Observatoire du journalisme (OJIM)

10 fausses informations sur la marche en hommage à Quentin

Claude Chollet 3 mars 2026 Temps de lecture : 4 min
10 fausses informations sur la marche en hommage à Quentin
10 fausses informations sur la marche en hommage à Quentin

La marche organisée à Lyon le 21 février dernier, en l’honneur du jeune militant Quentin Deranque, frappé à mort par des militants de la Jeune Garde (groupe d’ultra-gauche), a été accompagnée d’une véritable campagne de désinformation (diffusion volontaire de fausses informations pour nuire) de la part de nombreux médias. Visite guidée.

De multiples raisons pour la désinformation

  1. Proximité idéologique d’une partie des journalistes et experts avec les militants de la Jeune Garde.
  2. Complaisance des médias avec le leader de la Jeune Garde et désormais député de La France Insoumise, Raphaël Arnault. Ce militant et influenceur d’ultra-gauche a réussi à mettre dans sa poche, grâce à son bagout et à son intelligence stratégique, tout le spectre de la presse de gauche.
  3. Stratégie d’étouffement des questions légitimes de l’opinion publique sur le silence quasi-général (à part Valeurs actuelles, Le Figaro ou Marianne) des médias (chaînes de télévision, radio, presse, etc.) sur les dizaines d’agressions commises précédemment et revendiquées par la Jeune Garde.
  4. Volonté de créer un contre-feu puissant et sidérant en « nazifiant » Quentin Deranque, ses soutiens ou les personnes montrant de la compassion pour la victime. Il ne faut pas que la digue mentale cède.

Dans cette guerre informationnelle, tous les coups sont permis et surtout les plus abjects.

Voici les pires fake news après la marche pour Quentin Deranque à Lyon

1. « Lyon ! Lyon ! Réveille-toi » devient « Blanc ! Blanc ! Réveille-toi » pour Le Monde.

2. Sur LCI, le chrisme (symbole chrétien) devient un signe de l’ultra-droite

« Voilà, vous avez un des symboles de l’ultra-droite. C’est ce qu’on appelle un Chrisme. […] Ce symbole-là, on le retrouve parfois tagué sur des mosquées, lorsqu’il y a des actes islamophobes. En tout cas, c’est un symbole de signature de la présence de l’ultra-droite. »

France 2 reprend la même fake news :

3. LCI tronque la communication de la famille de Quentin :

« Il pèse sur cette manifestation le soupçon qu’elle ait été de caractère néonazi. »

4. Pour BFM, dire « Justice pour Quentin » c’est être fasciste :

5. Pour BFM, toujours, les flambeaux, c’est une ide∂∂ntité visuelle d’extrême droite :

« On sait où on est et on sait à qui on a affaire ! Là ce sont pas des bougies qui sont allumées mais des torches/flambeaux, il y a une imagerie, une identité visuelle, des codes comportementaux qui correspondent bien à l’extrême droite. »

6. Pour Le Dauphiné Libéré : des slogans anti-immigration tels que « On va reprendre le pays » ou « On est chez nous »

Faux : ce n’est pas un slogan, c’est une phrase tirée d’un discours d’un intervenant : « On va faire perdre la France Insoumise. On va reprendre ce pays. »

« On est chez nous » : chant emprunté aux ultras dans le football, il est chanté par les supporteurs en déplacement pour narguer le public local. Dans ce quartier que les groupuscules d’ultra-gauche considèrent comme leur bastion, à quelques dizaines de mètres du lieu où Quentin a été frappé à mort, les participants le chantent afin de montrer qu’ils y sont aussi chez eux aussi.

7. Des insultes racistes… mais inexistantes sur la vidéo

8. BFM voit des saluts nazis alors que c’est un clapping de manifestants en chantant « Quentin »

9. Lyon Mag parle de « slogans racistes ». La préfecture du Rhône a relevé des insultes racistes de la part d’un ou quelques individus (une infime minorité sur les 3500 participants). À aucun moment des slogans racistes n’ont été lancés par les organisateurs avec leurs micros ! Car un slogan est une « formule concise et expressive, facile à retenir, utilisée dans les campagnes de publicité, de propagande pour lancer un produit, une marque ou pour gagner l’opinion à certaines idées politiques ou sociales. » D’ailleurs, il y a quelques années, Arrêt sur Images expliquait que les cris antisémites de deux manifestants lors d’un rassemblement d’extrême gauche en mémoire d’Adama Traoré ne devaient pas jeter l’opprobre sur l’ensemble des manifestants.

10. Les médias imposent l’idée d’un rassemblement de l’ultra-droite

Aucun signe politique durant la marche et une foule composée de personnes âgées, de « racisés », de familles, etc.

Par contre, pratiquement aucun journaliste des médias mainstream n’a parlé des provocations, des insultes et des jets de projectiles sur les participants à la marche en l’honneur de Quentin. Il y a eu, encore une fois, une véritable omerta.

L'auteur
Claude Chollet
Claude Chollet

Claude Chollet est le président et fondateur de l'Ojim depuis 2013. Il a mené avant cela une carrière dans l'industrie pharmaceutique. Il a été président du GRECE (1984).

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