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Bruxelles demande aux réseaux sociaux de traquer les « fausses informations »

1 février 2017

Temps de lecture : 2 minutes
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Bruxelles demande aux réseaux sociaux de traquer les « fausses informations »

1 février 2017

Après le traumatisme de l’élection de Donald Trump, les médias et les politiques n’ont plus qu’une obsession en tête : les « fake news », jugées responsables de ce petit imprévu électoral ainsi que de la montée des « extrêmes ».

Aus­si, les médias tra­di­tion­nels en perte de vitesse (qu’il s’agisse des audi­ences ou des ventes, pour la presse papi­er) red­outent par-dessus tout le suc­cès des sites de réin­for­ma­tion sur inter­net, tout comme l’ef­fet des réseaux sociaux.

Dernier signe d’in­quié­tude en date, Brux­elles vient de som­mer Face­book et les autres réseaux soci­aux de « pren­dre une posi­tion plus forte » con­tre les « fauss­es infor­ma­tions ». « Je suis très préoc­cupé comme tout le monde au sujet des fauss­es infor­ma­tions, surtout après les élec­tions aux États-Unis », a déclaré le com­mis­saire européen chargé du marché unique numérique Andrus Ansip. Au-delà de l’aver­tisse­ment, l’U­nion Européenne compte bien sévir : « Je crois vrai­ment aux mesures d’au­toré­gle­men­ta­tion, mais si des clar­i­fi­ca­tions sont à faire, nous serons prêts à les faire. »

De son côté, Face­book a annon­cé la mise en place d’un sys­tème de fil­tre pour les con­tenus sus­pects. « Nous testons plusieurs façons de ren­dre plus facile le sig­nale­ment de fauss­es infor­ma­tions, ce que vous pou­vez faire en cli­quant sur le coin supérieur droit d’un mes­sage. Nous comp­tons beau­coup sur notre com­mu­nauté pour obtenir de l’aide sur cette ques­tion… », a déclaré la plate-forme. Une manière comme une autre d’in­viter ses util­isa­teurs à la délation…

Out­re les principes dou­teux du procédé, le fait qu’un réseau social décide quelle infor­ma­tion est « vraie » ou « fausse » relève de la naïveté affligeante et pose bien des ques­tions, notam­ment celles de savoir qui seront les prin­ci­pales cibles de cette vig­i­lance et quelle sera le degré idéologique de cette vig­i­lance. Ques­tion sub­sidi­aire enfin : les médias tra­di­tion­nels devront-ils égale­ment ren­dre des comptes sur la fia­bil­ité de leurs informations ?

Crédit pho­to : Glyn Lowe via Flickr (cc)

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