Ruth Elkrief

Ruth Elkrief

Télécharger en PDF

Ruth Elkrief,
des idées bien tranchées

Ruth Elkrief est née le 1er décembre 1960 à Meknès (Maroc). Elle est la fille de Marie-Louise (née Rouach) et de Joseph Elkrief. Elle a un frère (Guy) et une sœur (Danielle). Elle est mariée à Claude Czechovski, responsable du conseil et de l’intégration des systèmes pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique du Sud) et dirigeant des activités internationales de l’entreprise américaine Computer Sciences Corporation, un des leaders mondiaux des services informatiques.

Ruth Elkrief met volontiers ses tribunes au service des causes qui lui sont chères, parfois au détriment de la neutralité journalistique. Elle a visiblement soutenu Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Partisane d’une droite libérale libertaire et modérée, elle a toujours affiché une détestation du Front national. Elle défend vigoureusement les droits de l’homme en France, et ceux du sionisme en Israël.

Formation

Ruth Elkrief est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris (1981) et du Centre de formation des journalistes (1984). A la rentrée universitaire 2004, elle a enseigné le journalisme à l’IEP de Paris.

Elle est polyglotte, parle l’anglais, l’espagnol, l’hébreu et comprend l’arabe.

Parcours professionnel

Ruth Elkrief débute sa carrière à Radio Chalom avant de devenir rédactrice à l’agence Associated Press, puis au service politique du Matin de Paris.

Repérée par la directrice de l’information de TF1, Michèle Cotta, elle est embauchée sur la première chaîne en 1987 et devient trois ans plus tard correspondante à Washington au moment de la première guerre du golfe, avant d’être nommée chef du service politique.

En 1991-1992, elle présente le journal de 23 heures le week-end.

En 1994, elle participe à la création de la première chaîne d’information en continu LCI (filiale de TF1), où elle présente « Le grand Journal », aux côtés de David Pujadas, et conduit l’interview quotidienne.

De 1997 à 1999, elle présente quotidiennement « Le RV de Ruth Elkrief » sur LCI, ainsi que l’émission hebdomadaire « 19 heures, dimanche » sur TF1.

En 2001, elle rejoint RTL pour réaliser l’interview politique du matin (du lundi au vendredi à 7h50). De 2003 à 2005, elle présente avec Pierre-Luc Séguillon « Le Grand Jury RTL-Le Monde-LCI ».

En novembre 2005, Ruth Elkrief participe au lancement de la chaîne d’information en continu BFM-TV. Elle présente le tout premier journal le 28 novembre 2005 à 18h en interviewant en direct Dominique Baudis, président du CSA. Elle présente ensuite du lundi au vendredi à 18h et à 19h deux journaux de 30 minutes chacun.

En mai 2006, elle participe au lancement de la « version 2 » de BFM-TV (nouveaux décors, nouvel habillage et suppression du tout-image en semaine) et anime la tranche de 18h à 20h du lundi au vendredi.

De novembre 2006 jusqu’à fin 2007, elle présente chaque jeudi, avec Hedwige Chevrillon, de BFM, « Le Duo BFM », première émission commune d’informations économique diffusée sur BFM et BFM-TV (qui appartiennent toutes les deux au groupe NextRadioTV), dans laquelle les deux journalistes interviewent une personnalité politique.

A partir de janvier 2007, elle occupe la case du 19h – 20h du lundi au vendredi (Nathalie Lévy reprenant le 18h – 19h) en animant un magazine sur l’élection présidentielle française de 2007, « Élysée 2007 » où elle arbitre notamment un débat entre deux acteurs politiques. En juin 2007, cette case horaire devient un grand journal télévisé sobrement intitulé « 19h Ruth Elkrief ».

De janvier 2008 à juin 2008, elle co-présente, avec Hedwige Chevrillon et Olivier Mazerolle, « La Tribune BFM » le dimanche de 18h à 19h.

