Jean Quatremer

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Dernière modification le 22/01/2016

Jean Quatremer,
européiste… contre l’identité européenne

« Je dirais que l’Europe n’est pas une identité commune, ça je n’y crois pas. C’est un modèle, qui peut être exporté, qui peut devenir le modèle du monde, ça peut devenir une ONU qui a réussi et qui s’étend au reste du monde. »

Jean Quatremer est « le » spécialiste de l’Union Européenne dans les médias. Porte-voix d’un fédéralisme européen basé sur la disparition des nations, définissant l’identité européenne comme « dangereuse », il est également le premier à avoir évoqué les frasques sexuelles de Dominique Strauss-Kahn. Né en novembre 1957 à Nancy, il travaille depuis plus de trois décennies au quotidien Libération.

Formation

Il a étudié le droit (spécialisation en droit international privé, droit du commerce international et droit européen) et a été chargé de travaux dirigés à la faculté de droit à Paris X-Nanterre et de Paris II-Assas. Il a également travaillé dans un cabinet d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation.

Parcours professionnel

Depuis 1984 : journaliste au quotidien Libération. Il est nommé en 1987 à la rubrique immigration et suit notamment SOS-RACISME. Entre septembre 1990 et 1992, il est responsable du défunt cahier « Europe » – un supplément hebdomadaire de huit pages consacré à la construction communautaire – avant de devenir correspondant auprès de l’Union Européenne.

Il a réalisé de nombreux reportages pour la télévision (France 2, France 5, Arte, Canal+ Belgique) sur des sujets européen ou de société. Parmi ses films: « Faiseurs d’euros » (2009), « L’Union et la force » (2009), « Euro, quand les marchés attaquent » (2010), les trois coréalisés avec Jean-Michel Meurice.

Radio : Intervenant régulier sur RMC-Info notamment dans l’émission les « Grandes Gueules »

Lauréat de plusieurs prix :

13 février 2009 : Prix d’Éthique journalistique et de l’Orientation européenne « Konstantinos Kalligas » décerné par la presse grecque.

27 mars 2010 : Prix « Richelieu » décerné par l’Union de Défense de la langue française.

30 juin 2010 : Prix « Initiative européenne », décerné par la Maison de l’Europe et le Club de la presse européenne.

Il est fait chevalier des de l’ordre des Arts et des Lettres au début de l’année 2013, mais refuse cette décoration, au motif qu’un journaliste ne saurait être redevable à l’égard d’un État.

Parcours militant

Non renseigné.

Ce qu’il gagne

Non renseigné.

Publications

  • Ces hommes qui ont fait l’euro, querelles et ambitions européennes, Plon, 1999, en collaboration avec Thomas Klau, journaliste au Financial Times Deutschland.
  • Les Maîtres de l’Europe, Grasset, 2005, en collaboration avec Yves Clarisse, journaliste à l’agence de presse Reuters.
  • Du Larzac à Bruxelles, entretiens avec José Bové, Paris, Le Cherche midi, 2011.
  • Sexe, mensonges et médias, collection « Tribune Libre », Plon, 2012.
  • Debout l’Europe ! Manifeste pour une révolution post-nationale en Europe, manifeste de Daniel Cohn-Bendit et Guy Verhofstadt suivi d’un entretien des auteurs avec Jean Quatremer, Acte Sud et André Versaille éditeur, 2012 (livre paru simultanément en Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Benelux et prochainement, Pologne et Grèce).
  • 80 propositions qui ne coûtent pas 80 milliards, sous la direction de Patrick Weill, Paris, Grasset, 2012
  • Notre Europe, sous la direction de Michel Rocard, Nicole Gnesotto ; avec Nicolas Baverez, Joachim Bitterlich, Jean-Louis Bruguière, Paris, R. Laffont, 2008

Collaborations

Février 2013 : Invité lors des 5èmes entretiens européens d’Enghien à un débat sur le thème « La stagnation économique : jusqu’à quand ? »

Février 2013 : Invité lors du débat organisé par le Club Convictions sur le thème « Quelle Europe politique voulons‐nous ? »

Octobre 2012 : Participe à la clôture de l’Université des Maisons de l’Europe à Lyon avec Daniel COHN-BENDIT.

