La liberté d’expression : état des lieux tronqué dans Le Canard enchaîné
Christophe Barbier
Télécharger en PDF

Dernière modification le 10/12/2016

Christophe Barbier,
le petit marquis libéral libertaire

« Il existe une série d’épisodes historiques qui ont permis de trancher, si j’ose dire, entre le « bien et le mal », entre ce qui est de Gauche et ce qui ne l’est pas. » (La Règle du jeu, 21 février 2013)

Patron de L’Express, extrêmement présent sur les plateaux télé, Christophe Barbier a rendu omniprésents dans le débat public sa silhouette svelte, son port altier et son écharpe rouge. Est-il vraiment de gauche, comme il l’a longtemps soutenu ? Est-il passé à droite ? C’est ce dont l’accusent certains, à gauche, en raison d’étranges accointances avec le sarkozysme… La réponse est dans sa fameuse écharpe qui noue sur ses épaules deux pans qu’on a longtemps crus opposés. En effet, il s’agirait d’un cadeau offert par Carla Bruni-Sarkozy lors de son mariage avec Yamini Kumar, en 2008. La chanteuse bobo avait elle-même marqué, par ses noces avec le président, celles de la gauche bien-pensante et de la droite d’argent. Quant à l’épouse de Barbier, elle se trouvait incarner à elle seule cette alliance, se trouvant être à la fois une militante de gauche et la directrice de la communication de la marque de luxe Hermès… La com’, le fric, le pouvoir, le libéralisme en matière économique et en matière de mœurs, le soutien des puissants et la moraline en plus ! Aucun doute, Barbier est un pur spécimen de libéral-libertaire, le vrai visage de la Gauche chevauchant la mondialisation capitaliste, un petit marquis des médias adoubé par le système et qui ne le critique que pour l’enjoindre à étendre encore davantage sa domination sous les auspices du Droit (Gauche libertaire) et du Marché (Droite libérale).

Il est né en janvier 1967 à Sallanches (Haute-Savoie), son père était secrétaire de mairie. Il est marié, depuis octobre 2008, à Yamini Kumar-Cohen, communicante chez Euro RSCG puis directrice de la communication de Hermès. Ils ont trois filles, dont deux issues d’un premier mariage de Yamini Kumar-Cohen.

Formation universitaire

Élève en hypokhâgne du lycée du Parc, à Lyon, dans l’intention de préparer les concours des écoles de journalisme, il « monte » à Paris pour faire l’ENS (École Normale Supérieure) de la rue d’Ulm en 1987. Titulaire d’une maîtrise d’Histoire, il obtient également en 1992 un diplôme du MS Média de l’ESCP Europe.

Parcours professionnel

Christophe Barbier débute dans Le Point, en 1990, sa carrière de journaliste politique. Il passe ensuite sur Europe 1 (1995) avant de devenir chef du service politique de L’Express à partir de 1996, magazine dont il devient, en 2001, directeur adjoint de la rédaction, puis en août 2006, et suite au départ de Denis Jeambar, directeur de la rédaction tout court. Avec Denis Jeambar, il aura aussi animé dans les années 1990 l’émission « Affaires publiques » sur La Cinquième (sur le rôle des institutions françaises et européennes). Grand habitué des plateaux télé, Barbier aura participé de 2003 à 2006 à « Ça se dispute » (i>Télé), animée alors par Victor Robert, où il incarne la perspective de gauche face au droitier Éric Zemmour, et intervient également comme éditorialiste dans la matinale de la chaîne. En 2005, il milite pour le « Oui » au référendum sur la constitution européenne. Dès septembre 2006, c’est sur LCI et dans le cadre d’un accord avec L’Express, qu’il présente un éditorial et une interview politique quotidiens dans la matinale. Il revient ensuite assurer le même contenu sur i>Télé à partir de l’été 2011. Il est par ailleurs un invité régulier de l’émission « C dans l’air » (France 5) – et se trouve même être la personnalité la plus présente sur le plateau entre 2008 et 2012. On le retrouve aussi fréquemment invité sur Sud Radio ou dans « Le Grand Journal » de Canal+. Au sein de cette dernière émission, il intervient les vendredis pour commenter l’actualité de la semaine.

