Benoît Bouscarel sur France Culture ou l’art de la contamination
Robert Ménard

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Robert Ménard,
ou Voltaire pour de vrai

« Je déteste vos idées, mais je suis prêt à mourir pour que vous ayez le droit de les exprimer » : Voltaire, qui est mort dans son lit sans s’être jamais soucié de ses adversaires, n’a peut-être pas prononcé cette phrase célèbre, mais c’est Robert Ménard qui la met le plus sincèrement en pratique de nos jours. Le journaliste fondateur de Reporters sans frontières, lui, n’a jamais hésité à porter la plume dans la plaie et même à brûler ses vaisseaux pour défendre une liberté d’expression qu’il envisage une et indivisible.

« Son nom de Français moyen explose à l’audimat, nous dit Le Point. Il est partout, Ménard. Sur les plateaux télé, avec sa rhétorique de bouledogue. Au sommet de Notre-Dame, avec son sens du symbole. « Je suis une agence de mauvaise publicité », jubile-t-il dans un sourire de sale gosse. » « Ménard, emmerdeur sans frontières » (L’Express, 29/05/2008)

Robert Ménard est né le 6 juillet 1953 à Oran. Fils d’Emile Ménard, imprimeur « militant de l’OAS » (Minute, 18 juillet 2012), et de Roberte Carrière, il grandit dans « une famille de vieille souche algérienne » et catholique, installée en Algérie depuis 1850 (« une partie de mes ancêtres étaient des républicains qui ont résisté au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, en 1850. Et les autres sont des Alsaciens qui ont refusé de devenir Allemands quand l’Alsace a été prise à la France en 1870 »). Début juin 1962, sa famille doit fuir l’Algérie pour regagner la métropole et s’installer à Brusque, dans l’Aveyron.

Il commence un parcours militant à l’extrême gauche, qui le mènera aux sommets du combat pour la cause humanitaire et à une belle carrière dans les médias. Avant d’évoluer vers des prises de position plus conservatrices et droitières, qui lui valent d’être lâché – voire lynché – par ses confrères et anciens compagnons d’arme.

Il est marié depuis 2003 avec Emmanuelle Duverger, juriste, spécialisée dans le droit pénal international, à l’époque permanente de la Fédération internationale des droits de l’homme, chargée de l’Afrique et de la justice internationale. Directrice des éditions Mordicus, elle dirigeait également, jusqu’à sa récente liquidation, la revue Média.

Formation

Collège privé Saint-Gabriel de Saint-Affrique. Ménard se destine un temps à la prêtrise.

Diplôme d’études supérieures de philosophie à l’université Paul Valéry de Montpellier.

Parcours professionnel

2009 à juillet 2010 : Robert Ménard reçoit un invité chaque matin à 11h05 dans « Ménard sans interdit », sur i>Télé. Puis il rejoint l’équipe du 17h/20h (« L’Info sans interdit »), de Julian Bugier et Sonia Chironi, tout en restant présent dans la tranche 6h-9h, pour éditorialiser et débattre avec son confrère Claude Askolovitch.

Débarqué de la matinale de RTL en juin 2011, où il disposait d’une chronique et participait à l’émission « On refait le monde », il prend la tête de la matinale de Sud Radio (7h-8h30) en août 2011 jusqu’en juin 2012.

En juin 2012, la revue trimestrielle Médias dirigée par Robert Ménard et Emmanuelle Duverger doit s’arrêter en raison notamment d’une baisse de 80% des recettes publicitaires en deux ans

La chaîne d’information i>Télé lui signifie en juillet 2012 l’arrêt de son émission « Ménard sans interdit », programmée chaque jour à 17h45.

En septembre 2012, il réédite Mirages et cheikh en blanc, co-écrit avec Thierry Steiner, faisant le récit d’une année passée au Qatar à tenter de mettre en place un centre de défense de la liberté d’information.