En septembre 2008, elle présente, en compagnie de Stéphanie de Muru et de Gilane Barret, une nouvelle édition de la mi-journée, intitulée « Midi Ruth Elkrief », du lundi au vendredi de 12h à 14h.

Depuis septembre 2010, elle anime à nouveau le « 19h Ruth Elkrief », pour une émission de débat avec un ou plusieurs invités.

Parcours militant

Le 27 septembre 2010, le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, rencontre « un groupe de personnalités juives » dont Ruth Elkrief. « Cette initiative vient d’Ofer Bronstein un militant de Shalom Akhshav résidant à, Paris et président du forum pour la paix. Parmi les personnes connues, il y avait l’ancien grand rabbin de France, le rabbin René Sirat, les journalistes Jean-Pierre Elkabbach et Ruth Elkrief, la présidente de l’Union des étudiants juifs de France Arielle Schwab, l’ancienne secrétaire d’État de Chirac Nicole Guedj, Valérie Hoffenberg, Simone Rodin déléguée de l’American Jewish Commitee à Paris, le président du Mémorial de la Shoah Éric de Rothschild, le professeur de l’École Polytechnique Alain Finkielkraut et d’autres. » (sources : www.fmradiosjuives.com ; www.lepoint.fr)

En décembre 2003, Ruth Elkrief animait avec Rachid Arhab un meeting organisé par le collectif Deux peuples, Deux États pour soutenir le pacte de Genève (Israël/Autorité palestinienne). Le collectif était composé de : Les Amis de Shalom Arshav (La Paix Maintenant) – Groupe de contact européen des accords de Genève – l’hebdomadaire MarianneAssociation pour un judaïsme humaniste et laïque (AJHL) SOS Racisme – Ni putes, ni soumises – Radio Shalom – Le Mouvement de la paix – Le Conseil français des musulmans laics – L’Union des familles laïques – Le mouvement des musulmans laïcs – Institut Pierre-Mendes-France – Cercle Bernard Lazare – Hachomer Hatzair – Animafac.

Publications

Collaborations

Septembre 2013 : Invitée chez l’écrivain Marek Halter pour célébrer le Nouvel An juif (Roch Hachana) avec notamment le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, deux ministres du gouvernement : Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie et Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des personnes âgées et de l’Autonomie. « Le monde politique, de droite comme de gauche était bien représenté avec Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti Socialiste, David Assouline, Anne Hidalgo, Pierre Aidenbaum, Bernard Kouchner, Valérie Pécresse, Frédéric Lefèbvre, Nicole Guedj ou encore Jean-Jacques Curiel du Parti radical. Parmi les nombreux représentants du monde de la presse : Ruth Elkrief, Christine Ockrent, Étienne Mougeotte Alain Chouffan du Nouvel Observateur et Judith Waintraub, du Figaro. On notait également la présence de Samuel Pisar et de son épouse, de Gérard et Claude Unger, de Caroline Fourest, de Gérard Miller, de François Weil, recteur de l’Académie de Paris, des professeurs Dominique Reynié et Philippe Théry, du producteur Tarek Ben Ammar, de Duc Co Minh, président du Club d’Initiative des Français d’Origine Asiatique, de Claude Barouch de l’UPJF et de son épouse, d’Henri Cukierman et de son épouse, de Macha Méril et de Chantal Thomass. Très entouré, l’imam de Drancy, Hassen Chalgoumi, récemment victime d’une agression en Tunisie, se déplaçait difficilement avec des béquilles. À ses côtés, très protecteur, le père Alain Maillard de la Morandais. Plusieurs responsables du CRIF étaient présents : Jean-Pierre Allali et Arié Bensemhoun, membres du Bureau Exécutif, Paul Rechter, conseiller du président Roger Cukierman, et Patrick Klugman, membre du Comité directeur. » (source : crif.org)

En octobre 2011, elle participe avec sa mère au déjeuner de souccot (une grande fête juive) à la synagogue de Neuilly-sur-Seine au profit de la crèche de la ville israélienne de Kfar Saba, déjeuner organisé par l’Organisation internationale des femmes sionistes (WIZO : Women International Zionist Organisation) dont sa mère est membre « de longue date ». (Source : Wizo d’ici et d’ailleurs janvier 2012).