Le 14 février 2008, grâce à ses liens d’amitié avec la nouvelle Première Dame, Christophe Barbier obtient, pour L’Express, la première grande interview de Carla Bruni-Sarkozy. Cet interview est un succès éditorial – près de 200.000 exemplaires vendus en kiosque. Sa future femme – qu’il épouse en octobre – Yamini Kumar-Cohen est connue pour être proche de Carla Bruni-Sarkozy.

En mars 2013, il suscite la colère de sa rédaction à la suite de plusieurs couvertures polémiques : celle sur le coût de l’immigration, celle sur Bernard Tapie et celle, enfin, sur Marcela Iacub (qui relate sa relation avec DSK, après la chute de ce dernier, dans un « roman » tapageur). « Christophe Barbier aime à rappeler qu’un journal, c’est un directeur et une rédaction. Or cette rédaction a le sentiment, une fois de plus, de ne pas être entendue par son directeur », lit-on en conclusion d’un communiqué interne que s’est procuré 20 Minutes. Il se trouve qu’en effet, Barbier avait auparavant vertement critiqué la couverture du Nouvel Observateur sur Iacub… Opportuniste ? Ou finalement, à la différence des membres naïfs de sa rédaction, parfaitement cohérent avec une idéologie libérale-libertaire qui n’est schizophrène qu’en surface et dont la morale est pour le moins flottante. Être à la fois pour l’immigration de masse, pour la GPA, pour tous les gimmicks intellectuels de gauche, et pour ses propres intérêts dans un marché mondialisé étant, comme l’a démontré Jean-Claude Michéa, l’attitude la plus logique qui soit, et la plus pragmatique si l’on veut se trouver – et rester – du bon côté du manche, et non, comme Barbier le soutient « au-dessus de la mêlée »…

Sous sa direction, entre 2006 et 2014, L’Express connaît un déficit de plus de 86 millions d’euros. Pour 2015, alors que 4 millions d’euros de pertes supplémentaires sont attendues, il est chargé par la direction (Altice Médias) de mettre en place un plan social pour faire partir 125 salariés ; aujourd’hui, il n’y a plus qu’une soixantaine de titulaires de cartes de presse au sein du journal. En octobre 2016, alors que la diffusion, à 539.000 exemplaires en 2006, est passée à 300.000 dix ans plus tard et que les pertes continuent de s’accumuler, il est finalement débarqué de la direction du journal. La diffusion s’était effondrée de 20% en un an, de 32% pour la vente au numéro et de moitié pour les ventes numériques ; la nouvelle formule, lancée en mars 2016, a été un échec total. Christophe Barbier y reste toutefois éditorialiste et devient conseiller éditorial de la direction du groupe.

Et pourtant pour renflouer le magazine il aura tout essayé : dossiers people, unes sur les franc-maçons à répétition, et même un faux exclusif, en date du 13 mai 2011 (« Exclusif : l’Express a retrouvé Kate et William ») qui a été en réalité pompé sur le Guardian du 10 mai – comme l’ont constaté Arrêts sur Images et Acrimed. Un mois et demi plus tard, toute honte bue, dans un édito du 20 juillet 2011, il se faisait le porte-étendard de la presse française, celle que le monde entier nous envie : « Le professionnalisme des journalistes en France est une chose reconnue, sanctionnée par l’obtention ou non d’une carte de presse […]  Comment ne pas, pour vendre du papier, pour avoir un scoop, violer des règles éthiques qui semblent évidentes ? C’est à l’école de journalisme qu’on commence à apprendre ces fondamentaux ». Visiblement, en ce qui le concerne, l’école de journalisme, c’est loin.

De septembre 2006 à 2011, suite à un accord entre L’Express et LCI, Christophe Barbier assure dans la matinale un éditorial et une interview politique quotidienne. En août 2013 il passe sur i>Télé pour présenter le « zap politique » de la matinale de Bruce Toussaint, Team Toussaint, la matinale info. Ce dernier quitte i>Télé au début de l’été 2016.

À la rentrée 2016 il rejoint BFMTV, où il est en charge des éditoriaux de la matinale « Première édition » présentée par Pascale de La Tour du Pin et Christophe Delay, entre 6h50 et 7h50. Il y remplace Apolline de Malherbe. Comme l’Express, BFM fait partie du même groupe : c’est SFR-Presse qui chapeaute le magazine, tandis que la société SFR-TV détient 49% du groupe NextRadioTV, dont fait partie BFMTV.

