Presse : le gouvernement veut supprimer les subventions aux journaux non-alignés

Presse : le gouvernement veut supprimer les subventions aux journaux non-alignés

Télécharger en PDF

Nouvelle offensive bien-pensante du gouvernement. S’ils n’hésitent pas à accorder des (gros) cadeaux fiscaux à leurs amis, les socialistes ont désormais en ligne de mire les journaux jugés « nauséabonds ».

D’après La Correspondance de la Presse, le ministre de la Culture, Fleur Pellerin, envisage de réformer les aides à la presse en les soumettant à de nouveaux critères. Ainsi, outre les conditions statuaires (être un titre d’informations politiques et générales à diffusion nationale) et de ressources (qui imposent de tirer moins de 25 % de ses recettes de la publicité), la ministre entend désormais ajouter l’absence de condamnation pénale pour incitation à la haine raciale « ou autre infraction pénale à la liberté de la presse ».

En ligne de mire, évidemment, des journaux comme Minute ou Rivarol, tout deux condamnés pour ces mêmes raisons. Étant donné la facilité avec laquelle n’importe qui peut, aujourd’hui, être jugé pour ces motifs politiques, il est clair que le gouvernement franchit un nouveau pas dans le musellement de la presse non-alignée.

En 2014, quelque 9,1 millions d’euros ont été accordés à des quotidiens hebdomadaires et magazines, soit tout autant de moyens de pression sur leurs ligne éditoriales. Et gare à qui sortirait des clous ! Recordman des subventions (et des déficits…), L’Humanité s’est également payé le luxe de voir, en 2013, sa dette de 4 millions d’euros supprimée par les députés.

Un cadeau fiscal auquel ne pourraient jamais prétendre des titres figurant du côté obscur tels que Minute, Présent, Rivarol ou encore Valeurs Actuelles.

Crédit photo : adders via Flickr (cc)

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook