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Un coup d’œil aux dernières publications

Soros étend son influence en Pologne

Comme nous le sig­nalions le 2 févri­er 2019, George Soros était en lice, de manière indi­recte, pour le rachat des sta­tions de radio du groupe polon­ais Eurozet : Radio Zet, Chill­izet, Antyra­dio, Melo­radio et Radio Plus ain­si qu’un stu­dio de pro­duc­tion de radio et de télévi­sion. Ce groupe avait été racheté par le tchèque Daniel Kretinsky via Czech Media Invest au Français Lagardère au print­emps 2018 pour être mis en vente par le nou­veau pro­prié­taire seule­ment quelques mois après.

Brut, les recettes d’une réussite

En juin 2018, nous soulignions les pre­miers suc­cès de Brut, le média axé sur les réseaux soci­aux lancé par Renaud Le Van Kim, Lau­rent Lucas, Guil­laume Lacroix rejoints ensuite par Rodolphe Belmer. Le suc­cès ne s’est pas démen­ti depuis.

Médias, russophobie et apocalypse – mode de fabrication

Les États-Unis sont en proie à l’ingérence russe. L’ennemi n’est plus aux portes. Il y a deux ans, il a franchi le pas et les pare-feux. Y com­pris ceux de la Mai­son Blanche. Le virus(se) « infecte » désor­mais la société améri­caine de l’intérieur. Propagé par les réseaux soci­aux, il rav­age les esprits d’électeurs indé­cis et de citoyens « mal infor­més ».

Soros étend son influence en Pologne

Comme nous le signalions le 2 février 2019, George Soros était en lice, de manière indirecte, pour le rachat des stations de radio du groupe polonais Eurozet : Radio Zet, Chillizet, Antyradio, Meloradio et Radio Plus ainsi qu’un studio de production de radio et de télévision. Ce groupe avait été racheté par le tchèque Daniel Kretinsky via Czech Media Invest au Français Lagardère au printemps 2018 pour être mis en vente par le nouveau propriétaire seulement quelques mois après.

Compétition autour d’Eurozet

Plusieurs acheteurs poten­tiels s’étaient présen­tés, mais c’est finale­ment le groupe Ago­ra qui va acquérir 100% d’Eurozet. Le fonds d’investissement sorosien Media Devel­op­ment Invest­ment Fund (MDIF) est pro­prié­taire depuis 2016 de 11% des parts d’Agora dont les prin­ci­paux médias sont aujourd’hui le jour­nal quo­ti­di­en Gaze­ta Wybor­cza et la radio Tok FM, deux médias active­ment engagés con­tre le PiS depuis une quin­zaine d’années notam­ment en rai­son de leur pro­fil idéologique claire­ment libéral-lib­er­taire. Ago­ra est aus­si déjà pro­prié­taire, entre autres act­ifs, de plusieurs radios locales et d’un réseau de salles de ciné­mas.

Soros/MDIF investissent

On appre­nait le 20 févri­er 2019 qu’un con­trat avait été signé en ver­tu duquel Czech Media Invest s’engageait à ven­dre 40 % des parts du groupe Eurozet à la société Ago­ra et 60 % des parts à la société tchèque SFS Ven­tures dont l’actionnaire minori­taire (avec 24 % des parts) est la société améri­caine Sal­va­tors­ka Ven­tures LCC appar­tenant aus­si au fonds sorosien MDIF. Le con­trat prévoit qu’Agora pour­ra racheter dans un délai d’un à trois ans les 60 % de SFS Ven­tures, devenant ain­si action­naire unique. Le coût de la pre­mière tranche d’actions (40 %) est de 130 mil­lions de zlo­tys (env­i­ron 30 mil­lions d’euros), dont 75 mil­lions sont financés par un crédit ban­caire.

Avec 11 % des parts du groupe Ago­ra, le fonds MDIF n’a que 8 % des voix, mais cette nou­velle opéra­tion impli­quant une autre société où MDIF est présente mon­tre que, en plus de financer une nébuleuse d’ONG, George Soros sou­tient, par l’intermédiaire de ses fonds d’investissement, le développe­ment en Europe cen­trale de médias à même de pro­mou­voir ses idées. Le groupe Ago­ra a annon­cé l’année dernière son inten­tion d’accroître son chiffres d’affaires annuel d’un demi-mil­liard de zlo­tys d’ici à 2022 pour attein­dre 1,6 mil­liard (370 mil­lions d’euros).

Tour de passe passe avec Gazeta Wyborcza

À l’origine, la société Ago­ra avait été créée en 1989 dans l’appartement du célèbre cinéaste Andrzej Waj­da pour per­me­t­tre à Adam Mich­nik de pren­dre le con­trôle du jour­nal de Sol­i­darność Gaze­ta Wybor­cza (dont Adam Mich­nik est encore aujourd’hui le rédac­teur en chef). Ce jour­nal avait lui-même été créé après l’accord de la Table ronde avec les com­mu­nistes en prévi­sion des élec­tions semi-libres de 1989. « Ce qui a joué un rôle essen­tiel, c’est quand Adam Mich­nik s’est vu con­fi­er le pre­mier jour­nal légal de l’opposition, Gaze­ta Wybor­cza, et le tour qu’il a joué en faisant de ce jour­nal la pro­priété d’une société privée. Du coup, Gaze­ta Wybor­cza est dev­enue indépen­dante de la direc­tion de Sol­i­dar­ité et du Comité civique. Tout le monde pen­sait que ce serait le jour­nal du syn­di­cat ou du Comité civique, ou des deux à la fois. Il n’est venu à l’esprit de per­son­ne, ce qui s’est révélé extrême­ment naïf, que ce serait la société privée de quelques per­son­nes liées aux milieux de l’ancienne oppo­si­tion interne du sys­tème [com­mu­niste] qui y défendraient unique­ment leurs pro­pres idées. », expli­quait Jarosław Kaczyńs­ki, l’actuel chef du PiS, dans le livre-inter­view « Czas na zmi­any » pub­lié en 1993.

En investis­sant dans le groupe Ago­ra et en sou­tenant son développe­ment avec le rachat du groupe Eurozet, George Soros n’en est pas à ses pre­miers pas en Pologne. Dès 1988, il créait, avec l’accord d’un régime com­mu­niste en train de pré­par­er sa sor­tie, la Fon­da­tion Bato­ry qu’il con­tin­ue de financer par l’intermédiaire de l’Open Soci­ety Foun­da­tions (OSF) et qui est très engagée aujourd’hui, comme les médias du groupe Ago­ra, con­tre le PiS et en faveur de l’idéologie libérale-lib­er­taire, notam­ment des reven­di­ca­tions du lob­by LGBT ain­si que de l’accueil des « migrants ».

Sur George Soros on peut con­sul­ter l’ouvrage de Pierre-Antoine Plaque­vent, Soros et la société ouverte, Le Retour aux sources, 2018, 365p, 25 €.

Voir aussi

George Soros et la société ouverte. Pre­mière par­tie

Brut, les recettes d’une réussite

En juin 2018, nous soulignions les premiers succès de Brut, le média axé sur les réseaux sociaux lancé par Renaud Le Van Kim, Laurent Lucas, Guillaume Lacroix rejoints ensuite par Rodolphe Belmer. Le succès ne s’est pas démenti depuis.