Combien il gagne

Non renseigné

Publications

  • Les Derniers Jours de François Mitterrand, Grasset, 1997, réédition 2011.
  • La Comédie des orphelins, Grasset, 2000.
  • La guerre de l’Élysée n’aura pas lieu, Grasset, 2001.
  • La Saga Sarkozy, Éditions L’Express, 2007.
  • Le Bleu de la terre, 2007.
  • Les Nouveaux Caractères,(Collectif) L’Avant-scène Théâtre, 2007.
  • Président candidat, avec Éric Mandonnet, Éditions l’Express, 2012.
  • Maquillages: Les politiques sans fard, Grasset,2012.
  • Rêvons ! Marc Jolivet et Christophe Barbier réécrivent l’Histoire, Flammarion, 2013.
  • Dictionnaire amoureux du théâtre, Plon, 2015.

Collaborations

  • Mitterrand à Vichy, Documentaire avec Serge Moati, France 2, 2008.
  • Doutes, Film de sa femme Yamini Kumar (Barbier y joue le rôle d’un sondeur), novembre 2013. « Ce titre, Doutes, me semblait d’autant plus évident qu’il correspondait à ce que je ressentais quand je voyais la classe politique : les socialistes doutaient d’eux-mêmes, les militants doutaient de leur parti et de leurs solutions. C’était vraiment un sentiment qui nimbait la classe politique de gauche. » (laregledujeu.org).
  • C’est le metteur-en-scène principal du « Théâtre de l’Archicube », la troupe de théâtre de l’École normale supérieure de Paris, composée d’étudiants actuels mais aussi d’anciens élèves.
  • En 2013-2014, il partage la scène avec Marc Jolivet pour son spectacle humoristique Rêvons, joué Salle Gaveau et en tournée. Ils avaient déjà collaboré à un spectacle politique au moment de l’élection présidentielle de 2012.

Il l’a dit

« Le Premier ministre a sombré parce qu’il a voulu affronter un monde nouveau avec des méthodes archaïques », L’Express au sujet de Jospin, 21 avril 2002.

« La génération qui suit, la nôtre, est beaucoup plus saine et on ne ferait pas ça – demander à nos ministres des conseils – Passe-moi le séné et je te donnerai la rhubarbe, je pense que ça [la génération] joue beaucoup, beaucoup, parce que c’est une génération [celle d’Elkabbach] qui est les deux pieds dans la connivence avec le pouvoir. J’espère qu’on sera morts de la grippe aviaire avant d’en arriver à se comporter comme ça », Ça se dispute, i>Télé, 25 février 2006.

« Elle [Ségolène Royal] a réussi son hold-up sur le Parti socialiste avec les armes du XXIè siècle : des sondages et des images. Les militants l’ont plébiscitée parce que les sympathisants et derrière les sympathisants, les sondés ont dit c’est elle que l’on veut, c’est elle qui a une chance de battre Nicolas Sarkozy », LCI, 17 novembre 2006.

« Toute jeune fille qui ne rêve pas d’être poupée célèbre ou starlette de cinéma se trompe sur son destin », L’Express, 16 juin 2011.

« En finir avec Mélenchon », ce politicien au « verbe haut et [aux] idées courtes, mi-tribun, mi-guignol […]  son idéologie, trotsko-marxo-protecto-nationaliste, pourrait bien polluer l’éventuel quinquennat de François Hollande. En effet, si la prime au méchant vaut à Mélenchon de créer la surprise dans les urnes, le nouveau président devra faire avec », L’Express, 14 mars 2012.

« Il y aura toujours des choses à raconter sur la franc-maçonnerie : comme les énarques, c’est une des structurations de l’État français », L‘Express, 2012, cité par Acrimed.

« L’immigration est une bonne chose pour la France, une très bonne chose pour la vitalité française », Édito de L’Express, 13 novembre 2012.

« Conservateur et conventionnel, alors que je me suis prononcé pour le mariage homosexuel, la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui ? » Blog de Christophe Barbier, 25 janvier 2013.

