Les Échos se penchent sur la presse de demain

« Pour la première fois cette année, on passe plus de temps à s’informer sur internet qu’à la télévision ». C’est un constat sans appel qui a été dressé par Francis Morel, PDG du groupe Les Echos, dans son introduction à la conférence Médias 2012, organisée par son groupe de presse, le 11 décembre dernier.

Conséquence directe de cette « hyper-connection » des consommateurs, la presse et la publicité doivent s’adapter. Ainsi, « en 2013, les investissements publicitaires sur internet seront supérieurs à ceux de la presse », constate Axel Ganz, gérant de la société de presse AG+J. Plusieurs évolutions ont donc été présentées par les intervenants de ce colloque.

Pour le sociologue Jean-Marie Charon, spécialiste de la question, les groupes de presse se doivent d’être innovants, et doivent, par là même, renouveler « la relation entre journalistes et experts », ces derniers étant de plus en plus sollicités. En revanche, pour le directeur général du secteur numérique des Echos, Frédéric Filloux, c’est à la publicité de s’améliorer et de s’intégrer au contenu éditorial, en proposant moins de publicité « traditionnelle » et plus de « brand content », autrement dit du contenu produit directement par une marque à des fins publicitaires, celle-ci se transformant ainsi en quelque sorte en son propre médium.

En bref, pour survivre ou pour continuer à se développer, selon les points de vue, les groupes de presse sont de plus en plus forcés de lier des « partenariats » avec des marques.

Source : Correspondance de la presse / www.lesechos-conferences.fr. Crédit photo : capture d’écran LesÉchos.fr