Guillaume Roquette

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Guillaume Roquette,
discrétion et courtoisie

La nomination de Guillaume Roquette à la tête de la rédaction du Figaro magazine est le couronnement d’un parcours discret mais sans faute. Elle est aussi le signe d’un durcissement de la presse de « droite » du à l’alternance, avec le passage du directeur de la rédaction de Valeurs actuelles au Figaro magazine, et du directeur du Figaro magazine (Alexis Brézet) au Figaro.

Famille et formation

Né à Lille en 1965, Guillaume Roquette est marié, père de famille et fidèle pratiquant catholique de l’Église de la Trinité à Paris. Il est diplômé de l’Institut d’Études politiques de Paris.

Expérience professionel1e

Guillaume Roquette a débuté sa carrière de journaliste dans les pages saumon du Figaro (service économique), dont il devient rédacteur en chef adjoint. Il sera ensuite nommé à la tête du magazine L’Entreprise du groupe Express-Roularta.

C’est en 2006 que Guillaume Roquette prend la tête du groupe Valmonde (Valeurs actuelles, dont il est également directeur de la rédaction, Spectacle du monde et Jours de chasse) avec la mission de redresser les chiffres d’un groupe en perte de vitesse. Pour ce faire, il s’appuie sur le directeur de la rédaction de «VA», Éric Branca, auquel il laisse les mains libres pour redynamiser la ligne éditoriale de l’hebdomadaire. Mission accomplie avec succès, puisque la diffusion de Valeurs actuelles va augmenter de 17 % en 5 ans, ce qui représente un record unique dans un secteur en grande difficulté.

Pour relancer le mensuel Spectacle du monde, durement affaibli par l’épisode Gonzague Saint-Bris (2001-2003), qui avait voulu transformer cette élitiste revue de combat en catalogue publicitaire, Roquette fait d’abord confiance à l’homme en place, Gérald Olivier. Sans succès. En 2010, il décide de licencier Gérald Olivier et de confier le redressement du mensuel à Branca, qui devient « conseiller de la direction ». Celui-ci s’appuie sur le secrétaire général de la rédaction, Christian Brosio, qui a l’avantage de connaître par cœur le fonctionnement du mensuel et les attentes de ses lecteurs. Roquette, Branca et Brosio mettent en place une formule gagnante reposant sur de grands dossiers thématiques rompant franchement avec le ton « libéral bon teint » et atlantiste jusqu’alors en vigueur. Très vite, Spectacle du monde augmente ses ventes en kiosques et redresse la barre sur les abonnements. D’ici 2013, il devrait recommencer à gagner de l’argent – là encore, une exception dans l’univers de la revue intellectuelle haut de gamme.

L’annonce du départ de Guillaume Roquette a affecté les rédactions du groupe Valmonde, qui appréciaient son professionalisme et son humeur égale.

Parcours militant

On ne connait aucun passé militant à Guillaume Roquette. Discret et courtois, il ne ressent pas le besoin d’exprimer publiquement ses convictions personnelles, mais écoute attentivement celles de ses interlocuteurs, qu’il analyse intelligement. À Valeurs actuelles, il réussit l’exploit de recueillir le respect et la considération des deux pôles de la rédaction : libéraux et conservateurs, qui ne cohabitent pourtant pas sans heurts !

Collaborations

Guillaume Roquette était jusqu’ici le visage de Valeurs actuelles dans les médias (avec François d’Orcival, président du comité éditorial de Valeurs actuelles, qui commente également l’actualité politique, mais dans une moindre mesure). Il participe régulièrement aux débats politiques organisé sur Europe 1, France Inter, LCI, et aux émissions émissions d’Yves Calvi sur France 2 et France 5 : « Mots croisés » et «C dans l’Air ».

Début 2011, il anime chaque jeudi une chronique régulière dans le 6h/7h d’Audrey Pulvar sur France Inter. Il annoncera finalement y renoncer, affecté par les mails hostiles reçus des auditeurs de la radio (classée clairement à gauche) qui jugent ses propos trop à droite… Il s’explique ainsi : « Il y avait un décalage entre ce que j’exprimais et l’antenne. C’était ce que voulait Audrey [Pulvar], c’est elle qui m’a demandé de venir, mais je me sentais décalé par rapport à la tendance politique de l’antenne. Je recevais environ une dizaine de mails par chronique. J’avais des réactions agressives. Je me suis dit que si je les faisais réagir comme ça, c’est que je n’y avais pas ma place. C’est au moment de la réforme des retraites que j’ai reçu le plus de réactions (…) Je ne me sentais pas complètement à l’aise, je suis un affectif, j’aime énormément Audrey [Pulvar], j’ai travaillé avec elle sur i>Télé. J’avais une liberté absolue, je faisais ce que je voulais mais je me sentais loin de mes bases ». Et il ajoute : « Je suis d’un naturel courtois. Peut être que je n’étais pas prêt à ça. J’ai beaucoup de mal avec l’agressivité, il y avait des propos très déplaisants dans ces mails. Je ne le sentais plus, et dans la vie, il faut faire les choses qu’on sent ». (source : arretsurimages.net).

Il anime ensuite, en alternance avec Christophe Barbier, la chronique politique de la matinale de LCI, qui comprend un commentaire de l’actualité et l’interview d’une personnalité du monde politique ou économique. Il a ainsi reçu l’ancien ministre libéral Alain Madelin, Alain Minc, l’ancien ministre Alain Lambert, ou encore Monseigneur Vingt-Trois.

En septembre 2011, il reprend finalement sa chronique matinale dans le journal d’Audrey Pulvar sur France Inter.

Il l’a dit

Sur les 35 heures : « [En France] personne n’a envie de travailler ; il suffit de regarder les réactions face à la retraite à 62 ans. Mais la France n’est pas une île, isolée du reste du monde !», sur France Inter, en janvier 2011.

Sur le communautarisme : « J’ai le sentiment que, même s’il n’existe pas de multiculturalisme au sens juridique du terme en France, il existe un communautarisme de fait qui se développe de plus en plus (…) Il y a des accomodements juridiques avec les communautés : par exemple à l’école, des sujets d’histoire sont difficilement évoqués (…) Si les pratiques sont minoritaires, il y une gêne et une culpabilisation de la société française par rapport à ces pratiques qui se font et qui sont potentiellement dangereuses », au cours d ‘un débat organisé par le site Enquête et Débat sur le communautarisme, juillet 2011.

Sur la presse : « Je me sens discriminé, en tant que journaliste de droite. Je rencontre des journalistes qui me disent qu’ils sont de droite mais qui ne le disent pas car cela nuirai à leur carrière », idem.

Sur François Hollande : « François Hollande nous dit aujourd’hui qu’il connaît la recette pour nous en sortir sans douleur, deux doigts (voire quatre ou cinq…) de hausse d’impôts et un zest de croissance. Qu’il y croie vraiment ou – hypothèse plus probable – qu’il entretienne les Français dans l’illusion le temps d’une élection législative, il ne rend pas service au pays. Plus cet état d’apesanteur économique et sociale durera, plus il sera difficile à François Hollande de faire accepter une politique de rigueur et de diminution substantielle de la dépense publique. Le précédent de 1981 nous apprend que les états de grâce finissent par se payer. Cash ». Valeurs actuelles, 17 mai 2012

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