Un milliard de vues par mois

Un mil­liard de vidéos vues par mois, cela claque. Répar­ties entre la France, la Chine, l’Inde et les États-Unis. Aux États-Unis Renaud Le Van Kim (Le Figaro du 18 févri­er 2019) revendique la deux­ième place sur ce for­mat au coude à coude avec deux grande chaînes (ABC, CBS) et loin devant deux autres (CNN, Fox) alors que Brut dif­fuse moins de vidéos en nom­bre mais plus regardées. En France le groupe revendique 300 mil­lions de vues men­su­elles et serait devenu la troisième source d’information auprès des moins de 25 ans. Glob­ale­ment Brut toucherait au total 200 mil­lions de vis­i­teurs uniques par mois, chaque vis­i­teur vision­nant en moyenne cinq vidéos men­su­elle­ment.

Le phénomène Gilets jaunes

Rémy Bui­sine, jour­nal­iste de la chaîne, a obtenu un net suc­cès auprès des gilets jaunes en pra­ti­quant l’immersion longue sans com­men­taires. De même que la chaîne russe RT, Bui­sine a priv­ilégié le temps long (par­fois plusieurs heures). Les reportages étant brut de fonderie (sans mau­vais jeu de mots), en direct et non mon­tés, ils provo­quent un engage­ment de ceux qui les regar­dent, au-delà d’un effet de sim­ple audi­ence. Un moyen de fidélis­er les clients.

Monétisation et international

Bien que ne don­nant pas de chiffres les dirigeants affir­ment que le média est déjà béné­fi­ci­aire en France et se don­nent comme objec­tif l’équilibre rapi­de aux États-Unis et en Inde. Pru­dents ils ne se don­nent pas de cal­en­dri­er pour la Chine où ils dévelop­pent des parte­nar­i­ats locaux. Ils prévoient aus­si un développe­ment d’ici deux ans en Alle­magne, au Japon, au Brésil et cer­tains pays du Golfe. Sol­lic­ités pour ouvrir leur cap­i­tal, ils restent dis­crets sur les mon­tants et les pro­por­tions. Quand la mar­iée est belle, elle peut choisir ses pré­ten­dants.

Médias, russophobie et apocalypse – mode de fabrication

« Nous sommes désor­mais un empire et nous créons notre pro­pre réal­ité. Et pen­dant que vous étudiez cette réal­ité, judi­cieuse­ment, comme cela vous revient, nous agis­sons à nou­veau et nous créons d’autres réal­ités nou­velles, que vous pou­vez étudi­er égale­ment, et c’est ain­si que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (…). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudi­er ce que nous faisons.”
Karl Rove, con­seiller du prési­dent George W. Bush. Pro­pos recueil­lis par Ron Suskin, édi­to­ri­al­iste du Wall Street Jour­nal et rap­portés par Le Monde du 5 sep­tem­bre 2008

Les États-Unis sont en proie à l’ingérence russe. L’ennemi n’est plus aux portes. Il y a deux ans, il a franchi le pas et les pare-feux. Y compris ceux de la Maison Blanche. Le virus(se) « infecte » désormais la société américaine de l’intérieur. Propagé par les réseaux sociaux, il ravage les esprits d’électeurs indécis et de citoyens « mal informés ».

Les grands médias américains et le Russiagate

C’est en tout cas l’image pro­jetée par les grands médias améri­cains (New York Times, Wash­ing­ton Post, Newsweek, Time Mag­a­zine, MSNBC, CNN etc.) sur toile de fond de l’affaire « Rus­si­a­gate » (depuis mai 2017, l’ancien chef du FBI, Robert Mueller, enquête sur une pré­ten­due col­lu­sion entre Don­ald Trump et la Russie. Aucune preuve n’a été pro­duite à ce jour). Ini­tiée par des acteurs poli­tiques comme prin­ci­pale rai­son de la défaite de Hillary Clin­ton, « Rus­si­a­gate », a été pro­mue, ampli­fiée et instru­men­tal­isée pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui – une para­noïa col­lec­tive d’État.

Comme chaque psy­chose de masse, Rus­si­a­gate se nour­rit de ses pro­pres hyper­boles. Ain­si, selon Kath­leen Park­er, chroniqueuse au Wash­ing­ton Post, les incur­sions du Krem­lin dans les médias soci­aux « ont manip­ulé la pen­sée améri­caine ». Ceci, rajoute-t-elle, est par­ti­c­ulière­ment vrai pour « les per­son­nes plus âgées, non-blanch­es et moins éduquées ». « Les Améri­cains de tout bord poli­tique ont été dupés par Pou­tine », renchérit son col­lègue, Dana Mil­bank. “Pou­tine a pris les citoyens Améri­cains pour des idiots”, « nous [les Améri­cains] sommes pro­fondé­ment stu­pides » con­clut-il. Le rôle néfaste de Pou­tine ne se lim­ite pas au sab­o­tage élec­toral. Tout en pré­parant la 3e guerre mon­di­ale, il serait en train de trans­former la démoc­ra­tie US en klep­to­cratie postso­vié­tique. Ses bom­bardiers nucléaires sil­lon­nent le ciel de l’Alaska, alors que ses hack­ers infil­trent impuné­ment la grille énergé­tique améri­caine, au risque de faire mourir de froid des mil­lions d’Américains.

Alliance néoconservateurs/médias/renseignement

Certes, l’establishment médi­a­tique améri­cain n’a jamais été sus­pect d’affinités pro-russ­es. Cepen­dant, même le bref épisode mac­carthyste des années 50 n’était finale­ment qu’un anti­com­mu­nisme de principe d’une minorité répub­li­caine. Con­traire­ment aux cycles antérieurs d’hystérie anti­so­vié­tique, la rus­so­pho­bie actuelle est un activisme assumé d’une alliance con­tre-nature entre médias démoc­rates, les néo­con­ser­va­teurs et la com­mu­nauté du ren­seigne­ment. Quant aux quelque 200 jour­nal­istes et sites d’information indépen­dants qui ont refusé de s’y align­er, ils ont été listés comme les « porte-paroles de la pro­pa­gande pou­tini­enne ».

On peut penser qu’avec la dis­pari­tion de l’URSS a dis­paru aus­si la jus­ti­fi­ca­tion idéologique pour dén­i­gr­er la Russie. Et pour­tant l’animosité des médias à son égard n’a jamais été aus­si forte. Les nou­veaux maîtres du dis­cours ont sim­ple­ment sub­sti­tué à l’anticommunisme d’antan, la dia­boli­sa­tion de Pou­tine et la per­fi­die con­géni­tale russe.

Vladimir Poutine, le retour du diable

Sans sur­prise, Pou­tine est qual­i­fié par défaut de tyran, impéri­al­iste, raciste, anti­sémite et assas­sin de ses enne­mis poli­tiques. De telles accu­sa­tions sont presque tou­jours axioma­tiques. Aucune preuve n’est jamais apportée, ni même con­sid­érée néces­saire.

