Sale temps pour les documentaires à la télévision

Sale temps pour les documentaires à la télévision

Sale temps pour les documentaires à la télévision

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Lancées dans une course à l’audience, suite notamment à la multiplication des chaînes gratuites sur la TNT, les chaînes de télévision n’ont plus le temps pour les documentaires, au point d’honorer leurs quotas en remplissant les programmes nocturnes, constate une étude de la Société civile des auteurs multimédia (Scam).

Les documentaires pris en compte par celle-ci sont des documentaires « longs et de qualité », appelés « documentaires unitaires ». En tête du classement, et de loin, France 5 a diffusé en 2012 125 000 minutes de documentaires. Elle est suivie par Arte (72 000 minutes) et, une surprise, LCP-Public Sénat (52 000 minutes) grâce à sa politique de rediffusion intensive. France 3 (32 000 minutes), France 2 (28 000), TF1 (23 000), Canal+ (14 000) et M6 (3 000 seulement) viennent compléter le classement.

La Scam a fait part de sa « relative déception » concernant France 2 et ses pauvres 28 000 minutes, et a fait remarquer que c’était le « désert » en matière de documentaire sur les chaînes privées.

TF1, par exemple, occupe la triste place de la chaîne qui diffuse le plus ses documentaires la nuit, pour répondre à ses quotas, tout en les contournant. Ainsi la première chaîne d’Europe en a-t-elle diffusé 96 % en nocturne, de minuit à six heures ! France 2 fait de même avec trois quarts des diffusions la nuit. « Il n’est pas conforme à la mission du service public pourtant dynamique dans ses investissements que France Télévisions ait une politique de diffusion qui ne permette pas d’atteindre le public le plus large possible », a dénoncé la Scam.

Pour y remédier, la société civile a réussi à inspirer une réforme des aides au documentaire, que le CNC va prochainement étudier. « Les démarches artistiques et de production les plus ambitieuses seront favorisées grâce à une majoration du montant initial de soutien, fondée sur des critères tels que les efforts de développement réalisés par la société de production, le temps de fabrication de l’œuvre, le temps de montage ou la recherche de financements internationaux », a indiqué le Centre national du cinéma.

Crédit photo : DR

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