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Portrait : Raphaël Glucksmann
Publié le 

2 août 2015

Temps de lecture : 3 minutes
Accueil | Veille médias | Portrait : Raphaël Glucksmann

Portrait : Raphaël Glucksmann

Durant l’été, l’Ojim vous propose de revivre les grands moments de l’actualité de ces derniers mois passés au crible de la critique des médias. Une période marquée par les attentats bien sûr (à Paris en janvier puis en Isère en juin), mais aussi par les élections départementales, l’acquittement des policiers dans l’affaire Zyed et Bouna, le phénomène Zemmour ou « l’affaire Ménard » dans laquelle la plupart des médias ont plongé avec délectation. Afin de contribuer à une meilleure connaissance des médias, l’Ojim continue également à enrichir sa base de données en portraits de journalistes (plus de 150 à ce jour), publiant ce que certains journalistes ne voudraient pas forcément voir publier… N’oubliez pas que l’Ojim est un site entièrement indépendant qui ne vit que grâce à vos dons. Aidez-nous à remplir notre rôle d’Observatoire des médias et à exercer librement notre critique du système médiatique. Tout don nous est utile.


Raphaël Glucksmann,
« en mode partisan »

Raphaël Glucksmann, dont les activités sont très diversifiées, fait figure d’inclassable : révolutionnaire professionnel, documentariste engagé, consultant pour le compte des gouvernements géorgiens et ukrainiens, membre des différents cercles néo-conservateurs français (Cercle de l’Oratoire, revue Le Meilleur des Mondes) qui soutiennent la politique belliciste des États-Unis dans le monde (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, Géorgie, Ukraine, etc…), il occupe depuis plusieurs années les médias pour parler de ses actions et de ses projets. Son fil conducteur dans ses multiples tâches est de toujours œuvrer pour imposer sa vision de la « société ouverte » mondiale (métissée, cosmopolite et universelle), et combat donc, pêle-mêle, la Russie, Vladimir Poutine, le Front National, Éric Zemmour, la culture terroir ou les réactions identitaires secouant les peuples européens.

« À 34 ans, Raphaël Glucks­mann, le fils d’An­dré, a fait des soulève­ments nationaux son fonds de com­merce. Après la Géorgie, c’est en Ukraine qu’il con­seille les lead­ers pro-Europe », « La révo­lu­tion, c’est son ray­on », Le Monde, 21/03/2014.

« S’il devait définir sa fonc­tion aujour­d’hui, il dirait “con­sul­tant en révo­lu­tion”. “Mais ça n’ex­iste pas” », Ibid.

« Se mobilis­er pour une cause française, ce serait déchoir ?Ça ne m’a jamais fait vibr­er de man­i­fester pour les retraites”, répond-il », Ibid.

Raphaël Glucks­mann est né en octo­bre 1979 à Boulogne-Bil­lan­court. Il est le fils du philosophe, ancien maoïste et désor­mais néo-con­ser­va­teur pro-améri­cain, André Glucks­mann (voir § Sa nébuleuse). Pour son père, « on sent une affec­tion, voire une admi­ra­tion pudique chez l’héri­ti­er, qui avoue n’avoir “jamais vécu son statut de “fils de” comme un fardeau” ». (« Raphaël Glucks­mann. Une rage d’en­fant », Libéra­tion, 21/04/2015). Durant son enfance, la famille habitait à Paris dans le 10e arrondisse­ment et Raphaël assure avoir passé toute sa sco­lar­ité dans les dif­férents étab­lisse­ments publics de l’arrondissement. L’appartement de ses par­ents ser­vait par ailleurs de lieu de ren­con­tre (héberge­ment, dîn­er, etc…) aux dis­si­dents de gauche de tous les pays : « J’avais le monde à ma table », résume Raphaël Glucks­mann. (« Le con­seiller français du Prince géorgien. Raphaël Glucks­mann », La Croix, 18/09/2012). Con­cer­nant sa reli­gion, Raphaël a, dans plusieurs entre­tiens, exprimé des options religieuses dif­férentes. En 2012, il indi­quait au jour­nal La Croix une ori­en­ta­tion chré­ti­enne : « Quant à son héritage juif famil­ial, il est seule­ment “cul­turel” car c’est dans “la dimen­sion humaine du chris­tian­isme” qu’il dit se recon­naître le mieux. » (ibid.). Dans le por­trait dressé par le quo­ti­di­en Libéra­tion en avril 2015, c’est du côté des racines juives de sa famille qu’il se recon­nais­sait avec « une cul­ture de dias­po­ra plutôt qu’une foi. » (« Raphaël Glucks­mann. Une rage d’en­fant », Libéra­tion, 21/04/2015).

En 2009, Raphaël Glucks­mann ren­con­tre sa future épouse, Eka Zgu­ladze (voir § Sa nébuleuse). Vice-min­istre de l’In­térieur puis min­istre de l’In­térieur en Géorgie sous la prési­dence de Mikheil Saakachvili, elle a obtenu la nation­al­ité ukraini­enne en décem­bre 2014, avant d’être nom­mée quelques jours plus tard vice-min­istre de l’In­térieur de l’Ukraine dans le sec­ond gou­verne­ment Iat­se­nouk. Le cou­ple est par­ent depuis trois ans d’Alexan­dre, de nation­al­ité fran­co-géorgi­en­ne (La Croix, 18/09/2012).

Lire la suite : ojim.fr/portraits/raphael-glucksmann/

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