Franz-Olivier Giesbert

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Dernière modification le 12/06/2014

Franz-Olivier Giesbert,
prince mondain de la connivence tranquille

« Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’appartiens pas au milieu médiatique parisien. » (Télérama, 31 janvier 2014)

« Un journaliste ça lèche, ça lâche, puis ça lynche. » Cette phrase de Jean-François Kahn sied à merveille à Franz-Olivier Giesbert tant celui-ci aurait pu faire de cette formule une devise. Complaisant, jusque dans l’intime avec les puissants, FOG n’oublie jamais d’immortaliser ces instants sur son petit bloc note spiralé avec l’intention, le jour venu, de les consigner dans un livre assassin. Celui qui a quitté début 2014 la direction du Point a passé sa vie dans une ambiguïté toute assumée avec philosophie, jonglant entre la droite et la gauche, entre la campagne et la ville, entre les chèvres et le Siècle, entre l’indépendance et la connivence. FOG, c’est la schizophrénie réfléchie.

Né à Wilmington aux États-Unis dans l’état du Delaware, Franz-Olivier Giesbert, journaliste et écrivain franco-américain, est issu d’une famille d’origine allemande, écossaise et juive (immigrée aux États-Unis avant la Première guerre mondiale) du côté paternel, et d’une famille d’imprimeurs normands catholiques du côté maternel. Son père, Américain, était du débarquement de Normandie sur les plages d’Omaha Beach le 6 juin 1944. Cette Normandie, Giesbert la rejoindra à l’âge de trois ans. Il y recevra une éducation catholique et de gauche, élevé par sa mère, professeur de philosophie et adjointe du maire PS d’Elbeuf, et par son père, dessinateur commercial. À l’adolescence, il milite un temps pour l’Algérie française avant de passer, à l’âge adulte, par un « bref attrait pour le communisme ».

Formation

FOG est diplômé en 1969 du Centre de formation des journalistes (CFJ), où il rencontre son ami Patrick Poivre d’Arvor et se lie avec son professeur Jacques Ozouf.

Parcours de journaliste

D’après Marion Van Renterghem, qui a publié un formidable papier sur Giesbert dans M. le magazine du Monde du 6 juillet 2012, celui-ci est « devenu journaliste pour contredire son père, qui méprisait la profession ». Il signe son premier papier sur l’élection présidentielle américaine à 18 ans dans le journal Liberté-Dimanche, propriété du groupe Paris Normandie dont sa famille maternelle est actionnaire. Lorsque celle-ci lui propose, à 19 ans, le poste de rédacteur en chef adjoint du quotidien Paris Normandie, il refuse et se dirige vers des études de droit avec l’objectif d’intégrer l’ENA ou de devenir avocat. En parallèle, il reste néanmoins durant 4 ans au sein du quotidien, où il s’occupe des pages littéraires.

En 1971, il fait un stage au Nouvel Obs à l’issue duquel, sur la recommandation de Jacques Ozouf, son professeur au CFJ, il intègre la rédaction. Il y est d’abord correspondant aux États-Unis puis chef du service politique grâce à l’aide de Jean Daniel. Enfin, il est propulsé directeur de la rédaction à 36 ans avec le but de relancer les ventes de l’hebdomadaire, qui s’effondrent sous le mandant de François Mitterrand. Un Mitterrand avec lequel FOG poussa la connivence jusqu’à l’extrême… Il rédigera d’ailleurs sa biographie, « François Mitterrand, une vie » (éd. Du Seuil, 1997). Durant cette période, il sauve le journal, selon l’aveu même de Claude Perdriel, mais l’ambiance en souffre beaucoup et sa présence génère beaucoup de tensions, notamment avec Jean Daniel.

En septembre 1988, c’est le choc : Giesbert rejoint l’ennemi. Le Figaro tout d’abord, opposant du Nouvel Obs, honni de la gauche ; Robert Hersant ensuite (propriétaire du Figaro), ennemi farouche de la famille maternelle de Franz, en lutte avec l’homme d’affaire dans le capital de Paris Normandie. Qui plus est, Hersant est lié à des faits de collaboration avec les Allemands. « Cet homme est dangereux », avait pourtant estimé FOG lorsqu’il était à l’Obs. Il devient directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro. Le diner du Siècle a ses raisons que la raison ignore ! Du côté de l’Obs, c’est le scandale. FOG est qualifié de « traître », de journaliste « sans convictions ». La trahison est sur toutes les bouches. FOG n’en a que faire ; depuis le début, il ne roule que pour lui-même.

