Fabien Namias

Fabien Namias

Télécharger en PDF

Fabien Namias,
l’ambitieux fils de son père

Journaliste politique aussi discret qu’efficace, Fabien Namias a été nommé, en mars dernier, à 41 ans, directeur de la rédaction et directeur général d’Europe 1. Hasard ou mimétisme, sa carrière de journaliste politique le mène quasiment dans les mêmes rédactions et aux mêmes postes que son père, Robert Namias, quelques années plus tôt.

Famille et formation

Fabien Namias est né en novembre 1971 à Paris 14ème. Il est le fils de Robert Namias, journaliste, et de Nicole née Halimi. Marié avec Caroline Durand, également journaliste, il a 3 filles. Son père, Robert Namias, est lui-même un journaliste politique réputé, aujourd’hui à la tête de L’Hémicycle, Officier de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du Mérite (contingent du Premier ministre Lionel Jospin, 2002) et Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Petit-fils d’un marchand de tissus juif de Salonique, Robert Namias a commencé par faire des études de philosophie, qu’il enseigne jusqu’en 1968, date à laquelle il se lance dans le journalisme en intégrant la rédaction de RTL. Il passera ensuite à Europe 1 (où on lui doit la fondation de la section CFDT, dont il fut le premier responsable), France 3 et TF1 (où il a été rédacteur en chef du Journal télévisé de 20h, puis directeur de la rédaction et directeur de l’information). Il participe aujourd’hui à l’émission « Les Grandes voix d’Europe 1 », et à la matinale de LCP.

Robert Namias, aujourd’hui marié avec Anne Barrière, productrice de télévision influente (coprésentatrice de « Santé à la Une ») a eu deux fils de son premier mariage : Fabien et Nicolas.

Fabien Namias est diplômé de Sciences Po Aix-en-Provence et du Centre de formation des Journalistes, le CFJ.

Parcours professionnel

De 1999 à 2004, Fabien Namias est journaliste politique à la rédaction de la chaîne d’information continue de TF1, LCI. Son père étant alors directeur de l’information de TF1. En 2004 il entre à Europe 1, dont il devient le chef du service politique en 2008, et directeur adjoint de la rédaction en 2009. Il y anime l’émission « Le Grand rendez-vous » du dimanche matin, aujourd’hui reprise par Jean-Pierre Elkabbach. En octobre 2010, il quitte Europe 1 pour le poste de rédacteur en chef des services politique et économie de France 2 – à seulement 35 ans ! où il remplace Gérard Leclerc, nommé à la présidence de Public Sénat. Il y restera le temps d’assurer la période de la campagne présidentielle de 2012. En juillet, il revient sur Europe 1 pour remplacer Arlette Chabot en tant que directeur de la rédaction. En mars 2013, Denis Olivennes, qui reste président de l’antenne, le nomme au poste de directeur général.

Les défis du jeune directeur de la radio sont nombreux : la station historique a enregistré une baisse d’audience en 2012, passant de 9 points d’audience à 8,5 au premier semestre 2013, derrière RTL (11,9 points d’audience) et France Inter (10). Avec 4,5 millions d’auditeurs en moyenne par jour, Europe 1 doit préciser son positionnement face au succès populaire de son ambitieuse rivale RMC, en progression continue, qui la talonne avec 4,2 millions d’auditeurs par jour. A peine installé dans son fauteuil de directeur général, Fabien Namias a annoncé deux recrutements de taille : Thomas Sotto (animateur de « Capital » sur M6) pour remplacer Bruce Toussaint à la matinale, et Cyril Hanouna (Virgin Radio et Direct 8) pour prendre la place laissée vacante par Michel Drucker, qui a pris une année sabbatique.

Sa nébuleuse

Le frère de Fabien Namias, Nicolas Namias (ENA promotion Léopold Sedar Senghor), a été nommé à Matignon auprès de Jean-Marc Ayrault en 2012. Il est conseiller technique auprès du Premier Ministre pour le financement de l’économie, les entreprises et les affaires économiques internationales. Il était jusque-là directeur du pilotage et de l’analyse de la performance à la BPCE, fusion de la Caisse nationale des Caisses d’Épargne et de la Banque Fédérale des Banques populaires.

Fabien Namias ne tarit pas d’éloges au sujet de Jean-Pierre Elkabbach (« irremplaçable », « c’est le meilleur ») auquel il doit une partie de sa formation, dispensée à ses débuts à Europe 1 : il dit lui-même que c’est son aîné qui l’a formé à l’art délicat de l’interview politique.

Fabien Namias est d’autre part « Tintinophile » et s’intéresse à la civilisation américaine.

