Observatoire du journalisme (OJIM)

Une France soumise : Claude Azzola épingle la police de la pensée dans les médias

La rédaction de l'OJIM 24 janvier 2017 Temps de lecture : 2 min
Une France soumise : Claude Azzola épingle la police de la pensée dans les médias
Une France soumise : Claude Azzola épingle la police de la pensée dans les médias

Georges Bensousssan avait dirigé en 2002 un ouvrage rassemblant les témoignages d’enseignants et de chefs d’établissements scolaires travaillant en banlieue : Les Territoires perdus de la République. Un nouvel ouvrage sous sa direction vient de sortir, Une France soumise, qui laisse la parole à des acteurs de terrain aux prises avec la montée de l’intégrisme religieux.

Parmi les contributions, Claude Azzola consacre un article à la « police de la pensée » présente notamment dans les médias. Comme plusieurs contributeurs de l’ouvrage, Claude Azzola a pris un pseudonyme. Voilà qui est révélateur d’un climat délétère en ce début d’année 2017.

Que nous dit Claude Azzola ? Sous couvert de dénoncer des arguments racistes, des campagnes médiatiques de dénigrement de personnalités reconnues ont été menées depuis quelques années. La méthode employée ? La culpabilisation-victimisation. « En les obligeant à se défendre (de l’accusation de racisme), ils les empêchent de contre attaquer ».

Claude Azzola cite la mise au pilori de Paul Yonnet, collaborateur du Débat, par Laurent Joffrin dans l’Obs après que le sociologue ait analysé et dénoncé de la nature d’un certain antiracisme.

C’est aussi une « mini cabale parisienne, largement orchestrée par Edwy Plenel» à l’encontre de Pierre-André Taguieff, suspecté de « quelque secrète complaisance avec la nouvelle droite ». C’est enfin Le Monde qui accuse en 2015 Georges Bensoussan d’avoir multiplié les « déclarations hors limites » au sujet de l’antisémitisme dans une partie de la société française.

Un dernier témoignage édifiant :

« L’abêtissement de masse auquel a conduit ce que Bruckner appelle un « antiracisme de pacotille » éclaire le propos de ce journaliste du Nouvel Observateur (devenu l’Obs), Nicolas Chapuis qui, en 2012, après l’annonce de la traque du tueur de Montauban et de Toulouse, écrivait sur Twitter en apprenant qu’il se nommait Mohamed Merah : « Putain, je suis dégouté que ce ne soit pas un nazi…« .

Une France soumise. Sous la direction de Georges Bensoussan. Albin Michel (2017)

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