Durant cette période au Figaro, notre journaliste mène une vie de nabab où la mondanité est à son comble. Il s’achète une belle Mercedes, quitte sa femme pour la milliardaire Nahed Ojjeh… fille du ministre syrien de la défense, un pays alors en guerre contre la France. FOG n’en est pas à une contradiction près, et reçoit le tout-Paris dans l’hôtel particulier de sa nouvelle épouse.

C’est en 2000 que, sous l’influence de Claude Imbert, fondateur du Point, ce dernier fait de Franz-Olivier Giesbert le directeur de son magazine. En 2003, il devient PDG du groupe SEBDO Le Point. Grâce à sa politique de unes agressives et polémiques, les ventes de l’hebdomadaire passent de près de 300 000 en 1999 à environ 415 000 en 2010. FOG agace, divise, mais il gagne. « C’est de loin le meilleur patron de presse », dira Christophe Barbier, patron de L’Express, pourtant journal concurrent. Quoi qu’il en soit, il profite de ses unes enflammées pour soutenir, puis allumer Sarkozy. Vieille tradition « fogienne ». Le président de la République aurait même demandé sa tête à François Pinault en 2008, sans succès.

En 2011 il sort un livre sur Nicolas Sarkozy, « M. le Président », dans lequel il révèle des « off » et s’en prend sévèrement à lui. Comme à son habitude, FOG est passé par la connivence pour en aboutir au lynchage – comme il l’avait fait avec Jacques Chirac, sur lequel il a également publié un livre. Le tout pour son seul intérêt. « Chèvres, veaux, canards ou cochons : ils sont ses amis, ses semblables, ses frères, comme il dit, mais il les saigne de ses mains quand ils sont à point », écrit Marion Van Renterghem à propos de la vie de Giesbert à la campagne. Symboliquement, il en fait de même avec les hommes politiques.

Au début de l’année 2014, Franz-Olivier Giesbert démissionne de son poste de directeur du Point. Il demeure néanmoins « Conseiller de la direction de rédaction ».

À la télévision

En plus de faire partie de l’élite de la presse papier, Franz-Olivier Giesbert est également présent sur beaucoup de plateaux de télévision. Il présente, sans grand succès, l’émission « Le Gai savoir » sur Paris Première en 1996. En 2001, il commence sa collaboration avec le service public. Il présente : de 2001 à 2006, « Culture et Dépendances » sur France 3, une émission littéraire ; de 2006 à 2009, « Chez FOG », émission politique, sur France 5 ; en 2009/2010 « Vous aurez le dernier mot » sur France 2, qui traite de l’actualité culturelle ; en 2010/2011, une autre émission culturelle intitulée « Semaine critique ! » sur France 2. À partir d’octobre 2011, il anime « Les grandes questions » sur France 5 et, tous les mois, l’émission « Le monde d’après » sur France 3, un magazine de société consacré à l’économie.

Durant la campagne présidentielle 2012, il assure, aux côtés d’Hélène Jouan, le rôle d’examinateur de l’émission politique « Des paroles et des actes » sur France 2. Il sera très violemment critiqué sur internet et les réseaux sociaux pour ses propos méprisants sur les petits candidats (ces « candidats qu’on aurait pu nous épargner ») lors de l’émission du 12 avril 2012. Un avis qu’il partage visiblement avec Jean-Michel Apathie, qui avait tenu le même genre de propos sur le plateau du « Grand Journal » et sur RTL à propos, notamment, du candidat Jacques Cheminade.

Sa nébuleuse

Alain Minc, son meilleur ami à qui il dédicace ses livres en l’appelant « mon frère ».