Mars 2012 : Intervenant lors du colloque « Union Européenne le Fédéralisme ou rien » sur le thème « L’Union européenne est-elle entrain d’exploser ? » organisé par le « Groupe Spinelli », un club fondé en 2010 au Parlement européen qui milite activement pour une Europe fédérale.

Mars 2012 : Intervenant lors des « Rencontres de Rennes » organisées par Libération sur le thème « Les politiques ont-ils perdu le sens moral ? » avec Ruwen Ogien, philosophe, et Myriam Revault d’Allonnes, philosophe, professeur à l’EHESS et « Europe, mensonges et citoyens » avec Christophe Deloire, journaliste, directeur du Centre de Formation des Journalistes (CFJ), et Christophe Dubois, journaliste.

Novembre 2009 : Invité au dîner-débat « Faut-il parler anglais pour être européen ?» organisé par la Diversité linguistique et langue française (DLF-Bruxelles Europe).

Février 2009 : Invité lors du dîner-débat « La Présidence tchèque est-elle passive ? » organisé par le Groupe des Belles Feuilles.

Novembre 2008 : Modérateur lors de l’Université d’automne du Mouvement Européen au débat « Quelle relève pour servir la cause européenne ? »

Février 2008 : Invité lors de la conférence « Comment se construit l’Europe au Quotidien ? Immersion dans les coulisses de Bruxelles », organisée par l’Institut Français de Sofia.

Novembre 2007 : Modérateur lors du débat « La libération de la croissance : le rôle de la concurrence », organisé par le Mouvement Européen lors de la conférence publique « La France et l’Union européenne face à la politique de concurrence ».

Février 2007 : Animateur de la conférence « La France et l’Europe à la veille de l’élection présidentielle : réconciliation ou divorce irrémédiable ? », organisée par la Confrontations Europe, la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et le European Policy Centre (EPC).

Octobre 2006 : Invité sur les dixièmes rencontres européennes de Luxembourg sur le thème « Europe Unité et/ou Diversité Réunir ce qui est épars ».

Octobre 2006 : Invité à la conférence « L’Europe, une puissance douce » organisé par l’Université populaire européenne de Grenoble.

Septembre 2005 : Invité à la conférence « L’Europe menacée – l’Europe puissance mondiale », organisé par le Comité économique et social européen.

Membre du jury du « prix du livre européen » créé en 2007, du jury du « prix Louise Weiss du journalisme européen » et élu président de la section française de l’Association des journalistes européens depuis septembre 2008.

Membre du Comité de parrainage « Les Européens du Grand Lille ».

Membres du Comité d’Orientation de la revue Études Européennes.

Il l’a dit

« Moi je me rappelle d’un article, un truc absolument extraordinaire sur une affaire de tournante en banlieue parisienne. Tous les noms avaient été changés ce que l’on fait régulièrement parce qu’on ne sait pas encore les identités. C’étaient tous des Alain, des Frédéric, des Marcel, des Maurice, sauf qu’en réalité c’était des Mohamed, des Ahmed, etc. La presse bien-pensante, les bobos parisiens, se disent : quand même, si on les caractérise. (…) On cache, mais nous-mêmes [la presse française] en permanence, c’est un élément [l’origine ethnique] qu’on ne donne pas…», Le club 28′, Arte, 15 janvier 2016

« Jean-Luc Mélenchon est un eurodéputé, très bien payé, et pour moi c’est un emploi fictif puisqu’il n’y va jamais (…) Sur 751 eurodéputés il est 731ème (…) Je l’ai critiqué et lui, sur son blog, il me traite de feignasse », « Jean-Luc Mélenchon a un emploi fictif », Jean Quatremer », rmc.fr, 15/03/2012

« Je l’ai aussi tweeté, ce qui m’a immédiatement apporté un tombereau d’insultes et même des menaces physiques de la part de la secte mélenchoniste qui croit m’impressionner », « Cœurs brisés : Jean-Luc n’aime ni Christophe, ni Jean », Coulisses de Bruxelles, 10/03/2012

