Et si Elfassi était en train de couler Voici et Closer ?

Accusant Télé Star, FHM et Voici, trois magazines des groupes de presse Prisma Media et Mondadori France, de lui avoir volé des photos, Jean-Clause Elfassi offre chaque semaine aux lecteurs de son blog de consulter les magazines (« de merde ») Voici et Closer, sans la pub et… gratuitement.

Objectif ? « Voler » les « voleurs », un peu comme Robin des bois. Le paparazzo un brin mégalo invite ainsi les internautes à « (faire) œuvre de salubrité publique en ne donnant pas (leur) argent à un voleur », « cela fera des arbres préservés », se moque-t-il. La faute à plusieurs arrêts, qui, en vertu d’une jurisprudence de 2002 du TGI de Nanterre – confirmée par la Cour d’appel de Versailles en 2005 – n’accordant pas la protection du Code de la propriété intellectuelle à des clichés ne demandant « aucun effort de création du photographe », en particulier parce que « l’éclairage et le cadrage des clichés litigieux ne traduisent aucune recherche particulière », l’ont débouté face à Mondadori et Prisma qui avaient publié des clichés à lui sans les avoir achetés.

Alors, entre deux posts consacrés au « pro pédophile Gregory Lassus-Debat directeur du magazine de merde Causette » qu’il accuse d’avoir « (menacé) une journaliste » et à « Nadège Lacroix la pute » qui « (laisserait) sa mère alcoolique croupir dans un HLM sordide » tandis qu’elle « (se ferait) payer des nouveaux seins par Voici », Jean-Claude Elfassi publie chaque semaine l’intégralité des numéros de Voici et Closer. La mise en demeure de Mondadori ne l’a pas découragé, pas plus que l’action en justice pour « contrefaçon » de Prisma qui lui réclame la bagatelle de 50 000 euros de dommages et intérêts. Plus déchaîné que jamais, il déclarait suite à l’annonce de cette procédure : « Ces salauds veulent vous interdire de lire de la merde gratuitement. Pour cela rentrons en résistance contre l’oppresseur nazi, coulons-les ! Faites tourner : leur magazine est gratuit sur le elfassicoopblog.com ». Le bon plan se propage, grâce à ses 2 500 fans sur Facebook et, surtout, ses 24 000 followers sur Twitter. Faut-il y voir un rapport de cause à effet, au premier trimestre 2013, Voici a vu ses ventes s’effondrer de 14,45% à 298 662 exemplaires et Closer de 16,77% à 291 459 exemplaires, soit les deux plus gros bouillons de la presse people

Voir aussi : Les magazines chutent, la presse people s’effondre