Lors de ses fêtes organisées à l’hôtel particulier de son ex-femme syrienne, il reçoit notamment : l’écrivain Denis Tillinac, le patron de Havas Pierre Dauzier, l’éditeur Bernard Fixot et sa femme Valérie-Anne Giscard d’Estaing.

Il est également ami avec Pierre Mauroy, numéro deux du PS, avec qui il a écrit un livre, PPDA, qu’il a rencontré au CFJ, Laurent Joffrin et Jean-François Kahn.

Il a fréquenté le club Le Siècle, où Philippe Villin, alors vice-PDG du Figaro, l’a repéré en 1998. À propos de ce club, FOG déclare n’y avoir « pas mis les pieds depuis dix ans ! D’autres, au journal, y vont, et ils ont raison : on y rencontre un préfet, un directeur de prison, un banquier, un ancien ministre… C’est un club très utile, on y récolte plein d‘infos » (Télérama, 31 janvier 2014).

Parcours militant

Il dit avoir ressenti un « bref attrait » pour le communisme. Il eut un temps sa carte au Parti Socialiste. Cependant, FOG ne semble pas vraiment engagé durablement à droite ou à gauche et suit sa propre voie, celle de ses seuls intérêts. « Je suis un bouchon au fil de l’eau, un prédateur sans plan de carrière : un truc m’intéresse, je prends. Je vois ma vie comme ça », se définira-t-il.

Ce qu’il gagne

Son salaire est inconnu. Cependant, voici quelques citations et déclarations à propos de ses revenus.

« J’ai des revenus fluctuants. Un peu comme ceux des agriculteurs… enfin, peut-être un peu supérieurs. » (Marianne, février 2013)

« Je ne suis pas très bien payé comme patron de journal. Je suis certainement l’un des moins bien payés, sinon le moins bien payé, de France. » (Marianne, février 2013)

« J’ai toujours souffert de gastrolâtrie, l’autre mot pour la gloutonnerie, et je m’étais laissé aller, une fois de plus, à mon péché mignon qui, en l’espèce, avait été très onéreux (ndlr : du vin et des truffes). Comme toujours dans ces cas-là, je me sentais affreusement coupable : le prix de mon vice représentait bien plus que la moitié d’un SMIC. Je serai toujours un incorrigible jouisseur hédoniste, prêt à tout pour une goinfrade. Il faudrait, me disais-je, que je songe à donner très vite aux pauvres : la générosité, c’est la meilleure façon de se faire du bien ; surtout quand on croit avoir mal agi. » (« M. le Président » (éd. Flammarion, 2001), page 51)

Publications

Romans
  • 1982 : Monsieur Adrien
  • 1992 : L’Affreux (Grand prix du roman de l’Académie française)
  • 1995 : La Souille (Prix Interallié)
  • 1998 : Le Sieur Dieu
  • 2002 : Mort d’un Berger
  • 2003 : L’Abatteur
  • 2004 : L’Américain
  • 2007 : L’Immortel (adapté au cinéma en 2010 sous le titre L’Immortel)
  • 2008 : Le Huitième Prophète, éditions Gallimard
  • 2009 : Le Lessiveur
  • 2010 : Un très grand amour, éditions Gallimard (Prix Duménil)
  • 2012 : Dieu, ma mère et moi, éditions Gallimard
  • 2013 : La cuisinière d’Himmler, éditions Gallimard
Essais politiques
  • 1987 : Jacques Chirac
  • 1991 : Le Président
  • 1993 : La Fin d’une époque
  • 1996 : Le Vieil Homme et la Mort
  • 1996 : François Mitterrand, une vie
  • 2006 : La Tragédie du président
  • 2011 : M. le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011)
  • 2012 : Derniers carnets – Scènes de la vie politique en 2012 (et avant), Flammarion, 2012
  • 2012 : Dieu, ma mère et moi, Gallimard
  • 2013 : La cuisinière d’Himmler, Gallimard
  • 2013 : Dictionnaire d’anti-citations pour vivre très con et très heureux, Le Cherche Midi
  • 2014 : L’amour est éternal tant qu’il dure, Flammarion

Ils ont dit

« Le pouvoir, il se vautre dedans pour l’observer. Il le désire pour le trahir et le raconter », Marion Van Renterghem, Le Monde, 6 juillet 2012.

« Avec ses « potes » journalistes Laurent Joffrin et Jean-François Kahn, le patron du grand hebdo de centre droit se gausse d’avoir concocté des plans « pour faire élire Hollande ». Comme toujours, il commence maintenant à l’avoir dans le viseur », Marion Van Renterghem, Le Monde, 6 juillet 2012.

« Franz, c’est Alain Duhamel qui aurait pris du LSD », Jean-Marie Rouart.

« Franz appelait tous les députés par leur prénom. Il leur parlait avec une liberté de ton incroyable. Du genre : « Et la baise, ça va en ce moment ? » ça les faisait marrer, ils se sentaient en confiance, ils lui racontaient tout », Jean-François Kahn.

« Franz avait une prescience de ce qui accrochait le lecteur, au prix de moyens vulgaires qui me déplaisaient. J’ai beaucoup aimé Franz. Des journalistes de la maison le trouvaient de droite. Je le protégeais. J’ai vécu son départ pour Le Figaro comme une trahison. Mais à vrai dire, je ne déteste pas les défauts de cet homme… », Jean Daniel.

« Franz est probablement le plus brillant journaliste de l’après-guerre, mais aussi le plus pervers et le plus déloyal. J’ai regretté son embauche quarante-huit heures après son arrivée. Il m’a empoisonné la vie pendant six ans », Philippe Villin, à l’époque vice-PDG du Figaro.

« C’est un autocrate absolu, un séducteur professionnel et un manipulateur génial », Yves de Chaisemartin, successeur de Philippe Villin au Figaro.

« Il a le guillemet facile », François Mitterrand.

« Franz est comme mon chat. Mon chat m’adore, m’attend, mais quand je m’approche, il s’éloigne. Il se laisse caresser, mais ne monte pas sur le lit », Pierre Charon.

« Il y a chez lui un mélange de cynisme et d’idéalisme contrarié », PPDA.

« Giesbert est irrésistible : il vous apporte des infos pour vous en soutirer, il vous fait croire que vous êtes au coeur du sujet quand vous n’êtes qu’à la périphérie », Jean-Pierre Raffarin.

« Franz nous ressemble. Il a la même mauvaise foi que nous, les politiques. Cette langue qu’on a entre nous, ce truc un peu ésotérique, il la parle aussi. On n’a pas besoin de finir nos phrases. On se livre sans prudence car il est des nôtres », Pierre Charon.

« C’est de loin le meilleur patron de presse », Christophe Barbier.

« Il veut mon programme pour me griller. Il est sans foi ni loi. Franz est de la race de ces grands voyous tellement géniaux qu’on leur passe tout », Christophe Barbier.

« C’est à moi que Nicolas Sarkozy s’adressait pour me demander régulièrement de virer Franz-Olivier Giesbert de la direction du Point », François Pinault, Challenges.

« Ses fameux cahiers à spirales font mouche sans complaisance à l’exception de Nicolas Sarkozy miraculeusement épargné (on ne sait jamais, s’il devenait président !) », La Dépêche du Midi (mai 2006)

« C’est une calamité du journalisme Franz-Olivier Giesbert ! », Pierre Carles, « Fin de Concession », 2010.

« Quand verra-t-on la biographie de Nicolas Sarkozy avec les propos « off » que vous ne dévoilez pas dans votre journal ? », Pierre Carles à FOG, « Fin de concession », 2010. Un an plus tard, FOG sortira « M. le Président »… avec les fameux off.

Il l’a dit

« Sarkozy s’est imaginé qu’il avait été élu président de la République et président du Point. »

« Je suis un faux fou. Un croyant primaire et tranquille face à la mort. La postérité, je m’en fous. Je suis un bouchon au fil de l’eau, un prédateur sans plan de carrière : un truc m’intéresse, je prends. Je vois ma vie comme ça. »

« Si l’on veut garder sa part d’ombre, il ne faut pas fréquenter les journalistes », La tragédie du président : scènes de la vie politique (1986-2006), Flammarion, 2006.

« C’est pas de ma faute si vous êtes malheureux mon pauvre gars » (à Pierre Carles), « Fin de concession », 2010.

« J’ai des revenus fluctuants. Un peu comme ceux des agriculteurs… enfin, peut-être un peu supérieurs. » (Marianne, février 2013)

« Je ne suis pas très bien payé comme patron de journal. Je suis certainement l’un des moins bien payés, sinon le moins bien payé, de France. » (Marianne, février 2013)

« J’ai toujours souffert de gastrolâtrie, l’autre mot pour la gloutonnerie, et je m’étais laissé aller, une fois de plus, à mon péché mignon qui, en l’espèce, avait été très onéreux (ndlr : du vin et des truffes). Comme toujours dans ces cas-là, je me sentais affreusement coupable : le prix de mon vice représentait bien plus que la moitié d’un SMIC. Je serai toujours un incorrigible jouisseur hédoniste, prêt à tout pour une goinfrade. Il faudrait, me disais-je, que je songe à donner très vite aux pauvres : la générosité, c’est la meilleure façon de se faire du bien ; surtout quand on croit avoir mal agi. » (« M. le Président » (éd. Flammarion, 2001), page 51)

« Eva Joly, c’est l’erreur de casting absolue, on ne comprend rien quand elle parle et tout le monde s’en fout », « Des paroles et des actes », France 2, 12/04/2012.

« Les unes sur les francs-maçons, ce n’est pas ce que l’on a fait de mieux », Télérama, 31 janvier 2014.

« Je reconnais mes erreurs : avec François Mitterrand, j’ai dépassé les limites. Il avait ce côté pygmalion, donnait des conseils sur la vie, l’amour, la littérature. On ne repartait jamais de chez lui sans un livre. Il rentrait dans vos vies… J’avais beaucoup d’affection pour lui, je suis allé à Latche plusieurs fois. La relation a été passionnelle, avec des hauts et des bas. On a été proches dans les années 70, puis à la fin de sa vie. Mais c’est l’exception qui confirme la règle, ça ne m’est arrivé avec aucun autre. Je ne pars pas en vacances avec des politiques, je dîne rarement… et je ne vais jamais aux conférences de presse ! Quel exercice humiliant ! J’ai souvent honte de mes confrères journalistes, de leur côté compassé, extasié, respectueux. Ce bestiaire ! Ce poulailler avec ses dindons, ses oies ! C’est pathétique ! », Télérama, 31 janvier 2014.

« J’ai une incapacité au militantisme », Télérama, 31 janvier 2014.

« Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’appartiens pas au milieu médiatique parisien », Télérama, 31 janvier 2014.

« Si la France en est là, n’est-ce pas à cause de ses rigidités et, notamment, de la barrière du salaire minimum qui bloque l’embauche des jeunes ou des immigrés? », JDD, 3 avril 2011.

« Je suis solidaire du monde des immigrés. Quand l’un d’eux est attaqué, je prends sa défense », JDD, 3 avril 2011.

« Des crises de la presse, j’ai passé ma vie professionnelle à en traverser. La presse a survécu à tout, y compris à la télévision. Mais je suis vraiment un type de l’écrit, j’adore le papier. Je ne comprends plus rien aux réunions sur le numérique. Je ne suis plus l’homme de la situation. Être à la tête d’un journal, ça vous dévore. J’ai passé ma vie à ne pas dormir pour des histoires de ventes, de pub en baisse…», Télérama, 13 janvier 2014.

« Le problème de ce film (Les Nouveaux Chiens de Garde, NDLR), c’est qu’il est con et vieux. Con, on voit très bien pourquoi. Et vieux, parce qu’il parle de la presse d’avant. On n’en est plus là, l’information elle ne passe plus par là. […] Il y a quand même une réalité numérique complètement dingue. Il y a des trucs qui existent qui sont extrêmement puissants. Par exemple du côté d’Alain Soral, on aime pas en parler, évidemment, puisque ça nous gêne, mais c’est énorme ! », LCP, 4 mai 2014.

 « Je fais partie des connards qui ont diabolisé Le Pen », soir des élections européennes du 25 mai 2014, France 2

Crédit photo : Thesupermat via Wikimédia (cc)

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