« Jeudi dernier, je devais aller dans « Salut les terriens » de Thierry Ardisson. Et à midi, coup de téléphone de Ardisson, disant : “Bah non, Mélenchon s’oppose à ta venue.” Il me lit le SMS (de Mélenchon) : “Tu as invité Quatremer et Christophe Barbier, ce sont mes deux pires ennemis. Ils sont pourris jusqu’à la moelle. S’ils sont là, je ne viens pas” », « Les Grandes Gueules », RMC, 15/03/2012

« Vingt-trois hommes, vingt-trois hommes blancs, vingt-trois hommes blancs en costume-cravate sombre posant pour la photo. Cet aréopage de mâles satisfaits est le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), l’organe qui décide de la politique monétaire de la zone euro », « La BCE, si blanche, si mâle… », libération.fr, 15/10/2012

« En réalité, tous les économistes sérieux s’accordent sur un point : l’éclatement de l’euro serait une véritable apocalypse dont les pays européens auraient le plus grand mal à se remettre », « « C’est « hôtel California »: une fois entré dans l’euro, on ne peut plus en repartir » », Coulisses de Bruxelles, 03/10/2011

« Le référendum n’a effectivement guère de sens, les Grecs ayant le choix entre la peste et le choléra. S’ils refusent le plan européen, cela ne peut signifier que la faillite. En outre, la zone euro cessera de venir en aide financière au pays qui devra, malgré tout, rétablir l’équilibre de ses finances publiques. Sans l’aide européenne, et sans accès au marché, l’effort sera infiniment plus brutal que celui que fournit la Grèce actuellement », « Un référendum sur une question aussi complexe n’a guère de sens », libération.fr, 02/11/2011

« Ce monolinguisme anglophone m’a mis en rage, car il s’agit d’une violation de tous les accords. L’Union compte 23 langues officielles, la Commission, 3 langues de travail (anglais, français, allemand) et la salle de presse, 2 langues d’usage (anglais et français). Surtout, je considère qu’il s’agit d’une question de légitimité démocratique », « I want you to speak english or get out », Coulisses de Bruxelles, 31/05/2012

« Je peux donc vous confirmer que, selon des sources concordantes, Goldman Sachs et le fonds spéculatif dirigé par John Paulson seraient les deux principaux acteurs des attaques contre la Grèce et l’euro. Je vous ai déjà détaillé dans mon post du 6 février le mécanisme de la spéculation et je n’y reviendrais donc pas. Le plus choquant, dans cette affaire, est sans aucun doute le rôle joué par Goldman Sachs qui, à la fois, conseille le gouvernement grec, et prend, en secret, des positions contre la Grèce et l’euro », « Goldman Sachs contre, tout contre, la Grèce », Coulisses de Bruxelles, 17/02/2010

« Lorsque j’entends des politiques, notamment des socialistes qui expliquent : “oui, c’est un séducteur”, moi, ça me scandalise. Quelqu’un qui se serait comporté comme cela en Suède, en Finlande ou aux Etats-Unis, n’aurait même pas commencé une carrière politique, mais en France, sur ces affaires-là, il y a une véritable omerta au nom de la vie privée. Or là, on n’est plus dans la vie privée, c’est pas les rapports entre M. et Mme Strauss-Kahn qui ne regardent qu’eux. Là, on est à l’extérieur de la vie privée, un comportement qui relève à mon avis de l’intérêt public parce qu’il n’est pas indifférent que l’on vote pour quelqu’un qui a des problèmes de compulsions sexuelles ou pas. Moi, ça me paraît faire partie de la sphère publique. Alors évidemment quand je dis ça, l’ensemble de mes confrères et une bonne partie de la classe politique disent “ah ça y est, c’est la rigueur protestante qui débarque en France”. Non, ça s’appelle l’égalité homme-femme et le respect qu’on doit avoir envers les femmes. Je sais, c’est douloureux, il faut changer de logiciel, on n’est plus dans les années 50, il faut s’y habituer. On a depuis le début de cette affaire, qui doit encore être prouvée (…), il y a peut-être Dominique Strauss-Kahn qui est accusé injustement mais il y aussi peut-être une vraie victime, une jeune femme de 32 ans, qui vit dans le Bronx, qui gagne un salaire de misère… », « Jean Quatremer balance sur DSK », ndf.fr, 18/05/2011

