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La presse people française victime de son succès outre-Atlantique

22 juillet 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

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Hollywood vient de découvrir les charmes du Code civil français. Alors que la presse people française se répand de l’autre côté de l’Atlantique en trouvant un public assidu, les stars américaines sautent sur l’occasion pour attaquer en justice à tour de bras.

Aux États-Unis, les règles juridiques autour de la presse sont beau­coup moins strictes que dans l’hexa­gone. Une aubaine pour des peo­ple tels que Jude Law, Bradley Coop­er, Bruce Willis ou encore Scar­lett Johans­son. « Voici deux ans ou trois ans, cela représen­tait 1% des assig­na­tions. Aujour­d’hui, nous en sommes à 10% », explique Me Christophe Big­ot au Nou­v­el Obs.

Un phénomène qui ne s’ar­rête pas à la presse peo­ple. Les agences de presse pho­tographiques sont égale­ment dans le viseur des stars holy­woo­d­i­ennes, en plus des vedettes français­es. « Par peur des procès, on ne pho­togra­phie plus la moitié d’en­tre elles », explique un photographe.

Selon une rédac­trice en chef d’un titre peo­ple, ces procé­dures afflu­ant depuis les États-Unis ont une orig­ine bien pré­cise : « De plus en plus d’ac­teurs français tra­vail­lent là-bas comme Guil­laume Canet, Mar­i­on Cotil­lard, Omar Sy… On nous a racon­té qu’ils pas­saient le mot aux acteurs améri­cains pour qu’ils attaque­nt en France. »

Selon d’autres sources, l’av­o­cat Me Vin­cent Toledano, ancien jour­nal­iste à Libé, au Nou­v­el Obs et à Téléra­ma, serait le prin­ci­pal exploitant de ce bon filon. Spé­cial­iste des ques­tions en rap­port avec la vie privée et le droit à l’im­age, « il truste aujour­d’hui l’essen­tiel des dossiers de con­tentieux liés à des stars étrangères », écrit le Nou­v­el Obs. De quoi faire de lui la bête noire de la presse peo­ple de l’hexagone.

Crédit pho­to : pias­er via Flickr (cc)

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