Collaborations

Pendant la campagne présidentielle de 2012, Fabien Namias était l’un des chroniqueurs de l’émission « Des paroles et des actes », animée par David Pujadas sur France 2.

Publications

Aucune

Il l’a dit

«Il (Thierry Thuillier, alors directeur de l’information du groupe France Télévision, NDLR) m’a appelé cet automne en disant qu’il souhaitait créer à France 2 un service France, Économie et Politique. Je trouve le projet génial. J’avais justement eu l’idée à Europe 1 (sans qu’elle puisse aboutir) de rapprocher la politique et l’économie compte-tenu du fait que la crise économique dicte aujourd’hui toutes les décisions et les prises de parole politiques. Lundi, la moitié de la conférence de presse du chef de l’État était consacrée aux problèmes économiques. Les divergences actuelles entre les candidats potentiels au PS se font sur des questions essentiellement économiques. On sort de la politique politicienne. Il nous faut donc réfléchir à la façon d’organiser le traitement de la campagne présidentielle avec ce prisme économique», dans une interview au Figaro, le 25 janvier 2011, alors qu’il vient d’être nommé rédacteur en chef du service France, Politique et Economie de France 2.

« Son père (Jean-Marie Le Pen, NDLR) était formidablement télégénique ! Depuis les premières émissions dans les années 80, son père a été l’un des rares à faire venir des téléspectateurs, même des gens qui le détestent, ce n’est pas le sujet. Le Pen, c’est une machine à audience, dans le jargon on dit que c’est un bon client. Sa fille suscite aussi l’intérêt, elle est nouvelle sans modifier le contenu, elle semble rénover la forme du FN. Quand on l’a invitée sur le plateau du 20 heures, on a eu un parti pris éditorial, c’était de l’interroger concrètement sur son programme et sa politique si elle devenait présidente (…). Pendant des années les médias se sont demandés s’il fallait inviter le FN. Il réunit entre 10 et 15% des voix lors des élections locales et nationales. A ce titre-là, ils ont le droit de s’exprimer comme tous les partis politiques. La vraie question est de savoir comment les traiter. Nous, on les traite normalement. Si on diabolise le FN, on tombe dans son jeu. En revanche en allant le chercher sur les vraies réponses aux vraies questions, chacun peut juger s’il doit voter ou non Front National. Ne pas les inviter serait mépriser 15% des Français qui votent pour ce parti », dans une interview à Puremedias, le 28 janvier 2011

« Il faut avoir une info qui se démarque, donner de la valeur ajoutée. Deux moyens pour cela : sortir de la tentation de vouloir tout raconter – on doit faire des choix -, et adopter un ton. Au-delà de l’indépendance, il faut savoir comment se positionner et avoir un état d’esprit critique », dans une interview au Figaro, en septembre 2012, alors qu’il vient de prendre la tête de la rédaction d’Europe 1.

« Il ne s’agit pas de se dire « on garde untel parce que c’est une institution », mais parce que c’est le meilleur», au sujet de Jean-Pierre Elkabbach (Idem)

« Il (son père, Robert Namias, NDLR) écoute Europe 1 tous les jours mais il ne m’a pas encore fait de commentaires sur la première semaine. Il le fera sans doute. Mais il a trop de respect pour moi pour me dire ce que j’ai à faire ! », dans une interview à Puremedias, le 3 septembre 2012

« Europe 1 est une radio généraliste, qui marie référence et insolence. Ces valeurs sont déjà incarnées par des personnalités aussi diverses que Laurent Ruquier, Natacha Polony, Nicolas Poincaré, ou Nicolas Canteloup. Nous devons fuir la mollesse tout comme l’« infotainment » (…) restent, entre autres, Jean-Pierre Elkabbach, qui est irremplaçable, et Natacha Polony, qui poursuit la revue de presse. Et tant mieux si cette dernière est « clivante » », dans une interview au Monde, le 14 mai 2013, annonçant ses premières décisions de directeur général d’Europe 1.

Ils l’ont dit de lui

« Fabien Namias est idéal parce que c’est un pur produit d’Europe 1. Il a démontré à Europe 1, puis à France Télévisions, avec beaucoup d’efficacité son talent de journaliste (…). C’est le retour de l’enfant prodigue », Denis Olivennes, président d’Europe 1, au moment du retour de Fabien Namias à Europe 1 en septembre 2012.

« Fabien Namias, ce petit gabarit à la blondeur pouponne et au phrasé agité (…) connu du grand public pour ses interventions plutôt droitières dans l’émission « Des paroles et des actes » », Tania Kahn, auteur d’un article paru dans Libération le 3 septembre 2012 « Namias à Europe 1 : « Des paroles avant les actes ».

Crédit photo : Le Figaro / le.buzz.media

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.