou­vé la mort ces trois dernières années. Le décompte mor­bide place le Mex­ique en tête avec 25 tués, suivi de près par le Hon­duras (24 tués). Et les autres ne sont pas en reste : 9 au Brésil, 7 en Équa­teur, 3 au Pérou, 3 en Colom­bie, 2 au Guatemala et 1 en Argen­tine.

Selon Ciu­dad Guatemala Pedro Vaca, mem­bre du réseau à l’origine de ce rap­port, la présence du crime organ­isé, l’in­tolérance de cer­tains pou­voirs publics, ain­si que la vio­lence sex­uelle seraient en cause. « On doit garan­tir le libre exer­ci­ce du jour­nal­isme dans des envi­ron­nements menaçants et met­tre en place des mesures de pro­tec­tion de pair avec des poli­tiques de jus­tice » a‑t-il com­men­té. Ce dernier souhaite « en finir avec la cul­ture de l’im­punité et (…) pren­dre au sérieux le droit à la jus­tice. Le but [du rap­port, NDLR] est de pro­mou­voir une réflex­ion dans les États, dans l’e­spoir que ces élé­ments se traduisent par des actions ».

Rap­pelons enfin que, selon l’ONG, aucun de ces 74 meurtres n’a été élu­cidé…

Crédit pho­to : Mon­terey Nightview via Wikimé­dia

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