« Evidemment, en tant que fédéraliste européen convaincu que je suis, quoique critique, les mots “identité européenne” me plaisent, car qui dit fédération européenne, dit identité européenne, car quand vous avez une identité européenne, vous avez un sentiment d’appartenance à un ensemble qui serait plus grand. Ceci était le point de départ de ma réflexion. Et le point d’arrivée, est que les mots « identité européenne », me faisaient profondément horreur : j’avais un malaise vis-à-vis de ce concept même d’identité européenne. Parler d’identité européenne, c’est vouloir bâtir quelque chose qui, soit se superposerait aux identités nationales telles qu’elles existent aujourd’hui, soit qui s’y substituerait. Or, l’identité nationale, en Europe et dans le monde d’aujourd’hui, c’est la nation, et donc l’état nation puisque dans nos états européens, la nation s’incarne dans l’état. Ce qui laisserait donc supposer qu’on aurait la volonté de bâtir un état européen qui serait le réceptacle naturel d’une nation européenne, que l’on pourrait identifier par un certain nombre de caractères communs, dont ce fameux sentiment d’appartenance. Et c’est là que cela ne va pas, car en réalité, les pères fondateurs de l’Europe n’avaient qu’un but : se débarrasser de l’état nation. Pour reprendre les mots de Toni Negri, un philosophe italien avec lequel je ne suis pourtant pas très proche, « le but finalement de l’Europe était de tuer cette “merde” d’état nation », je le cite textuellement. Je suis profondément persuadé que la volonté des pères fondateurs de l’Europe n’était pas de refaire en plus grand l’état nation qui avait échoué en plus petit », Actes des dixièmes Rencontres européennes de Luxembourg sur le thème « Europe Unité et/ou Diversité Réunir ce qui est épars ».

« Ce concept même d’identité européen me parait extrêmement dangereux, parce qu’on risque de renouer avec toutes les dérives de l’état nation qu’on a connu dans le passé », Ibid.

« Je dirais que l’Europe n’est pas une identité commune, ça je n’y crois pas. C’est un modèle, qui peut être exporté, qui peut devenir le modèle du monde, ça peut devenir une ONU qui a réussi et qui s’étend au reste du monde. L’Europe pour moi est davantage une volonté, une volonté politique, qui ne peut donc pas être ramenée à une question d’identité, et c’est pour cela que je trouve que l’aventure européenne est une chose extraordinaire, qui fait rêver, car elle n’a pas de précédent historique. Ne cherchons pas à ramener l’histoire de l’Europe à ce que nous avons fait dans le passé. L’identité européenne, si elle existe un jour, ne sera pas l’équivalent de nos identités nationales », Ibid.

« Non. Je n’en connais aucun [journaliste eurosceptique]. Ou s’ils le sont, ils repartent très vite. Ce poste exige un investissement total et ne supporte pas le cynisme. Si vous méprisez l’Union, tout devient un non-sujet ou vous mentez pour travestir la réalité », « Jean Quatremer : “Je suis encore comme un gamin devant un jouet” », Médias, Printemps 2010.

« Etre europhile ne veut pas dire que l’on se voile la face, bien au contraire. (…) L’euroscepticisme constitue, selon moi, un biais idéologique qui empêche de faire son travail. L’eurosceptique ne va pas travailler dans la machine, ne s’implique pas », Ibid.

« J’avais suivi Dominique Strauss-Kahn lorsqu’il était ministre des Finances, entre 1997 et 2001. Un personnage extrêmement brillant, mais dont je connaissais très bien, comme l’ensemble des journalistes, le comportement limite à l’égard des femmes. J’avais plusieurs témoignages de jeunes femmes qui n’avaient guère apprécié, et je reste gentil, son comportement à leur égard. Mais on ne parle pas de cela en France. Lorsqu’il a été pressenti pour le poste de directeur du FMI, en juillet 2007, je l’ai écrit dans un portrait sur mon blog. Je signalais que son seul problème était de se montrer trop pressant à l’égard des femmes (…) Si la presse internationale a largement repris mon post, en France, hors du Net, le silence a été quasi général… », Ibid.