« Secrétaire national de l’UMP, Guillaume Peltier promeut le bilan du président de la République et les réformes du quinquennat dans les medias. Il intervient à la télé, chaque mardi à 19h30, dans un débat animé par Ruth Elkrief sur BFMTV » (document électoral de Guillaume Peltier pour les élections législatives de juin 2012).

En octobre 2011, elle participe à un débat avec Dov Alfon, directeur de la rédaction du journal Haaretz Israël, sur le thème : « Médias traditionnels et révoltes populaires ? » lors du Forum de Lyon organisé par le journal Libération.

En novembre 2010, elle participe à un débat avec Michèle Fitoussi, à l’occasion de la parution de l’ouvrage Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté au musée d’art et d’histoire du judaïsme (lien).

En mai 2010, à l’occasion de la 2ème édition des « Assises Nationales de la lutte contre les préjugés » organisées par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme et les signataires du Manifeste du Vivre-Ensemble à l’IEP Paris, elle anime la table ronde « Les préjugés libérés en 2010 ? Tous acteurs et tous victimes », avec Louis Schweitzer, président sortant de la HALDE ; François Durpaire, historien ; Kais Marzouki, directeur du service de soutien à la vie associative à l’ACSE et Éric Fassin, sociologue.

En décembre 2008, elle anime le débat « propositions pour structurer la croissance » entre Jacques Attali, président de la commission pour la stimulation de la croissance française, et Jean-François Copé, ancien ministre, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, lors des « Entretiens de Royaumont » dont le thème principal est : « Structurer la croissance française ».

Toujours en décembre 2008, aux journées de clôture des états généraux des Chambres de commerce et d’industrie (CCI), elle anime la deuxième séance plénière intitulée : « Les CCI de demain au cœur d’une économie mondialisée ».

Par décret du 11 juillet 2008 (Journal officiel du 13 juillet 2008), elle a été nommée chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur par Christine Albanel, alors ministre de la Culture.

En 2007, elle est interrogée par le Haut conseil à l’intégration sur la question du « logement des personnes immigrées ».

En septembre 2002, elle anime les tables rondes « Priorité Sécurité routière. Un rendez-vous national pour agir » organisées par le ministère de l’Équipement et des Transports. Allocution de Gilles de Robien et de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur.

En 2000, elle est lauréate du Trophée Whirlpool « Communication »

Ce qu’elle gagne

Le site de l’Observatoire des médias, Acrimed, citant un article de Capital d’octobre 2001 sur les « ménages » (définition : « prestations des journalistes qui mettent leur notoriété au service de l’animation de débats en tous genres ») des journalistes : « Ruth Elkrief, bien qu’elle néglige, paraît-il, les réunions préparatoires, vaudrait 75 000 F » (soit 11 433 euros). Dans le livre Le tien du mien. Regards sur les conflits d’intérêts dans l’information, l’auteur Bertrand Verfaillie cite le chiffre de 15 000 euros pour un ménage. Selon lui, « les ménages et autres brocantes s’exercent au grand jour, en public. Mais l’argent que rapporte aux journalistes ces animations de colloques ou séminaires est rarement sur la table. Un animateur-chroniqueur d’Europe 1 avait frappé fort, en 2006, en lâchant des chiffres à l’antenne ».