D’ailleurs, Pou­tine ne serait qu’un symp­tôme. L’Occident « n’a pas un prob­lème Pou­tine », con­state un haut fonc­tion­naire améri­cain. « En fait, il a un prob­lème avec la Russie ». À y bien réfléchir, d’autres nations, tout aus­si « excep­tion­nelles et indis­pens­ables» ont eu déjà le même prob­lème. À l’heure où le poli­tique­ment cor­rect règne sans partage dans les médias offi­ciels, les Russ­es y sont décrits comme géné­tique­ment défi­cients, ineptes à con­cevoir et à faire marcher une société nor­male. Cor­rompre, c’est dans l’ADN russe a écrit récem­ment le New York Times. Portée par cette défer­lante de rus­so­pho­bie, l’ex ambas­sadrice Nik­ki Haley a déclaré depuis la tri­bune de l’ONU que « le men­songe, la tricherie et les com­porte­ments voy­ou s» sont une « norme de la cul­ture russe ».

Arriérés et dys­fonc­tion­nels, les Russ­es n’en sont pas moins des « maîtres – mar­i­on­net­tistes », capa­bles d’orienter le résul­tat de n’importe quelle élec­tion. Lors d’une inter­view avec la chaîne MSNBC le 28 mai 2017, James Clap­per, un ancien directeur du ren­seigne­ment améri­cain, s’est dit con­va­in­cu « que les Russ­es (…) sont presque géné­tique­ment dis­posés à coopter, à infil­tr­er, à gag­n­er des faveurs (…) c’est une tech­nique typ­ique de la Russie ».

Or, le dis­cours médi­a­tique dom­i­nant a dépassé le stade des invec­tives puériles. Le ton est désor­mais ouverte­ment bel­li­ciste. Sans qu’elle soit jamais établie par aucun fait sérieux, la pré­ten­due « ingérence» du Krem­lin est assim­ilée à «une attaque con­tre la démoc­ra­tie améri­caine» et à un acte de guerre com­pa­ra­ble à Pearl Har­bour et au 11 sep­tem­bre. Bien que absurde, cette pos­ture vic­ti­maire sem­ble rem­plir son objec­tif : réduire à néant toute ten­ta­tive de cri­tique et jus­ti­fi­er d’éventuelles « repré­sailles » à l’encontre de l’oppresseur pré­sumé. Exhort­er son audi­ence à “traiter la Russie comme le ter­ror­iste qu’il est” ou à bom­barder la Crimée, n’est plus une posi­tion mar­ginale. Des décideurs et hauts respon­s­ables améri­cains ont récem­ment agité des men­aces sans précé­dent con­tre Moscou. Ain­si, Kay Bai­ley Hutchi­son, l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’OTAN a pro­posé de “détru­ire” tout mis­sile russe qui, selon elle, vio­l­erait un traité de 1987. De même, en Sep­tem­bre dernier, le Secré­taire améri­cain de l’Intérieur Ryan Zynke a men­acé la Russie de « blo­cus naval ».

Cette stratégie a été payante. Selon le dernier sondage Gallup, la puis­sance mil­i­taire russe est con­sid­érée comme une men­ace cri­tique par 52% des Améri­cains. Soit une pro­gres­sion de 39% par rap­port au même sondage de 2016. Aujourd’hui, la Russie est perçue comme “le plus grand enne­mi” des États-Unis par 32% des Améri­cains. Loin devant la Chine (21%), Corée du Nord (14%) et l’Iran (9%).

La fabrication du consentement

Dans leur ouvrage clas­sique « La fab­ri­ca­tion du con­sen­te­ment » (Man­u­fac­tur­ing Con­sent: The Polit­i­cal Econ­o­my of the Mass Media, Noam Chom­sky & Edward S. Her­man Pub­lish­er Pan­theon Books 1988) Noam Chom­sky et Edward Her­man ont détru­it un des grands mythes améri­cains: en démoc­ra­tie, des médias indépen­dants et con­cur­rents, infor­ment de façon objec­tive des citoyens libres et éclairés. Chiffres, exem­ples, analy­ses et tableaux com­para­t­ifs à l’appui, les deux chercheurs ont démon­tré qu’il n’existe pas d’ « infor­ma­tion » à pro­pre­ment par­ler. Il n’y a que des mod­èles de pro­pa­gande.

Les médias de masse améri­cains, con­cen­trés dans un nom­bre tou­jours décrois­sant de grandes sociétés, con­stituent un sys­tème qui sert à com­mu­ni­quer des mes­sages et des sym­bol­es à la pop­u­la­tion. «The  news » n’est qu’un instru­ment de com­mu­ni­ca­tion idéologique pour légitimer le pou­voir et les poli­tiques d’une élite dom­i­nante.

Les con­clu­sions de cette étude parue en 1988, ont passé l’épreuve du temps. Les mécan­ismes pour « fab­ri­quer du con­sen­te­ment » sont les mêmes qu’il y a 30 ans. L’internet a sans doute démul­ti­plié leur effi­cac­ité. Mais il les a ren­dus aus­si plus évi­dents. Deux exem­ples illus­trent bien ce con­stat.

L’Homme de Poutine en Alabama

Lors de l’élection séna­to­ri­ale en Alaba­ma de 2017, la société New Knowl­edge (une entre­prise de cyber­sécu­rité et d’intelligence privée liée au Par­ti Démoc­rate), a orchestré une cam­pagne sous faux dra­peau, visant à dis­créditer le répub­li­cain Roy Moore comme « can­di­dat du Krem­lin ».

L’opération con­sis­tait à ouvrir des faux comptes de « bots russ­es » sur Face­book et Twit­ter. Du jour au lende­main, la can­di­da­ture de Moore a reçu le « sou­tien» des mil­liers de « russ­es », dont les pro­fils soci­aux venaient d’être créés par New Knowl­edge. Les démoc­rates n’ont pas tardé à désign­er Moore come « l’homme de Pou­tine » dans la course élec­torale. Or, bien qu’il par­tait favori, Moore, a finale­ment per­du avec une marge de 1,5 %.

Une turpi­tude n’étant jamais com­plète que si l’on peut s’en pré­val­oir, les deux fon­da­teurs de New Knowl­edge, Ryan Fox et Jonathan Mor­gan s’en sont félic­ités dans un memo interne. Comble de la dés­in­for­ma­tion, les mani­ganceurs ont coécrit un arti­cle dans le New York Times dénonçant « la guerre de pro­pa­gande con­tre les Améri­cains » et l’omniprésence de “comptes de médias soci­aux liés à la Russie”. Le même arti­cle esti­mait qu’“au moins des cen­taines de mil­liers, et peut-être même des mil­lions” de citoyens améri­cains se sont fait bern­er par les bots russ­es. On peut se deman­der si ce chiffre inclut les bots russ­es créés par les deux auteurs ? Dans le même élan, New Knowl­edge a rédigé un rap­port à l’intention du Sénat sur les pré­ten­dues ten­ta­tives de la Russie de sabot­er la démoc­ra­tie améri­caine.