« Il existe une série d’épisodes historiques qui ont permis de trancher, si j’ose dire, entre le « bien et le mal », entre ce qui est de Gauche et ce qui ne l’est pas. La Gauche c’est donc d’abord cela », La Règle du jeu, 21 février 2013

« L’histoire de la Gauche doit être lue à coté de celle de la France et de ses années noires », Id.

« Il faut parfois dire les choses crûment, violemment. Oui, l’Express l’affirme, les syndicats français sont nuls. Nuls, on le voit avec cette affaire Séphora. Déplorables. Les commerçants veulent ouvrir. Les salariés veulent travailler. Les clients veulent venir à des heures inhabituelles, le dimanche, ou tard le soir. Et évidemment, il y a toujours un syndicat pour être pointilleux, et jouer le respect stupide du droit. », Édito de L’Express, 24 septembre 2013.

« Manuel Valls a raison de tenter de mettre fin aux agissements de Dieudonné. Mais a-t-il pris la bonne méthode ? Le trouble à l’ordre public présumé est toujours difficile à constituer, à constater avant un spectacle, c’est difficile aussi après. Les préfets vont devoir faire preuve de beaucoup d’habileté s’ils veulent appliquer la consigne du ministre. […] Il faut faire pression sur les directeurs de salle, sur les programmateurs pour qu’ils décident de ne plus mettre Dieudonné à l’affiche. Avec une sorte de volonté d’hygiène pour que les spectateurs n’aient plus la possibilité de venir le voir, pour qu’il n’y ait pas la tentation, il faut supprimer l’objet de cette tentation. Ainsi Dieudonné n’aura plus de public. », L’Express, 30 décembre 2013.

« Admettons que l’on ferme toutes les salles à Dieudonné, il a un million et demi ou deux millions de vues sur internet, que fait-on derrière ? […] Internet n’est pas un no man’s land. On peut aussi combattre sur internet juridiquement ceux qui violent la loi, et notamment la loi Gayssot. On peut y aller, il suffit que les autorités s’en donnent les moyens […] Internet est un champ d’impunité parce que ça part dans tous les sens. Mais ça se régule aussi internet ! Entre nous, les Chinois y arrivent bien.» RMC, « Les Grandes Gueules », 3 janvier 2014.

« Alors regardons comment, par quel mode d’emploi on peut empêcher Dieudonné de nuire. D’abord, le trouble à l’ordre public, ce n’est pas le plus facile puisqu’il faut qu’il y ait des troubles ou des menaces constatés. […] que tous les militants antiracistes se mobilisent pour aller dans chaque ville concernée la veille faire un peu de tohu-bohu et donner au préfet du coin le prétexte qu’il attend, la bonne occasion pour interdire le spectacle», L’Express, 6 janvier 2014.

« Ensuite, il faut aller dans les spectacles de Dieudonné, notamment dans sa salle parisienne, où là l’interdiction pour trouble à l’ordre public est plus difficile ; dans cette salle là on pourra y entendre des choses qui pourront après coup, après coup, permettre d’interdire la récidive du spectacle. Cela permettrait de trouver une nouvelle utilité aux anciens Renseignements généraux. », ibid.

« Le vrai ministre qui devrait agir dès aujourd’hui contre Dieudonné, c’est Vincent Peillon, c’est au sein de l’Éducation nationale qu’il faut très vite apprendre aux enfants comment des idées nauséabondes arrivent à se faufiler par anfractuosités de la loi et comment sous le faux nez de l’humour on peut répandre des idéologies dangereuses. Si on arrive à vacciner les enfants contre cela, on aura fait un grand progrès », ibid.

« Nous voulons faire de L’Express le journal de la réforme, le journal des réformes, fidèle à ses racines puisque le journal a été créé en 1953 pour aider Mendès France à mener ses réformes et à changer le pays. Nous allons pousser tous les réformistes : avec Emmanuel Macron il y a une promesse de réforme, une volonté de réforme, donc nous sommes avec lui. » France Info, 9 mars 2016.

« Ils ont raison ces professeurs, ces médecins et autres qui pensent qu’il faut autoriser la procréation médicalement assistée (PMA). En effet, en l’interdisant on ne crée pas un droit, on crée une inégalité. Il y a ceux qui peuvent aller en faire une à l’étranger et ceux qui n’ont pas les moyens. » L’édito de L’Express, 18 mars 2016.