Parcours militant

Adolescent, il se rapproche des milieux anarchistes et trotskistes. Il fait fermer son collège lors des grèves étudiantes et suit la mouvance anarchiste jusqu’au coup d’État de Pinochet au Chili en 1973 (France-Soir, 28 novembre 2000). À cette époque, « il décide de devenir « révolutionnaire professionnel » » (La Vie, 3 mai 2000). Il rejoint donc la Ligue communiste puis la Ligue communiste révolutionnaire de 1973 à 1979 « livrant à la fin des années 70 ses premiers combats contre une usine de produits chimiques responsables de la mort de 2000 personnes à Bhopal, en Inde » (France-Soir, 28 novembre 2000). Par la suite, il s’inscrit brièvement au Parti socialiste.

Il fonde, en 1985, l’organisation non gouvernementale internationale « Reporters sans frontières » avec Rémy Loury, Jacques Molenat et Émilien Jubineau (Rony Brauman et Jean-Claude Guillebaud les rejoindront plus tard). De 1985 à 2008, Robert Ménard a été secrétaire général de cette organisation qui « œuvre au quotidien pour la liberté de la presse. » Hélas, elle n’a pas eu un mot pour condamner l’éviction (clairement politique) de Robert Ménard sur RTL en 2011 ; on ne l’a pas plus entendue pour protester contre son limogeage de i>Télé fin 2011.

En juillet 2013, Robert Ménard annonce sa candidature aux élections municipales de 2014 à Béziers avec une liste transpartisane composée de militants du Front national, du Rassemblement Bleu Marine, du Bloc identitaire, de Debout la République, du Rassemblement pour la France et d’UMP ou ex-UMP, ainsi que d’autres non encartés « ayant toujours voté à gauche », selon lui. Il est notamment opposé à Élie Aboud pour l’UMP (membre de l’équipe municipale du maire Raymond Couderc, élu depuis 1995) et à Jean-Michel Du Plaa pour le PS, « un ami de longue date ». Il est élu maire de Béziers le 30 mars 2014, au terme d’une triangulaire, avec 46,98% des voix.

Publications

  • Club des 500 : les 500 qui font le Languedoc-Roussillon,Montpellier, Éditions ensoleillées Intelligence Média, 1990.
  • Ces journalistes que l’on fait taire (avec Géraldine Faes), Éditions Albin Michel, 2001.
  • La Censure des bien-pensants (avec Emmanuelle Duverger), Albin Michel, 2003.
  • Les jeux de la honte, Cherche-Midi, 2008.
  • Des libertés et autres chinoiseries, Robert Laffont, 2008.
  • Les Français sont-ils antisémites ? (avec Élisabeth Lévy, Léonard Vincent), Mordicus, 2009.
  • Mirages et cheikhs en blanc : enquête sur la face cachée du Qatar, le coffre-fort de la France (avec Thierry Steiner), 2010.
  • Vive Le Pen ! (avec Emmanuelle Duverger), Mordicus.
  • Vive l’Algérie française ! (avec Thierry Rolando), Mordicus.

Collaborations

Décembre 2005

Il reçoit en tant que secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF) le « prix Sakharov pour la liberté de penser » décerné par le Parlement européen. Ce prix « récompense des personnalités exceptionnelles qui luttent contre l’intolérance, le fanatisme et l’oppression. À l’instar d’Andreï Sakharov, les lauréats du Prix Sakharov témoignent combien il faut de courage pour défendre les droits de l’homme et la liberté d’expression »

Février 2007

Il participe à la soirée de soutien à Florence Aubenas, Giuliana Sgrena et Hussein Hanoun Al- Saadi, en compagnie de Jacqueline Aubenas (mère de la journaliste retenue en otage), Roselyne Godard, une des accusées du procès d’Outreau, Martine Aubry et Serge July.

Automne 2008 à juin 2009

Directeur du Centre de Doha pour la liberté d’information, basé au Qatar. Le Centre de Doha a été créé en décembre 2007 par la fondation du Qatar, que préside l’épouse de l’émir, cheikha Mozah bint Nasser al-Missned, et RSF pour œuvrer à « la défense de la liberté de la presse et pour la promotion de sa qualité au Qatar, au Moyen-Orient et dans le Monde entier. » Ménard en claque vite la porte. « Aujourd’hui, le Centre est asphyxié. Nous n’avons plus ni la liberté ni les moyens de travailler ».