Lorsque l’affaire a été révélée, le CEO de New Knowl­edge a pré­ten­du qu’il ne s’agissait que d’une “petite expéri­ence” conçue pour imiter et tester “la tac­tique russe”. L’argent pour cette expéri­ence prove­nait de Reid Hoff­man (cofon­da­teur mil­liar­daire de LinkedIn), qui a ver­sé 100.000$ pour l’opération. Hoff­man a présen­té ses excus­es publiques, en pré­cisant qu’il igno­rait com­ment l’argent avait été util­isé. Le résul­tat du vote en Alaba­ma n’a pas été invalidé pour autant. Ain­si va l’ingérence russe.

Integrity Initiative

L’existence de l’opération « Integri­ty Ini­tia­tive » (« I.I. ») a été dévoilée lorsque les serveurs d’un obscur think tank anglo-sax­on, « Insti­tute for State­craft » ont été piratés en Novem­bre 2018. Les doc­u­ments fuités ont mis au grand jour un organ­isme de pro­pa­gande dis­cret, financé à la hau­teur de £ 2.000.000 (env­i­ron 2,3 mil­lions d’euros) par le For­eign Office et géré par des officiers du ren­seigne­ment mil­i­taire bri­tan­nique. Sous l’apparence d’une ONG, I.I. a mené une guerre de l’information visant à influ­encer l’opinion et les poli­tiques publiques à l’égard de la Russie.

Véri­ta­ble « réseau de réseaux », I.I. opère par «clus­ters» (fais­ceaux ou grappes) présents dans plusieurs pays*. Ses agences locales met­tent en rela­tions des jour­nal­istes, mil­i­taires, uni­ver­si­taires et lob­by­istes « de con­fi­ance ». En tant qu’affiliés I.I., ceux-ci reçoivent des alertes via les médias soci­aux, les invi­tant à agir lorsque le cen­tre bri­tan­nique en perçoit la néces­sité. Les faisceaux/grappes ont en out­re pour voca­tion à plac­er des arti­cles « de jour­nal­istes indépen­dants », sur la base des infor­ma­tions fournies anonymement par le réseau. Par­mi les édi­tions désignées comme « hôtes ami­caux » fig­urent Buz­zfeed et El Pais espag­nol (entre autres). Les dossiers (encore incom­plets) mis en ligne par le groupe Anony­mous révè­lent égale­ment les noms de con­trac­tants rémunérés pour plac­er de la dés­in­for­ma­tion antirusse dans Newsweek et The Guardian.

Il est à not­er que par­mi les prin­ci­paux spon­sors privés d’I.I. fig­ure le Ren­don Group. Il s’agit d’une agence de rela­tions publiques, sous-con­trac­tant de longue date de la CIA et d’autres agences de ren­seigne­ment améri­caines. John Ran­don, son fon­da­teur, est tris­te­ment célèbre pour avoir mon­té de toutes pièces le Con­grès nation­al irakien (coali­tion bidon de par­tis dis­si­dents irakiens). Le Ren­don Group a été payé 100 mil­lions de dol­lars par le Pen­tagone pour implanter de la dés­in­for­ma­tion et des fauss­es his­toires sur les Armes de Destruc­tion Mas­sives de Sad­dam Hus­sein, afin de façon­ner l’opinion publique et « ven­dre » l’intervention améri­caine en Irak.

L’efficacité orweli­enne d’I.I. a été véri­fiée lorsque le 7 juin 2018, il n’a fal­lu que quelques heures au fais­ceau espag­nol pour faire dérailler la nom­i­na­tion de Per­to Banos au poste de Directeur du Départe­ment de la Sécu­rité Nationale en Espagne. Le groupe a déter­miné que Banos avait une vision trop pos­i­tive de la Russie. Le fais­ceau a alors lancé une cam­pagne coor­don­née de diffama­tion con­tre lui sur les médias soci­aux.

La fabrication de la réalité

Karl Rove nous avait prévenus. « Fab­ri­quer du con­sen­te­ment » ne suf­fit plus. L’Empire se définit désor­mais par la capac­ité de ses gou­ver­nants à génér­er la réal­ité des gou­vernés. Ceci, bien enten­du, n’est pas nou­veau. Ce qui est inédit c’est la bru­tal­ité de l’aveu.

Main­tenant on sait, les guer­res en Irak, en Lybie, en Syrie (par­mi tant d’autres) ont été basées sur des nar­ra­tions truquées. Pris en fla­grant délit de con­nivence poli­tique, les medias améri­cains n’ont pas eu à subir les con­séquences de leur manip­u­la­tion. Ces mêmes médias attisent aujourd’hui une rus­so­pho­bie hys­térique et belliqueuse. Le risque que celle-ci soit prélude à une guerre annon­cée est bien réel. Ain­si, l’empire aura-t-il pro­duit une dernière réal­ité : un monde d’après-guerre ther­monu­cléaire. Y a-t-il encore une rai­son d’espérer que les médias améri­cains arrêteraient cette course vers l’annihilation ? Peut-être. Après l’apocalypse atom­ique, il ne resterait per­son­ne à qui men­tir.

Note

*Des doc­u­ments citent comme étant opéra­tionnels les clus­ters en Espagne, France, Alle­magne, Grèce, Pays-Bas, Litu­anie et Norvège. La mise en place de nou­veaux clus­ters est envis­agée en Arménie, Mol­davie, Géorgie, Suède, au Mon­téné­gro, à Malte, aux États-Unis et au Cana­da, ain­si qu’en Estonie, Pologne, Slo­vaquie, Roumanie, Bul­gar­ie, et Autriche.

Le CSA à la poursuite de Sputnik

Les médias russes ont mauvaise presse à l’ouest. La chaîne en français Russia Today (RT) et la radio Sputnik – toutes deux financées officiellement par la Russie – sont exclues des conférences de presse de l’Élysée et des points presse de LRM (La République en marche), mais pas seulement.

Loi ad hoc anti-russe

La toi anti-fake news votée en cati­mi­ni en novem­bre 2018 ren­tre en appli­ca­tion pour la cam­pagne des élec­tions européennes de mai 2019. Cette loi prévoit une clause spé­ci­fique con­tre RT et Sput­nik, comme nous l’écrivions à l’époque :

« La loi prévoit aus­si que le CSA puisse sus­pendre la dif­fu­sion de ser­vices de télévi­sion con­trôlés «par un Etat étranger ou sous l’influence» de cet état s’ils dif­fusent «de façon délibérée de fauss­es infor­ma­tions de nature à altér­er la sincérité du scrutin». En ligne de mire : la chaîne Rus­sia Today France, déjà mal-aimée de la presse main­stream et surtout du CSA, instance en théorie indépen­dante.

Pour le séna­teur des Alpes Mar­itimes Jean-Pierre Leleux (LR), « ce texte érige le juge et le Con­seil supérieur de l’audiovisuel (qui pour­ra sus­pendre la dif­fu­sion de ser­vices de télévi­sion con­trôlés « par un état étranger ou sous l’influence ») en gar­di­ens de la dés­in­for­ma­tion. Il place notre pays dans une logique de con­trôle de l’information ».