« La presse française a derrière elle une longue histoire de soumission à l’égard du pouvoir », « Sexe, mensonges et médias ». L’affaire DSK à charge contre la presse française », lesquotidiennnes.com, 27/03/2012

« Je suis très étonné des questions qu’on me pose depuis ce référendum. “Est-il bien normal qu’on envoie à Bruxelles un journaliste aussi europhile que vous ?” C’est comme si on posait la question : est-il normal que l’on envoie un journaliste pas anti-américain à Washington ? Pourquoi pas aussi demander que l’on envoie un journaliste antisémite à Jérusalem ? C’est du grand n’importe quoi ! » France Culture, 7 mai 2014.

Sa nébuleuse

Non renseigné

Ils ont dit

« Après son départ, la rédaction ne désignera pas d’autre journaliste chargé de cette rubrique avant la nomination de Jean Quatremer en septembre 1987 : les articles seront écrits par de multiples journalistes désignés par le chef du service société et généralement moins hostiles à SOS que ne l’était Eric Favereau », SOS-Racisme, histoire d’une mobilisation “apolitique” Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981, thèse de science politique soutenue à l’université de Nanterre en décembre 1998 sous la direction du professeur Bernard Lacroix», Philippe Juhem.

« Quelques semaines plus tard, lors du congrès de SOS précédant de peu les élections, Jean Quatremer manifestera également une prise de distance critique avec l’engagement de SOS en faveur de François Mitterrand, même s’il se montrera nettement moins désapprobateur que Pierre Mangetout ou Alain Léauthier », Ibid.

« Mais plus grave que quelques articles ponctuellement défavorables, Jean Quatremer, journaliste chargé du secteur immigration depuis la fin de 1987 et jusqu’alors plutôt favorable à l’association, commence à se montrer plus réservé à partir de 1989 », Ibid.

« L’article de Jean Quatremer qui suit le congrès est accompagné d’une brève intitulée « la tentation de la censure » signalant que « Libération a été déclaré lundi non grata au congrès de SOS-Racisme par un service d’ordre zélé. (…) Le journaliste de Libération [il s’agit de Jean Quatremer] qui est allé s’enquérir auprès du service d’ordre des conditions de l’incident, s’est même fait traiter de “provocateur ” et de “ fouteur de merde ” par les membres du service d’ordre. (…) Finalement en milieu d’après midi, Malek Boutih, vice-président de SOS, présentait ses “excuses” pour l’incident en expliquant que “les journalistes étaient libres d’écrire” », Ibid

« Alors que Jean Quatremer subit la mauvaise humeur des animateurs de SOS pour avoir parlé d’un abandon de la revendication du droit de vote des immigrés aux élections locales et d’un alignement de l’association sur les positions de Michel Rocard », Ibid.

« SOS-Racisme a bien fait les choses. Rien ne manque pour que cette grande messe se déroule dans le respect des meilleures traditions : ni les mandats, ni les délégués enthousiastes, ni les bans […] scandés de longues minutes, ni, enfin, les votes unanimes à main levée. Sans oublier les inévitables messages de soutien, dont celui, désormais rituel, et accueilli par une salve exaltée, de François Mitterrand, qui s’adressant aux congressistes, a salué leur “générosité et leur soif de justice” et leur a rendu hommage par ces mots : “vous avez su donner un nouveau visage à la fraternité ”», « Le dimanche en campagne de SOS-Racisme », Libération, 4/04/1988.

Quant à la question centrale de l’identité, Robbi Goebbels, l’eurodéputé luxembourgeois, et Jean Quatremer, le correspondant du journal français Libération à Bruxelles sont d’accords : il n’y a pas une identité européenne mais des valeurs morales, politiques, économiques ou sociales qui sont partagées par les européens et leurs mandants. L’Europe a été le creuset de l’état nation. Il ne faut pas chercher à transposer ce modèle à l’échelle de l’Union. (…) Jean Quatremer retient trois groupes de références communes : la quête de la Paix, l’attachement aux choix collectifs (en particulier pour le rôle de l’état) et des références communes en matière d’institutions (démocratie) », Actes des dixièmes Rencontres européennes de Luxembourg sur le thème « Europe Unité et/ou Diversité Réunir ce qui est épars ».

Dans Le Monde Diplomatique de juin 2011, Hubert Vedrine, ancien Ministre des Affaires étrangères, qualifie Jean Quatremer d’« Ayatollah du fédéralisme ».

Crédit photo : page Facebook officielle de Jean Quatremer (DR)

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