Mars 2008

Élevé au grade d’officier de Légion d’honneur par décret du 21 mars 2008 sur choix du président de la République, Nicolas Sarkozy.

Mai 2010

Participe à un débat avec Edwy Plenel sur le thème « Liberté, indépendance, qualité de l’information, démocratie : faut-il un projet politique pour les media ? » organisé par le Mouvement Utopia. Le « mouvement politique UTOPIA appelle à l’émergence d’une gauche d’avant-garde fondée sur une identité écologiste, altermondialiste et anti productiviste, capable de transformer la société, de porter de nouveaux idéaux et de les réaliser »

Janvier 2011

Il témoigne en faveur d’Éric Zemmour poursuivi pour diffamation et provocation à la haine raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l’UEJF et J’accuse.

Février 2011

Signataire de la pétition pour l’abrogation de la loi Gayssot et pour la libération de Vincent Reynouard initiée par Paul-Eric Blanrue.

Printemps 2011

Lance la pétition « Manifeste pour la liberté d’expression » : « Alertée par un “médiatiquement correct” de plus en plus prégnant, un recours aux tribunaux de plus en plus fréquent, nouvelle épée de Damoclès au-dessus de la tête de tout “mal-pensant”, par la tentation toujours plus marquée d’exclure du débat ceux qui n’ont pas l’heur de plaire au petit monde de la pensée bien propre sur soi, Médias lance un manifeste afin de rappeler aux uns et aux autres que la liberté d’expression vaut pour tous, même ceux dont nous abhorrons et combattons les idées ».

Mai 2011

Il est invité au colloque sur « La liberté d’expression » organisé par le Cercle des Avocats libres.

Juin 2011

Il est invité à la vingt-deuxième « Fête de la Courtoisie » organisée par Radio Courtoisie.

Septembre 2011

Il est invité du premier Grand Dîner de la Grande Loge de France (GLDF).

Octobre 2011

Invité à la quatrième journée de la Réinformation organisée par la fondation Polémia sur le thème « Comment les blogs changent les médias dominants ? ».

Janvier 2012

Il participe au 38ème congrès national du Cercle algérianiste sur le thème « 50 ans après l’exode, les Français d’Algérie sont-ils toujours des exilés ? ».

Mars 2012

Invité à une conférence-débat sur le thème « Liberté d’expression : peut-on tout dire ? Doit-on tout dire ? » organisée par le B’nai B’rith France avec Sammy Ghozlan et Richard Abitbol.

Ce qu’il gagne

En 2008, il déclare 5 000 euros par mois (L’Express, « Ménard, emmerdeur sans frontières », 29/05/2008)

Il l’a dit

« La mondialisation de l’information […] nous oblige à nous interroger sur le bien-fondé de certaines des interdictions que la législation française, notamment avec la loi Gayssot, a construites autour de l’expression de ce qui peut être suspecté d’incitation à la haine raciale ou de propos “négationnistes” […] Tout propos moralement condamnable ne doit pas forcement être judiciairement condamnable. » — Libération, 23 novembre 2000

« Il faut en finir avec la mauvaise conscience tiers-mondiste et arrêter de trouver de bonnes excuses à certains. Il faut se battre pour le droit des autres y compris ceux qui seront dangereux pour nos démocraties » (source)

« Je suis déçu et en colère. Il y a encore quelques semaines, Cécilia Ragueneau, la directrice générale d’i>Télé, m’assurait que tout allait bien. Mais c’est vrai, l’air du temps est au conformisme… et pas à l’impertinence. Que voulez-vous, le manque de courage, la peur de déplaire, les pressions, tout cela fait beaucoup pour certains. Je le regrette. J’ai aimé travailler sur cette chaîne. Aujourd’hui, sur i>télé, comme dans d’autres médias d’ailleurs, on assiste à une reprise en mains. C’est dommage pour le pluralisme de l’information. » « EXCLU: iTélé décide de se séparer de Robert Ménard qui évoque « des pressions » »