Le CSA veut limiter l’audience de Sputnik

L’opinion du séna­teur des Alpes-Mar­itimes est con­fortée par une injonc­tion récente du CSA visant à lim­iter directe­ment l’audience de la radio russe. Sput­nik dis­po­sait depuis 2015 d’un accord avec une petite radio parisi­enne Radio Ali­gre pour dif­fuser deux heures de direct par jour. En con­trepar­tie, Radio Ali­gre rece­vait 40.000 € d’honoraires par an. Radio Ali­gre n’a reçu aucune plainte de ses audi­teurs con­cer­nant le con­tenu de ces deux heures d’antenne.

Pour­tant Radio Ali­gre a été con­vo­quée début févri­er 2019 au CSA qui l’a som­mée de renon­cer à cet accord. Sous pré­texte « d’ingérence étrangère » alors que le CSA lui-même n’a con­staté « aucun man­que­ment déon­tologique ». Le CSA s’ingère donc directe­ment dans un accord privé sous un faux pré­texte. Radio Ali­gre s’est inclinée.

On attend avec curiosité les remar­ques du CSA sur le pro­gramme de la French Amer­i­can Foun­da­tion qui recrute chaque année depuis 1981 les futurs lead­ers du monde indus­triel, poli­tique ou des médias (pro­gramme Young Lead­ers) pour les « for­mer » aux États-Unis comme nous vous le révélions dans un arti­cle de novem­bre 2018. Quelques noms au hasard : Matthieu Pigasse, Louis Drey­fus, Lau­rent Jof­frin, Denis Olivennes, Jean-Marie Colom­bani, Chrisi­tine Ock­rent etc. Nous annon­cions que le nou­veau directeur du CSA Roch-Olivi­er Maistre saurait avoir l’échine sou­ple, il com­mence très bien.

Tabous dans les médias : immigration, Islam, insécurité

Du 28 février au 1er mars 2019 une conférence sur la liberté d’expression s’est tenue à Varsovie à l’initiative du SDP, le syndicat des journalistes polonais, présidé par Krzysztof Skowronsky. Claude Chollet, fondateur de l’Observatoire du journalisme, modérait la session III consacrée aux tabous dans les médias. Nos lecteurs anglophones trouveront ci-dessous un extrait (en anglais) de son intervention sur le sujet.

Taboos, past and present

Before com­ing to our sub­ject Taboos in the medias, I would like to present you a few taboos, past and present.

Sex and taboo : The Ori­gin of the world, L’Origine du monde, a famous paint­ing made by Courbet in 1866, ordered by Khalil Bey a Turk­ish diplo­mat was not to be seen pub­licly before the end of the last cen­tu­ry. The psy­chanal­ist Jacques Lacan was one of the last pri­vate own­ers, the paint­ing is now at Musée d’Orsay. A lot of con­tro­ver­sies arose around it and in 1994 in Paris a book repro­duc­ing the art­work as cov­er was removed of some book­sellers. And you cer­tain­ly can­not post it on Face­book to-day.

But there are oth­er taboos, reli­gious, and ali­men­ta­ry. Hin­douists cer­tain­ly do not eat cows, Mus­lims and reli­gious Jews do not eat pork, boud­dhists do not eat any meat, Catholics are sup­posed not to eat meat on Fri­day and so on and so forth.

Totem and taboo

But what is the scope of a taboo ? In 1913 Sig­mund Freud pub­lish­es Totem und Tabu. The book stud­ies the taboo of incest. Freud pro­pos­es that all mod­ern forms of social­iza­tion are shaped by the prim­i­tive cul­ture of ori­gin. In addi­tion to that, he states that all behav­iors of con­for­mi­ty spring from a com­mon prim­i­tive form. This means that to be a mem­ber of the tribe you must share the same taboos. Shar­ing the taboo you are con­nect­ed to the same totem, you belong to the group. Does this apply to some medias ? Or to the major­i­ty of them ? Do main­stream medias share com­mon taboos ? I shall try to answer to those tricky ques­tions.

HABITUS, my dear habit

Habi­tus is not some sort of Hob­bit of Tolkien. The French soci­ol­o­gist Pierre Bour­dieu defines habi­tus (close to habit) as the sym­bol­ic sys­tem allow­ing and indi­vid­ual to move him­self in soci­ety, that is one side. Habi­tus allows as well the indi­vid­ual to inter­pret soci­ety with the com­mon pat­terns of his social cat­e­go­ry. Habi­tus is not a rule of law, it is a col­lec­tion of atti­tudes, seman­tics, things that may be said and things that must not be said, and in what way they may be said or writ­ten. This process is main­ly uncon­scious. The link between taboos and habi­tus is clear, taboos are a sub­stan­tial part of the habi­tus. Now, do we find taboos in the French medias ? Please note that when I will use the word French medias that will be true let’s say for 80% of the medias, same if I use the gen­er­al term French jour­nal­ists, there will be many excep­tions. Let’s jump in our taboos. I will iden­ti­fy three of them, immi­gra­tion, inse­cu­ri­ty, Islam

Immigration as taboo number one

Extra Euro­pean immi­gra­tion in France is a recent pat­tern. It began in 1974 with Pres­i­dent Gis­card d’Estaing. The new­ly elect­ed pres­i­dent allowed what he called fam­i­ly group­ing. This means that an extra Euro­pean work­er was enti­tled to be joined by his fam­i­ly, spous­es, chil­dren. Any for­eign­er vis­it­ing France, tak­ing the tube or walk­ing in the street can see that the aver­age human appear­ance of France is chang­ing. Glob­al­ly speak­ing, immi­gra­tion is seen, I should say must be seen as a pos­i­tive move in the main­stream medias. This is true for the more pro­gres­sive medias as Le Monde and Libéra­tion, with some shad­ings for the more con­ser­v­a­tive ones and def­i­nite­ly a stan­dard for the State owned radios and tele­vi­sions. I would say the same con­cern­ing our nation­al press adgency, Agence France Presse. In the main­stream medias it is almost impos­si­ble to address any neg­a­tive effect of immi­gra­tion con­sid­er­ing the eco­nom­ic, cul­tur­al and edu­ca­tion­al side effects. The num­ber of for­eign­ers and descen­dants of for­eign­ers is impos­si­ble to know, only by using alter­nate and unof­fi­cial routes. This is our first big taboo. And a per­sis­tent one.

Islam as second taboo

The sec­ond taboo pre­sent­ing some links with the first one is Islam. There were around 10 mosques in France in 1962, now there are around 2000 mosques and 500 mosques are in con­struc­tion. This could be a won­der­ful sub­ject of inves­ti­ga­tion for a team of jour­nal­ists. How were built those mosques ? When ? With what mon­ey ? With what build­ing per­mits ? Deliv­ered by who ? Anoth­er top­ic on Islam in France could be how are split­ted the dif­fer­ent Mus­lim com­mu­ni­ties by coun­try of ori­gin and what are the dif­fer­ent polit­i­cal influ­ences of the States of ori­gin. Except a cou­ple of very short arti­cles linked to the top­i­cal­i­ty of the day, I nev­er saw or read a sol­id inves­ti­ga­tion on those sub­jects. Why that ? Because Islam is con­sid­ered as too sen­si­tive a sub­ject to be addressed clear­ly and with­out a pri­ori. This is our sec­ond taboo.