Elle l’a dit

« Ce qui m’inquiète plus, c’est la période d’égalité totale du temps de parole durant les cinq dernières semaines de la campagne. Est-ce qu’on va pouvoir faire du journalisme avec cette égalité stricte ? Je comprends le principe dicté par le CSA, mais je pense que sur cinq semaines, c’est trop long et que ce n’est pas si équitable, si justifié que cela. » Le Figaro – 24 janvier 2012

« Une règle : ni Marine Le Pen, ni Tariq Ramadan » Ruth Elkrief, BFMTV – 25 mars 2011

« Marine Le Pen continue de monter, attention ». Ruth Elkrief, BFMTV – 10 décembre 2010

« Nous avons tous envie de croire que ces révolutions, pour qu’elles restent uniques, parviendront à éviter l’écueil des précédents mouvements de libération nationalistes arabes : l’antisémitisme » Ruth Elkrief, BFMTV – 1er février 2011

« Merci aussi aux familles françaises d’origine immigrée (…) Malgré tous les discours discriminants, elles permettent à la France de voir l’avenir en rose. » BFMTV – 18 janvier 2011

Sa nébuleuse

Son époux, Claude Czechovski, responsable du conseil et de l’intégration des systèmes pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique du Sud) et dirigeant des activités internationales de l’entreprise américaine Computer Sciences Corporation, un des leaders mondiaux des services informatiques.

Très liée à la CIA (services secrets américains), la société Computer Sciences Corporation est accusée « d’avoir aidé à organiser des vols secrets du gouvernement américain de personnes suspectes de terrorisme » vers des bases secrètes américaines situées principalement en Europe (sources : www.guardian.co.uk 1 ; www.guardian.co.uk 2). En outre, la Computer Sciences Corporation avait racheté en 2003 (avant de la céder en 2005), l’une des plus importantes sociétés militaires privées au monde, la Dyncorop International, employant « 26 000 personnes avec un chiffre d’affaires de 2,3 milliards de dollars en 2002, dont 98 % avec le gouvernement des États-Unis ». (Wikipédia)

Alain Weill (membre du Club Le Siècle), président du groupe NextRadioTV, propriétaire de RMC, BFM Business, BFMTV, du Groupe 01 (ex Groupe Tests).

Ils ont dit

Christine Albanel, ministre de la Culture lors de la remise des insignes de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur le 26 janvier 2009 : « Vous êtes remarquée par votre ton direct, sans complaisance, votre impertinence à peine masquée par votre charme et votre sourire. Vous avez l’art de poser les questions qui font mouche, avec une vraie volonté de comprendre vos invités, mais en vous plaçant toujours du côté du téléspectateur. Ces qualités ont fait de vous l’une des plus grandes intervieweuses du PAF (…) Par votre talent, votre intelligence, vos qualités humaines, vous incarnez ce que le métier que vous avez choisi a de plus passionnant et de plus noble. »

Le patron de Mediapart, Edwy Plenel, sur sa Légion d’Honneur : « Dans l’ample promotion du récent 14 juillet, on trouve donc quelques égarés, oublieux des règles de distance et d’indépendance qui, en théorie, fondent et légitiment leur identité professionnelle. L’intellectuel supposément critique et le journaliste supposément libre ne devraient-ils pas s’entêter à refuser ces distinctions étatiques qui les annexent, les apprivoisent et les circonviennent ? (…) Quant à notre métier, chaque fournée (Légion d’honneur) égrène quelques noms symbolisant sa prise en otage. On remarque, cette fois, ceux de Ruth Elkrief, nommée chevalier au titre de ses « vingt-trois ans d’activités professionnelles » ».

Marine Le Pen : « Vous êtes aveuglée par votre défense de la caste et des élites et votre admiration absolue que vous avez pour Nicolas Sarkozy et vous exprimez en toutes circonstances et la malhonnêteté que vous avez à présenter mes idées […], mais ce n’est pas grave, je comprends, c’est un réflexe de caste de votre part, vous défendez en sorte la classe à laquelle vous appartenez, […] cela fait une grande différence et je pense que les Français ne seront pas dupes de cette grande différence. » BFMTV – 19 février 2012

Photo : capture d’écran 19h Ruth Elkrief, BFMTV

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer ! Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication.
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait.
En donnant 200 euros vous financez un dossier.
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.
Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.