« Merci à ceux qui ont suivi cette émission depuis deux ans, une émission que vous ne retrouverez pas. C’est terminé, les interdits sont de retour ! Ici comme dans d’autres médias, l’heure est à la reprise en main. Fini l’impertinence, bonsoir le conformisme. À bientôt, mais ailleurs… » « Ménard sans interdit »i>Télé, 13 juillet 2012

« Internet et les blogs ne tuent pas les médias. Ils les obligent à inventer de nouveaux quotidiens, lancer des nouveaux sites Internet d’information, repenser la télévision généraliste. Et il faut rompre avec l’idée que c’est l’Etat qui va trouver pour nous la solution à la crise. Le pire ennemi du journalisme, c’est la pauvreté. Nous devons rompre avec nos habitudes de mépris face à l’argent. La seule façon de reconquérir du temps pour l’information, c’est d’avoir des médias riches. » La revue des 60 ans du Centre de formation des journalistes, « Journaliste, un métier à réinventer ».

« Les écoles de journalisme doivent lutter contre la bien-pensance insupportable qui domine trop souvent l’information. La presse française est corsetée d’interdits législatifs qui n’existent pas ailleurs, sur le racisme, l’homophobie, la mémoire, etc. Toutes ces barrières doivent sauter. Elles sauteront, comme toutes les autres, avec les groupes de presse étrangers, comme cela s’est passé sur le people. » Ibid.

« Ce que je dis juste, c’est que la liberté d’expression de l’extrême droite doit être défendue. Je ne suis pas d’extrême droite mais je défends la liberté d’expression de tous, y compris et surtout de ceux qui ne pensent pas comme moi. En France, il n’y a que le jour du bac qu’on est voltairien. Chacun défend la liberté d’expression dans son pré-carré. Personne ne s’occupe de la liberté d’expression de ses opposants. Par exemple, la droite dure veut faire taire le PCF et réciproquement. Et puis, en France, on peut dire du bien de tous les allumés mais pas des Le Pen ! (…) Ceci dit, je partage avec Marine Le Pen sa critique de la classe politique, coupée des réalités et des Français. » Nouvelles de France, « Robert Ménard : “Olivier Besancenot est au moins aussi dangereux que Marine Le Pen” »

« En France, tout le monde est “pour” [liberté d’expression] mais chacun ajoute : “sauf…”. On a remplacé ce que fut la censure de l’Église aux siècles anciens, ou la censure d’État, par celle des associations. Chaque lobby, chaque sensibilité, chaque communauté se crée ainsi un espace où il est désormais impossible de parler librement. Des coalitions d’intérêts se sont constituées, qui, chacune dans sa “niche”, entendent faire la loi. À quoi s’ajoute une judiciarisation générale. Chaque fois que vous prononcez un mot qui n’a pas l’heur de plaire à tel ou tel, on vous menace des tribunaux. D’où l’effet d’autocensure : la seule menace d’un procès fait de vous un paria, vous êtes disqualifié et vous finissez par perdre toute liberté. » — Valeurs actuelles, « Robert Ménard “On n’ose plus braver la censure” », 01 avril 2010

« Dire qu’il existe un lobby juif, qu’il y a des solidarités confessionnelles, ce n’est pas antisémite. Je suis pied-noir et je peux vous dire que le lobby pied-noir en France, c’était quelque chose ces 25 dernières années ! D’ailleurs, aux États-Unis, ça ne choque personne de parler de « lobby juif ». C’est en France que ça pose problème compte tenu de notre histoire… Lobby juif, c’est casse-gueule, je l’admets. (…) Je suis contre le fait que le CSA s’érige en grand prêtre de ce qui est acceptable et ne l’est pas. (…) Au CSA, ce sont des faux culs de première ! » « Robert Ménard : « Au CSA, ce sont des faux culs de première ! » » Le Point, 07 septembre 2011