Insecurity

The third taboo is inse­cu­ri­ty. You can speak of excep­tion­al events as the vio­lences dur­ing the Yel­low Jack­ets demon­stra­tions. But writ­ing or film­ing or broad­cast­ing about the com­mon, dai­ly inse­cu­ri­ty does not belong to the pat­terns of habi­tus. Prob­a­bly in order to calm down the pos­si­ble pan­de­mo­ni­um, the noise on the sub­ject .Or, this an hypoth­e­sis, more sim­ply to hide it. Let’s take a triv­ial exam­ple, car burn­ing. Around 1000 cars are burnt dur­ing the last night of the year in France and the same num­ber dur­ing the night fol­low­ing our nation­al feast July 14th. This is much more than the destruc­tions made by our yel­low jack­ets in three months. The French author­i­ties decid­ed to not issue any more offi­cial infor­ma­tion on the sub­ject. If you are not hap­py with the sta­tis­tics results then you can­cel the sta­tis­tics…

I should add as a gen­er­al top­ic the « ghost news ». By ghost news, I mean facts or details that will be nev­er heard off. I will take a fresh exam­ple of this very month. On Feb 16th 2019 in Paris the Jew­ish French writer and aca­d­e­mi­cian Alain Finkielkraut was threat­ened and insult­ed by a small group of yel­low jack­ets, three or four per­sons. Those demon­stra­tors do not rep­re­sent the move­ment of the yel­low jack­ets.

It took days to know the name of the main insul­ter, but not the full name, only Ben­jamin W. Why only a W ? And why giv­ing the first name and not the fam­i­ly name ? Most prob­a­bly because Ben­jamin (if this is his real first name) sounds Chris­t­ian. Prob­a­bly also because this man, with a father Alger­ian and a French moth­er, might have a name soud­ing islam­ic. Named Chol­let or Kowal­s­ki his name would be every­where. This is sim­ply hid­ing a part of real­i­ty. And this is not a cen­sor­ship by the State or by the medias own­ers, this is 99% self cen­sor­ship.

Taboos’ side effects

To the ques­tion : do taboos exist in the French medias ? My answer will be yes, not by law but by habi­tus. What are the ben­e­fits of those taboos ? Cer­tain­ly to con­sol­i­date a feel­ing of com­mu­ni­ty among a major­i­ty of the French jour­nal­ists. Shar­ing the same taboos, gath­er­ing around the same totem makes you a mem­ber of the group. Defy­ing the taboos can make you a pro­fes­sion­al pari­ah. Do those taboos have some neg­a­tive side effects ? A decrease of the qual­i­ty and cred­i­bil­i­ty of the infor­ma­tions brought to the pub­lic ? Do those taboos alter the faith of the French pop­u­la­tion in the medias ? I will leave the answers to your thoughts.

Manipulation par l’image, quand Le Monde s’y met

La manipulation par l’image est vieille comme l’invention de la photographie. La plus classique est celle de la recomposition de l’image elle-même. Au fur et à mesure des purges staliniennes, les anciennes photos des opposants éliminés étaient recomposées, les disparus étant effacés de la photographie. Autre procédé : prendre une photo ancienne avec deux protagonistes fâchés entre temps pour induire un rapprochement contemporain avec une information potentiellement gênante. C’est ce qu’a fait Le Monde dans son édition électronique du 25 février 2019 en ressortant une vieille photo de 2014.

Exposé des faits

Le titre est factuel « Un eurodéputé ex FN emploie la fille du porte-parole de Pou­tine ». Aymer­ic Chauprade est bien un eurodéputé ex FN et il emploie bien comme assis­tant par­lemen­taire une cer­taine Eliza­ve­ta Pesko­va, fille de Dmitri Peskov qui serait un des porte-parole du Krem­lin. Émoi dans les chau­mières, le méchant loup Pou­tine va avoir accès aux travaux secrets du Par­lement Européen. Il sem­blerait dou­teux que la jeune (21 ans) Eliza­ve­ta puisse accéder à des doc­u­ments con­fi­den­tiels, d’autant que son député réputé folk­lorique est forte­ment mar­gin­al­isé au Par­lement Européen. Il serait intéres­sant de savoir si cer­tains assis­tants par­lemen­taires ou assim­ilés n’ont pas été dans le passé ou seraient encore des par­ents de dig­ni­taires améri­cains pour juger d’une pos­si­ble réac­tion à cet égard, mais là n’est pas notre sujet.

Manipulation par l’image par effet de contagion

Il est pos­si­ble que les auteurs de l’article, Jean-Bap­tiste Chas­tard et Lucie Soul­li­er n’aient pas choi­sis eux-mêmes la pho­to qui illus­tre leur papi­er. Mais un rédac­teur plus haut placé ou un secré­taire de rédac­tion autorisé l’a alors choisie. Que dit cette pho­to ? Elle représente Marine Le Pen et l’eurodéputé Aymer­ic Chauprade côte à côte en 2014. Une image est tou­jours plus prég­nante qu’un texte. Ce que sug­gèrent le titre suivi de l’image ce sont des prox­im­ités suc­ces­sives : Poutine/ Russie/Chauprade/Marine Le Pen. Ou encore Fig­ure du diable/Pays du diable/Individu employ­ant un envoyé du diable/Personnalité adja­cente à des fig­ures dia­boliques. Certes le texte pré­cise que le dénom­mé Aymer­ic Chauprade a quit­té le FN en 2015 à la suite de facéties démon­trant son ama­teurisme. Le texte pré­cise aus­si que Chauprade est témoin à charge dans l’affaire des assis­tants par­lemen­taires du groupe FN. Mais l’important n’est pas dans le texte. Il est dans ce que sug­gère l’image : regardez, encore une fois, Marine Le Pen et son mou­ve­ment trem­pent dans une affaire un peu louche où Pou­tine et la Russie sont à la manœu­vre. Cha­cun jugera de l’honnêteté du procédé.

Sécurité des données, après Facebook et Google, Europe 1

Nous mettons en garde nos lecteurs sur ce qu’ils peuvent poster sur Facebook (c’est généralement public ou susceptible de le devenir facilement), qui peut ensuite être utilisé contre eux professionnellement, familialement ou politiquement ou revendu directement ou indirectement à leur insu pour les tracer commercialement. Il en est de même pour les requêtes Google. Un rapport de la CNIL de 2017 exhumé par Médiapart révèle que Europe 1 fichait certains de ses auditeurs.

Allo Europe 1 ? Vous êtes fiché

Vous voulez par­ticiper à une émis­sion de la chaîne où les audi­teurs peu­vent inter­venir. Vous com­posez un numéro payant (vous êtes bien brave), vous obtenez une per­son­ne d’un cen­tre de con­tact qui vous enreg­istre, vous fait pré­cis­er votre ques­tion, note bien enten­du nom, prénom, numéro de télé­phone, peut-être votre pro­fes­sion et sans doute votre lieu d’appel.

La procé­dure per­met d’éliminer les plaisan­tins, les excités, ceux qui n’arrivent pas à exprimer une ques­tion ou un point de vue de manière intel­li­gi­ble. Et égale­ment de véri­fi­er si la ligne télé­phonique fonc­tionne cor­recte­ment si on vous rap­pelle pour pas­sage à l’antenne. Une sorte de cast­ing des audi­teurs. La chaîne a accu­mulé sur une ving­taine d’années des don­nées sur plus de 570.000 per­son­nes, une paille.

Gros con et vieille pédale

Où les choses se com­pliquent c’est quand l’employé du cen­tre de con­tact (sou­vent des étu­di­ants pour un tra­vail tem­po­raire) rajoute son grain de sel. Par­mi les épithètes déli­cates que l’on peut ren­con­tr­er « gros con, con­nard, facho, vieille pédale, can­céreux, raciste, fils de pute, alcoolique, accent juif tunisien » etc. À ceci près que dans le domaine de la san­té, de la sex­u­al­ité, des orig­ines, ces don­nées doivent rester dans le domaine privé et ne pas être stock­ées.

La direc­tion de la radio assure que « ces don­nées ne ser­vaient pas à dis­crim­in­er qui que ce soit », alors à quoi ser­vaient elles ? Mieux, un fichi­er « d’interdits d’antennes » de quelques cen­taines de noms était aus­si établi, un peu comme les inter­dits de jeux dans les casi­nos. Il serait intéres­sant de savoir sur quels critères ces rejetés ont été mis sur liste noire. Europe 1 n’a reçu qu’un aver­tisse­ment, jusqu’à ce jour resté con­fi­den­tiel.

Gilets jaunes : sur Telegram, une nouvelle toile de médias locaux

Après les faux, place aux vrais médias des Gilets jaunes. À côté des tentatives de l’extrême-gauche de mettre le grappin sur les Gilets jaunes via le vrai-faux média « collectif » GJ Info, une toile de médias locaux et moins locaux sur les réseaux sociaux émanent des Gilets jaunes sur le terrain. Commençons par ceux qui se trouvent sur Telegram, nous nous intéresserons ensuite aux autres réseaux sociaux et aux initiatives du terrain.

RIC@infosGJ

Un des plus anciens, né dans les pre­mières semaines du mou­ve­ment, est Infos Gilets Jaunes : le RIC (@infosGJ) qui se présente comme une « bib­lio­thèque de doc­u­ments pour s’informer et com­mu­ni­quer sur le RIC », le référen­dum d’initiative citoyenne, théorisé par Éti­enne Chouard ; ce dernier le vul­garise depuis le début des Gilets jaunes en faisant le tour du pays au gré de con­férences organ­isées par les mil­i­tants locaux du mou­ve­ment. Ani­mé par une seule per­son­ne, Infos Gilets Jaunes a 281 abon­nés et une audi­ence moyenne de 500 per­son­nes pour les posts et doc­u­ments, 2000 pour les vidéos postées.

Médias locaux

D’autres canaux con­cer­nent l’organisation locale du mou­ve­ment. Deux peu­vent être cités en par­ti­c­uli­er. Mvt 31Annonces fiables (@mvt31), qui ray­onne essen­tielle­ment en Haute-Garonne, un peu dans le Tarn et l’Aveyron. Le mou­ve­ment des Gilets jaunes reste très fort en Haute-Garonne où près de cinq ronds-points sont tou­jours occupés en per­ma­nence depuis le 17 novem­bre. Par ailleurs, plusieurs proches de Fly Rid­er (Maxime Nicolle) font par­tie du noy­au dur de ce canal d’annonces, en direct du ter­rain. Il compte 920 abon­nés et une audi­ence moyenne de 500 per­son­nes, portée à 950 les jours de man­i­fes­ta­tions – le same­di donc.

A l’autre bout de la France, près de deux semaines plus tard, l’exemple toulou­sain a fait des émules en Bre­tagne avec le canal Mvt BZH – annonces fiables (@mvtBZH). Ce dernier regroupe les « annonces GJ Bre­tagne 22, 29, 44, 35 et 56, ain­si que Vendée 85 et Anjou / MAUGES 49 ». Comme le canal toulou­sain, il partage les infor­ma­tions du ter­rain – prin­ci­pale­ment les appels à man­i­fester, d’où qu’ils soient émis – et les dates de réu­nions ou d’AG, mais aus­si des arti­cles de presse ou des images en lien avec le mou­ve­ment. Il annonce aus­si des événe­ments en Sarthe, Mayenne, dans le nord des Poitou-Char­entes. Ce canal bre­ton a 118 abon­nés, mais une audi­ence moyenne de près de 300 per­son­nes, plus encore le same­di quand il liste les prin­ci­paux rassem­ble­ments dans la région – et nom­bre de sec­ondaires.

Radio gilets jaunes

Citons encore la Radio Gilets Jaunes (@RadioGiletsJaunes), qui partage de nom­breux appels aux rassem­ble­ments, mais pub­lie aus­si les témoignages de Gilets jaunes de toute la France. Le canal de la radio compte 1700 abon­nés, mais une audi­ence moyenne de 500 per­son­nes. Il s’appuie cepen­dant sur un groupe de dis­cus­sion assez act­if (RGJ Radio Gilets jaunes) qui compte près de 500 mem­bres, dont la qua­si-total­ité des admin­is­tra­teurs de groupes locaux et nationaux sur Telegram, toutes affil­i­a­tions et ten­dances poli­tiques con­fon­dues.

Dev­enue pop­u­laire dans les pre­mières semaines du mou­ve­ment, la radio s’est fait con­naître à ses débuts, dès le 26 novem­bre 2018, par ses allo­cu­tions qui com­men­cent par l’inénarrable et inaltérable « Pom pom pom pom, pom pom pom pom. Ici radio Gilets jaunes ! Les gaulois par­lent aux gaulois ». Cepen­dant ces allo­cu­tions sont dev­enues ces dernières semaines plus rares – la radio des Gilets jaunes se con­tente de partager les appels à man­i­fester et l’actualité des divers groupes locaux des Gilets jaunes. A suiv­re.

Les petits Blancs existent : L’Express les a rencontrés !

Depuis le temps qu’on en parlait, on commençait à douter de leur existence. L’Express les a rencontrés. Dans son numéro paru le 28 février, l’hebdomadaire consacre un dossier aux « petits blancs ». Nous avons voulu en savoir plus.

Le petit blanc, c’est à l’origine « un non diplômé qui ne vit pas dans les métrop­o­les ni dans les quartiers et qui n’est pas issu de l’immigration récente ». Désor­mais, l’inquiétude de ces Français de souche s’étend à la périphérie des villes. Par­tant du con­stat de l’avènement du mul­ti­cul­tur­al­isme en France, cha­cun étant ren­voyé à son appar­te­nance, L’Express estime que le « petit blanc » se revendique désor­mais comme tel. Les dif­férents arti­cles et reportages du dossier de l’hebdomadaire nous aident à mieux le con­naitre.

