Assassinat de Charlie Kirk, certains se félicitent 

13 septembre 2025

Temps de lecture : 5 minutes
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Assassinat de Charlie Kirk, certains se félicitent 

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Le mercredi 10 septembre, Charlie Kirk, figure influente des milieux trumpistes, s’est fait assassiner lors d’un meeting dans l’Utah.

Lors de la mort de Jacques Chirac en sep­tem­bre 2019, Jean-Marie Le Pen avait pub­lié sur son compte Twit­ter la phrase suiv­ante : « Même mort l’ennemi a le droit au respect. ». Une par­tie de la pop­u­la­tion ne partage pas cette vision.

Appel au meurtre sur Telegram

Le corps était encore tiède que cer­tains se réjouis­saient déjà sur les réseaux soci­aux de la mort de ce mil­i­tant poli­tique, assas­s­iné à seule­ment 31 ans et lais­sant der­rière lui une femme et deux jeunes enfants. Fron­tières a partagé le screen d’une con­ver­sa­tion Telegram où les étu­di­ants de Sci­ence Po se félici­tent ouverte­ment de ce meurtre. D’autres dis­ent ouverte­ment souhaiter faire la même chose avec des per­son­nal­ités telles que Damien Rieu, Jor­dan Flo­rentin ou Julien Rochedy.

Refus de minute de silence au Parlement européen

Nos lecteurs pour­raient rel­a­tivis­er en arguant qu’il s’agit de réac­tions mar­ginales. Hélas, une par­tie de la gauche, et même du cen­tre, s’est jointe à ce rel­a­tivisme sur la mort d’un jeune homme pour la seule rai­son de ses idées. Cela a débuté au Par­lement européen, lorsque Sarah Knafo a demandé une minute de silence. La gauche européenne a refusé de se lever pour se join­dre à l’hommage et l’a même perturbé.

Un chroniqueur de LCI justifie le meurtre

Cela s’est pour­suivi sur les plateaux et dans les colonnes des jour­naux. Tout d’abord, sur LCI, le 10 sep­tem­bre, où seule­ment quelques heures après ce drame Sergeï Jirnov, ancien agent du KGB recon­ver­ti en chroniqueur de pacotille, a jus­ti­fié cet assas­si­nat en le qual­i­fi­ant de « réac­tion humaine » face à la haine que propage Don­ald Trump. Selon Jirnov, au fond Kirk l’a bien cher­ché, il n’avait qu’à ne pas être un homme blanc améri­cain refu­sant que son pays devi­enne le pail­las­son du tout-venant. Ses pro­pos ont fait réa­gir les autres invités. « Ce que vous dites, c’est 1984, c’est-à-dire que les vic­times sont les bour­reaux », a répon­du Guil­laume Roquette, directeur de la rédac­tion du Figaro Mag­a­zine. Pour les très opti­mistes : on attend une réac­tion de l’ARCOM.

Dominique de Villpepin relativise

C’est ensuite Dominique de Villepin, alias « Mon­sieur Qatar », ancien pre­mier min­istre de Jacques Chirac et poten­tiel can­di­dat à la prési­dence en 2027, qui a con­tin­ué de jus­ti­fi­er ce meurtre. Le 11 sep­tem­bre sur le plateau de Fran­ce­In­fo, Villepin a tout mis en cause pour expli­quer ce meurtre : le port d’armes, la drogue, les ten­sions au sein de la société améri­caine et, enfin, Don­ald Trump qui aurait selon lui une respon­s­abil­ité non nég­lige­able dans le drame qui s’est pro­duit. Jamais l’hypothèse que ce soit l’extrême gauche n’est évo­quée, alors que les pre­miers résul­tats de l’enquête mon­trent que l’arme était ornée de sym­bol­es antifas.

RTL et BFM dans le registre partisan

Sur son site, RTL a pub­lié un papi­er sur ce meurtre. On peut y lire que « mal­gré des pris­es de posi­tion par­fois très extrêmes », l’ensemble de la classe poli­tique a dénon­cé ce crime. Ce « mal­gré » trahit l’esprit du rédac­teur qui trou­ve que les posi­tions de Kirk ne méri­tent pas qu’on lui rende hom­mage ou a min­i­ma qu’on dénonce ce crime. Enfin, BFM a pub­lié seule­ment quelques heures après la mort de Kirk un por­trait résumant de manière par­ti­sane les idées de ce dernier. Façon plus sub­tile de rel­a­tivis­er la grav­ité du crime en noir­cis­sant la mémoire du défunt.

Dans cette his­toire, la vic­time est mise au rang de coupable par une par­tie de la caste médi­a­tique. Finale­ment, c’est la faute de Char­lie Kirk s’il s’est fait tir­er dessus. Selon ses détracteurs, il n’avait qu’à ne pas défendre ses idées, ne pas débat­tre, et accepter le cli­mat libéral lib­er­taire ambiant.

Kirk n’était pas un activiste vio­lent. C’était un débat­teur qui ne s’exprimait qu’avec son verbe et c’est pour cela qu’il est mort. On aurait pu atten­dre du camp du Bien qu’il fasse sienne cette phrase attribuée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me bat­trai pour que vous puissiez le dire. ». Désor­mais la ligne adop­tée est : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites et je ne dirai rien si on vous empêche défini­tive­ment de le dire. » Cer­tains ajouteront : et dans mon cœur je félicit­erai ceux qui vous ont fait taire…

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