« Moi, un facho ? J’ai fondé Reporters sans frontières, je me suis battu contre la censure et je serais un facho ? Parce que je me déclare plus du côté des victimes que des agresseurs, parce que je suis pour le rétablissement de l’autorité parentale, ça ferait de moi un facho ? Parce que je ne me battrais pas pour empêcher la condamnation à mort de Marc Dutroux, je serais un facho ? Eh bien, dites-moi, on est un sacré paquet de fachos en France ! J’ai été viré de RTL parce que j’ai dit que j’étais d’accord avec certaines idées du Front national et que j’estimais anormal qu’un parti qui pèse de 15 à 20 % dans l’opinion n’ait pas de représentants au Parlement. Qu’on s’entende bien, je ne vote pas pour le Front national. Et on me vire à cause de ça ! Le monde du journalisme vit coupé du pays réel. On parle en euphémismes. Moi, je fais avec la vie ! Et je fais partie de ceux que ça ne gêne pas d’aller voir. La vérité, c’est que Sud Radio gêne RTL, RMC et Europe 1. » Ibid

« On peut changer le peuple, aussi, Paul Amar, si vous voulez.» — France 5, « Revu et corrigé », 18 septembre 2011

« Cela fait 20 ans que je suis contre la loi Gayssot. Je pense que c’est une loi absurde, parce que ce n’est pas aux tribunaux de dire ce qu’il en est de la vérité historique. Deuxièmement, c’est une loi absurde, car elle a permis à une secte, les révisionnistes et les négationnistes, 15-20 personnes, d’illuminés, qui disent n’importe quoi (…) mais l’effet pervers de cette loi fait de ces révisionnistes des héros. (…) Défendre les victimes de la loi Gayssot est suicidaire. » (source)

« Il faut le dire sans hésiter, sans tergiverser : Manuel Valls mène une politique juste et courageuse quand il fait appliquer les décisions de justice concernant le démantèlement des regroupements illégaux de Roms, réduits à vivre dans des conditions d’insalubrité inacceptables. La droite devrait d’ailleurs l’applaudir sans retenue. Au risque, sinon, d’apparaître pour des politiciens guidés par leurs seuls intérêts partisans. » « Soutenir Valls » — www.robertmenard.fr, 16 août 2012

« On a le droit, ne leur en déplaise, d’être opposé au mariage gay sans pour autant être homophobe. On peut combattre les discriminations dont sont encore victimes trop d’homosexuels sans approuver ce nouveau pas dans la destruction méthodique de la famille. Contrairement à ce qu’on nous sermonne, ce n’est pas là un combat « d’arrière-garde ». Ce n’est pas parce que d’autres pays occidentaux ont légalisé mariage et adoption homosexuels, que nous devons le faire à notre tour. » « Contre le mariage gay » — www.robertmenard.fr, 21 août 2012

« Je n’ai pas envie qu’il y ait autant de mosquées que d’églises dans mon pays (…) Je n’ai pas envie qu’il y ait un minaret dans tous les villages de France (…) Aujourd’hui, il y a 200 000 immigrés qui viennent chaque année en France, 80% arrivent dans le cadre du regroupement familial. 80 ou 90% sont musulmans. Il faut arrêter ça. » — RTL, « On refait le monde », 14 décembre 2010

« Ce dont je rêve, c’est qu’on puisse dire clairement ce qui est arrivé aux milliers de pieds-noirs et de harkis “disparus” après les accords d’Évian : ils ont été découpés en morceaux, assassinés, leurs femmes et leurs filles prostituées. Le simple fait de pouvoir dire ça en toute liberté serait une immense libération. » — Minute, « Entretien avec Robert Ménard », 27 juin 2012

Sa nébuleuse

Non renseigné.

