Têtu veut séduire les annonceurs

Têtu veut séduire les annonceurs

Têtu veut séduire les annonceurs

Télécharger en PDF

Malgré une hausse de 8,5% des ventes, le mensuel gay Têtu demeure dans le rouge et cherche par tous les moyens à accroître son chiffre d’affaires.

Soutenu financièrement par Pierre Bergé depuis sa création en 1995, le titre est encore loin de l’équilibre financier, même si la situation s’améliore. Avec une moyenne de 40 382 exemplaires vendus par mois en 2011-2012 (+8,5%), la formule mise en place en septembre 2011 semble séduire. De nouvelles rubriques ont alors été introduites au sein du magazine et la couverture a été un peu édulcorée, le mannequin de couverture y étant sexuellement moins provoquant qu’auparavant.

Têtu veut à présent tenter de rajeunir son lectorat dont la moyenne d’âge est de 38 ans, et inciter ses lecteurs à s’abonner (7633 abonnés à ce jour). Le mensuel veut également agir sur la diffusion numérique qui est passée de 250 exemplaires en janvier 2011 à 2200 près de deux ans plus tard, grâce notamment à une application pour iPad.

Mais la direction de Têtu souhaite surtout faire appel à des annonceurs « grand public » et « haut de gamme » pour redresser les comptes. A l’occasion de la nouvelle formule de septembre 2011, la rubrique « So Têtu » (« cahier central de 52 pages avec tous les bons plans ») a concentré les annonceurs communautaires, ce qui permettait au reste du magazine d’accueillir des publicités plus généralistes. Têtu compte aujourd’hui 25 pages de pub par numéro, plus 20% par rapport à l’ancienne formule. L’objectif fixé est d’arriver à tirer 80% des recettes du journal par la publicité, contre seulement 50% aujourd’hui.

La société éditrice CPPD (dont Pierre Bergé est l’actionnaire unique) perd de l’argent depuis la création du magazine, à tel point que l’homme d’affaire avait annoncé vouloir vendre Têtu début 2011, alors qu’il se lançait à la conquête du journal Le Monde aux côtés de Matthieu Pigasse et Xavier Niel. Pierre Bergé est finalement revenu sur sa décision avec l’espoir que la nouvelle formule le tirerait de ce gouffre financier, ce qui n’est pas le cas. La séduction des annonceurs semble ainsi être la toute dernière cartouche du magazine.

Source : Press news.

Voir aussi

Infographies de l’Ojim

Infographies

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook