Crise de la presse : le Journal Officiel également touché

Les restructurations continuent au sein de la SACIJO, la société anonyme de composition et d’impression du Journal Officiel (JO), une citadelle des ouvriers du livre. Ce qui inquiète beaucoup la CGT et le Parti communiste.

Dans une lettre ouverte au directeur de la Direction de l’Information Légale et Administrative (DILA) qui regroupe le JO et la Documentation Légale, la CGT s’inquiétait il y a quelques semaines du plan de restructuration prévoyant de faire passer en 2019 la SACIJO à 141 employés, contre un peu plus de 200 aujourd’hui. Le syndicat s’y oppose et demande au contraire une évaluation des besoins et “un plan triennal d’investissements“.

Autre cheval de bataille : le service de formation en ligne a été brutalement arrêté début décembre dernier (document .PDF) sans consultation des partenaires sociaux, ce qui flirte dangereusement avec les limites de la loi… que la DILA est pourtant chargée de publier pour que nul ne soit censé l’ignorer !

Par ailleurs en août 2014 déjà, le PCF s’inquiétait de la volonté de la Commission des Finances d’alléger le tarif des annonces légales du journal officiel, très lucratives et jusqu’alors fixées par un arrêté du 19 décembre 2013. Celles-ci rapportent en effet près de 200 millions par an à la DILA et constituent sa principale source de revenus.