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Où va ma France, nouvel ennemi des journalistes

27 janvier 2026

Temps de lecture : 5 minutes
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Où va ma France, nouvel ennemi des journalistes

Temps de lecture : 5 minutes

Où va ma France, nouvel ennemi des journalistes

Le site Où va ma France décolle, et attire donc l’attention médiatique.

Les jour­naux de gauche et du cen­tre le clouent au pilori, quand bien même la jus­tice ne trou­ve pas grand-chose à redire au site.

L’arsenal médiatique d’insultes contre « Où va ma France »

Le site « Où va ma France » fait hurler la gauche et le monde libéral lib­er­taire, qui use donc de tout son arma­da d’insultes pour le décrire. L’Humanité évoque des « tableaux racial­istes », un site qui per­met « aux racistes de tout poil de trou­ver où s’installer ». Le Huff­in­g­ton Post dénonce un « site réac­tion­naire » qui fait « le bon­heur de la fachos­phère » avec « des indi­ca­teurs aux relents xéno­phobes et racistes », « des sources supré­macistes et racistes », et un « gloubi-boul­ga iden­ti­taire ». L’article s’offusque égale­ment que seuls les arti­cles de presse de Fdes­ouche soient référencés. Il suf­fi­rait pour­tant de cinq min­utes sur le site en ques­tion pour con­stater qu’il s’agit d’une revue de presse ali­men­tée par des arti­cles de la presse locale. La Dépêche explique, elle, que les critères sur lesquels le site se base pour ses analy­ses sont « glob­ale­ment des pré­ceptes plébisc­ités par la droite ou l’extrême droite française ».

« Ficher les musulmans », le mensonge venu des écologistes

Quant à savoir pourquoi le site fait l’actualité, c’est bien sim­ple. Il a fait sa pro­pre pub­lic­ité sur X avec la pub­li­ca­tion suiv­ante. « Envie de savoir où se trou­ve le cen­tre pour migrants le plus proche de chez vous ? La mosquée la plus proche ? Le quarti­er ”sen­si­ble” le plus proche ? C’est désor­mais pos­si­ble sur http ://mafrance.app/lieux. Pra­tique pour le prochain démé­nage­ment ! » Sab­ri­na Sebai­hi, députée écol­o­giste, a donc été, selon les mots de 20 Min­utes, « la pre­mière à son­ner l’alerte » face au retour des heures les plus som­bres. Pour fédér­er autour de sa cause, elle a accusé le site de « fichage de per­son­nes en rai­son de leur orig­ine ». Une accu­sa­tion men­songère – le site ne recense pas des per­son­nes, mais des prénoms et des bâti­ments –, mais qui a été immé­di­ate­ment reprise par tous les médias. L’expression « fich­er les musul­mans » est présente partout. La Dépêche et Le Point versent par exem­ple dans la même facil­ité en titrant que le site est « accusé de fich­er les musulmans ».

Alerter sur une enquête… et ne pas la suivre

Lorsque Lau­rent Nuñez, min­istre de l’Intérieur, ouvre une enquête sur le site Où va ma France, les arti­cles le men­tion­nent autant qu’ils le peu­vent, décrivant un site « dans le viseur » et se deman­dant, à l’instar de BFM TV, si le site « a franchi les lim­ites de la légal­ité ». En revanche, les mêmes médias sont assez silen­cieux sur le suivi de l’enquête. Et pour cause. Cette enquête ne donne rien. Les don­nées sont exactes, et les inci­ta­tions à la haine et au racisme absentes.

Si ce n’est pas dans les médias reconnus, c’est faux

Il se trou­ve que les per­son­nes d’origine étrangère sont sur­représen­tées dans les crimes et dél­its, et que s’en éloign­er dimin­ue donc la prob­a­bil­ité d’être agressé. Une réal­ité qui n’arrange pas les jour­nal­istes, qui défendront l’apport posi­tif de l’immigration jusqu’à leur dernier souf­fle. C’est ain­si que 20 Min­utes explique que « le site pro­pose […] des sta­tis­tiques pré­ten­dues sur la crim­i­nal­ité, mis­es en rela­tion avec l’origine réelle ou sup­posée des pop­u­la­tions. » Le Point par­le, lui, de « pré­ten­dues “don­nées” », évi­tant ain­si d’accorder l’usage même de « don­nées » au site. L’Humanité, de son côté, titre que le site « aide les racistes à démé­nag­er ». On sait pour­tant que nom­bre de par­ents votant à gauche met­tent leurs enfants dans une école privée… pour leur éviter de côtoy­er des enfants qu’ils qual­i­fient sans doute de trop tur­bu­lents. Quant à BFM TV, il évoque un site « qui ne cache pas ses accoin­tances avec l’ex­trême droite française et des médias iden­ti­taires ou de dés­in­for­ma­tion – comme FDeS­ouche et Radio Cour­toisie ». Les con­frères apprécieront.

Non, Où va ma France n’incite pas au racisme

Les jour­nal­istes, les poli­tiques et les asso­ci­a­tions qui se bat­tent con­tre Où va ma France suiv­ent la stratégie désor­mais éculée : au lieu de faire baiss­er la fièvre, cass­er le ther­momètre. SOS Racisme pointe que le site « incite implicite­ment à éviter cer­tains quartiers ou com­merces du fait de la présence de pop­u­la­tions migrantes ou de lieux de culte ». C’est pren­dre le prob­lème à l’envers. L’internaute qui se rend sur Où va ma France pour y ren­tr­er une adresse cherche déjà à éviter cer­tains quartiers. Le site ne l’incite pas à faire un choix, il l’aide à con­cré­tis­er celui qu’il a déjà fait.

Le site « Où va ma France » répond à une demande crois­sante des Français, quel que soit leur bord poli­tique : vivre en sécu­rité. Ces mêmes Français ne voient pas d’un bon œil l’islamisation crois­sante de leur pays. Mafrance.app a donc tout pour leur plaire, et cela ne fait pas l’affaire des médias. L’ironie étant que la cabale médi­a­tique aura été une cam­pagne pub­lic­i­taire gratuite.

Adélaïde Motte