Le petit blanc n’est pas favorable à l’immigration

C’est pour l’Express un « exu­toire facile », l’étranger « sus­cite tous les fan­tasmes ». A ce niveau de général­ités et de cri­tiques gra­tu­ites, on se dit que ce dossier ne va pas nous aider à con­naitre ce que pense le petit blanc, et surtout pourquoi il le pense. Il faut arriv­er à la lec­ture de l’article sur « les peurs pop­u­laires à Caen » pour con­naitre un argu­ment d’un petit blanc con­tre l’immigration : « L’Union européenne paie la France pour qu’elle prenne des réfugiés », « tout le monde le sait », affirme le petit blanc. Tout le monde, mais pas le jour­nal­iste de l’Express. Dom­mage qu’il n’ait pas poussé plus avant ses recherch­es : les sub­ven­tions ver­sées par l’Union européenne aux pays européens pour l’accueil des migrants ne sont pas un fan­tasme, mais une réal­ité depuis plusieurs années. Comme on peut le con­stater sur le site du Min­istère de l’intérieur, ce dis­posi­tif créé en 2000 est tou­jours en vigueur à l’heure actuelle.

Le petit blanc n’est pas d’accord pour qu’on laisse entr­er en France des migrants : « (le migrant) men­ace parce qu’il n’est pas comme nous ». Cette expli­ca­tion, ce n’est pas le petit blanc qui la donne, c’est le jour­nal­iste de l’Express. Le jour­nal­iste de l’Express con­sid­ère peut-être que refuser d’accueillir des migrants dans des ter­ri­toires rongés par le chô­mage ne relève pas d’un argu­ment rationnel mais d’un fan­tasme et du rejet de l’autre.

Le petit blanc n’aime pas l’assistanat

Il s’énerve « con­tre ceux qui ne tra­vail­lent pas et à qui l’on donne tout ». Le petit blanc, qui « débor­de d’amertume », ne devrait peut-être pas trou­ver choquant que le tra­vail ne donne par­fois pas beau­coup plus de moyens que l’assistance, comme le con­fir­mait récem­ment un écon­o­miste de l’OFCE.

L’Express nous mon­tre une solu­tion trou­vée par un maire face à la « colère pro­téi­forme » : le dis­posi­tif « Ter­ri­toires zéro chômeurs ». Il fal­lait y penser : créer des emplois sub­ven­tion­nés pour les offrir à des chômeurs de longue durée. Un vieux rêve com­mu­niste. Ne cherchez pas des infor­ma­tions sur le coût de cette mesure et la via­bil­ité de sa général­i­sa­tion, l’Express n’en dit pas un mot.

Le petit blanc ne s’informe pas, il se désinforme

La preuve : il ne s’informe pas sur les médias de grand chemin, il regarde la chaine « La France libre » ani­mée par G.W. Gold­nadel et A. Bercoff, TV Lib­ertés « une vision d’extrême droite de l’actualité », qui se moque du pou­voir et des médias avec un « ton sou­vent lourd ». Il regarde aus­si RT France, « le média pro Krem­lin ».

Sur le web, « la plu­part se con­tentent de partager des con­tenus sans toute­fois être regar­dants sur leur orig­ine, alors qu’ils sont par­fois issus de la sphère d’extrême droite ou sorali­enne ».

Le petit blanc ne peut pas faire des choix éclairé : il est for­cé­ment manip­ulé. Il est sous l’influence de « l’algorithme des pau­vres gens » nous apprend un enseignant chercheur.

Dans plusieurs des arti­cles de ce dossier, le vocab­u­laire util­isé pour par­ler des « petits blancs » est dans un reg­istre mis­éra­biliste : ils sont« désem­parés », ils « se vivent comme assiégés et mal aimés », ils s’accrochent « à un mythe, à une terre, à une iden­tité qui ras­sure. Quitte à bas­culer dans la haine ». «  La rancœur grandit ».

En creux se des­sine la fig­ure d’un français en proie à des peurs et des émo­tions irra­tionnelles. Les con­vic­tions du petit blanc ne peu­vent être qu’erronées puisqu’il ne sait pas s’informer. Pour légitimer ce por­tait sou­vent con­de­scen­dant et sur­plom­bant, des uni­ver­si­taires et des écrivains sont appelés à la rescousse.

On pense aux analy­ses du géo­graphe Christophe Guil­luy : « l’affaire est enten­due, le nou­veau cli­vage opposerait les ten­ants de la société ouverte au camp du repli. Dans un camp les mod­ernes, ceux qui ont com­pris le sens de l’histoire, ceux qui respectent l’autre, le monde, et de l’autre les class­es pop­u­laires, les peu qual­i­fiés, les esprits faibles, les non diplômés ».

Tous les arti­cles ne sont pas aus­si car­i­cat­u­raux dans ce dossier. Un arti­cle con­sacré à « Bor­deaux, place forte des gilets jaunes » mon­tre — cartes à l’appui — une cor­réla­tion géo­graphique entre un vote impor­tant pour le Rassem­ble­ment nation­al et la local­i­sa­tion des man­i­fes­ta­tions des gilets jaunes en périphérie bor­de­laise. Là où le renchérisse­ment des prix de l’immobilier a relégué « les caté­gories les plus pop­u­laires ». Comme pour con­firmer bien involon­taire­ment l’analyse de Christophe Guil­luy sur « la France périphérique », l’article se con­clut sur « La colère gronde en périphérie ».

S’il y avait un réel intérêt à présen­ter la France d’en bas, « boutée hors des nou­velles citadelles que sont dev­enues les métrop­o­les », pour repren­dre les ter­mes de C. Guil­luy, à trop forcer le trait, L’Express est plus proche de la car­i­ca­ture du « petit blanc » que du por­trait.

Groupe Le Figaro : les diversifications paient

Au moment où L’Express change de mains après de lourdes pertes et risque de passer au tout numérique comme Libération, comment s’en tirent les médias qui gagnent de l’argent ? Comme TF1 et La Tribune, ils font autre chose que des médias. Le groupe Le Figaro suit cette voie.

600M€ en 2018

Un chiffre d’affaires en hausse de 9% après l’intégration du voy­ag­iste Mar­co Vas­co et un résul­tat (iden­tique à celui de l’année précé­dente) de 34M, Marc Feuil­lé DG du groupe Le Figaro pou­vait mon­tr­er sa sat­is­fac­tion dans les colonnes de son jour­nal le 21 févri­er 2019.

Si la dif­fu­sion se main­tient un peu au-dessus de 300000 exem­plaires par jour, les abon­nés numériques fran­chissent sym­bol­ique­ment le chiffre des 100000, en crois­sance de 30%. Les pod­casts audio, les vidéos (600 mil­lions de vues sur le site du jour­nal), ren­for­cent la vis­i­bil­ité du quo­ti­di­en comme celle du pôle mag­a­zine.

Surtout beaucoup de diversification

Le groupe organ­ise des croisières, des salons (Ren­con­tres de l’orientation), des voy­ages (Mar­co Vas­co, Maisons du voy­age), gère un ensem­ble dig­i­tal médias (CCM Bench­mark), pos­sède un réseau social (Viadeo en cours de trans­for­ma­tion sur le mod­èle de Glass­door, éval­u­a­tion des entre­pris­es). Toutes ces activ­ités représen­tent 40% de l’activité. Et quelle pro­por­tion des prof­its ? Marc Feuil­lée ne le dit pas mais il est prob­a­ble qu’une approx­i­ma­tion autour de 70/80% ne serait pas loin du compte. Moral­ité : pour con­serv­er et faire pro­gress­er un média il faut aus­si savoir faire autre chose. Et aus­si récupér­er les sub­ven­tions, de l’ordre de 6M€ en 2017.