Ils ont dit

« Quand il ne cosigne pas une tribune dans Le Monde avec Patrick Poivre d’Arvor ou ne remet pas un prix littéraire à Bernard-Henri Lévy, son gourou Robert Ménard semble d’ailleurs aussi présent à l’antenne que la météo ou les cours de la Bourse. Objecte-t-on que le taux d’accidents du travail est beaucoup moins élevé dans le secteur de l’information que dans ceux du bâtiment ou du transport routier ? Objection aussitôt rejetée : ces victimes-là n’intéressent guère la presse et lui seraient infiniment moins utiles. Le contrôle de l’agenda par les médias permet en revanche de mobiliser un pays tout entier quand un journaliste est pris en otage. » Serge Halimi, Les nouveaux chiens de garde Nouvelle édition actualisée et augmentée, Raison d’Agir Éditions, 2005

« Je crois que le quota de Ménard est dépassé » Louis-Georges Tin (président du Conseil représentatif des associations noires de France), « Ménard sans interdit » — i>Télé, 13 juillet 2012

« Il y a une semaine, nous avons expliqué à Robert Ménard qu’il y avait un problème de lisibilité avec son émission qui mélangeait l’interview et l’opinion. Nous lui avons proposé une chronique en tant qu’éditorialiste où il pourrait exprimer son point de vue. Il vient de nous donner sa réponse par l’intermédiaire des médias. Mais nous n’avons jamais voulu nous séparer de lui. » « Viré, Ménard accuse i>Télé de céder aux pressions », TV Mag

« Dans le même genre, début juillet, nous apprenions la disparition de la revue « Médias », de Robert Ménard. Depuis deux ans, celui-ci a perdu 80 % de ses annonceurs, qui trouvaient le ton du magazine trop « sulfureux » : autrement dit, trop à droite! Car au lieu d’ouvrir ses colonnes exclusivement à la gauche, Ménard a cru qu’il pouvait aussi donner la parole à des personnalités non-conformistes. Sans pour autant les ménager, il a ainsi interrogé notre ancien dessinateur, Konk, l’écrivain Denis Tillinac, la journaliste Élisabeth Lévy, mais aussi – dans le dernier numéro – l’historien Reynald Secher, le chro- niqueur du « Figaro » Ivan Rioufol ou le philosophe Alain de Benoist… (…) Hélas, c’était déjà trop : les annonceurs ne passent leur pub qu’à condition de voir couler le robinet d’eau tiède. » « Médias: grande offensive contre la droite » — Minute, 18 juillet 2012

« Il a toujours revendiqué cet intégrisme idéologique. Son Coran, c’est la liberté de la presse. » Ben Ami Fihman, ex-directeur de journaux au Venezuela, « Ménard, emmerdeur sans frontières » — L’Express, 29 mai 2008

« Il y a les amis d’un parcours et les amis de toujours. Robert Ménard et nous fûmes proches, du temps où cet emmerdeur sans frontières était le cauchemar d’une cohorte d’autocrates censeurs et l’éveilleur de consciences de toute une génération de journalistes africains indépendants. Nous ne le sommes plus – comment pourrions-nous l’être ? – depuis que le pourfendeur de Ben Ali (…) a publié, il y a six mois, son « Vive Le Pen ! », avant de fréquenter les think-tanks de l’extrême droite. La lente dérive autocentrée de ce pied-noir iconique l’a conduit en des marécages pour nous infréquentables. Le fondateur de Reporters sans frontières défend Dieudonné à propos des Juifs, Zemmour sur les « immigrés délinquants », Péan sur les « Tutsis menteurs », la peine de mort, les néocons, les théoriciens du complot, peut-être Gbagbo et pourquoi pas Kaddafi, je ne sais pas, tout est possible tant l’éclectisme de ses combats le conduit à dessiner sa propre caricature ». « Indignés » — Jeune Afrique, 2 au 8 octobre 2011 – N° 2647

« Reporters sans frontières jouit, en France, d’une honorable réputation, tandis que des médias latino-américains l’accusent d’être à la solde de la NED/CIA. L’association collecte plus de 2 millions d’euros par an auprès du public français pour venir en aide aux journalistes opprimés dans le monde. En réalité, seulement 7 % du budget général de RSF est affecté à sa mission principale. La véritable activité de l’association, depuis qu’elle a conclu un contrat avec l’officine d’Otto Reich, c’est la lutte contre les régimes progressistes latino-américains (Cuba, Haïti, Venezuela). » « Reporters sans Frontières couvre la CIA » — site Investig’Action, 7 décembre 2005

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