« Je ne me sens pas mis à l’écart, plutôt mis en vitrine », au sujet de sa mise à l’écart de la direction de L’Express, Le Monde, 10 octobre 2016.

« Il y aura dans quelques semaines le référendum de Notre-Dame-des-Landes, ils iront tous là-bas. Vous verrez que s’il y a l’occasion d’aller dans une réunion internationale ou un rendez-vous politique, il y aura de nouveau des rendez-vous de violence la Loi El Khomri est un prétexte pour les casseurs », C dans l’Air, 18 mai 2016. L’art de la prévision de Christophe Barbier est à revoir : ledit référendum s’est passé dans le calme le plus absolu, et tant sa tenue que ses résultats ont été ignorés par les opposants à l’aéroport.

Christophe Barbier et la liberté d’expression : oui à Charlie Hebdo, non à Dieudonné

La liberté d’expression est un droit non négociable et sans limites pour Christophe Barbier. Voire. Le site Acrimed rappelle, non sans ironie, ses propos à ce sujet, où il vire au vent comme son écharpe rouge. Et pas qu’un petit peu.

« La liberté d’expression a des limites. De quel droit Dieudonné et ses comparses peuvent-ils encore nuire dans cette campagne pour les élections européennes. Voilà que dans une tribune ils ont non seulement passé un coup de téléphone du terroriste Carlos les soutenant [sic], non seulement ont fait l’apologie d’Ahmadinejad, mais tenu des propos contre le lobby « juifiste ». […] Et voilà que quand on tient de propos pareils on est tolérés, on a le droit même à des dépêches, on a le droit à une couverture médiatique [sic], on a le droit au respect des autorités de la République, on a le droit de déposer des listes et de se présenter au suffrage des électeurs, on a le droit de flatter les pires instincts parce qu’il y a toujours évidemment des foules prêtes à donner dans la haine, c’est absolument scandaleux, c’est absolument anormal, il faut faire en sorte qu’il n’y ait pas d’élus pour cette liste, bien sûr, mais il faut faire en sorte, et c’est aux autorités de la République d’y veiller, qu’ils ne puissent pas déposer de bulletin dans les bureaux de vote. », éditorial de L’Express, 2 juin 2009.

« Il ne peut pas y avoir de limite à la liberté d’expression. La liberté peut entraîner l’immaturité, peut-être accompagnée d’irresponsabilité, et c’est peut-être le cas pour Charlie Hebdo, chacun fera son avis. Mais la liberté n’a pas d’autre limite que celle des autres, ma liberté s’arrête quand commence celle des autres. La liberté d’expression de Charlie Hebdo n’entrave en rien la liberté de chaque citoyen de considérer que c’est de mauvais goût, à chaque citoyen de respecter la religion de tel ou tel autre, et surtout de chaque citoyen de pratiquer sa religion comme il l’entend. La liberté de Charlie Hebdo n’est donc pas contestable. Si quelqu’un se sent insulté il peut aller devant les tribunaux, c’est Jean-Marc Ayrault qui l’a dit et il a parlé sagement. », L’Express, 19 septembre 2012 au sujet de la polémique sur les caricatures de Mahomet.

Nébuleuse

Bernard-Henri Lévy ; Carla Bruni-Sarkozy ; Denis Jeambar ; Raphaël Enthoven.

Ils ont dit

« Quel est donc le programme que propose le petit soldat Barbier ? La « baisse des charges sociales », la hausse de la CSG, l’application de la « TVA dite sociale » dont rêvait Sarkozy, la « flexibilité du travail » (comme si elle n’existait pas), la révision des prestations sociales, la fin de l’État-Providence, le « coup de pied aux fesses » contre « l’assistanat ». Bref, un traitement de choc – un vrai – qui serait le pâle héritage d’une donation cosignée par Margaret Thatcher et Ronald Reagan », Jack Dion, Marianne, 1er novembre 2012.

« Il se trouve que ni moi ni personne autour de Chris­tophe Barbier ne sait pour qui il vote », Yamini Kumar-Cohen au sujet de son mari, Gala, 13 novembre 2013.

« Des opinions des éditorialistes sur ce qu’il conviendrait de faire aux prescriptions adressées au gouvernement sur ce qu’il faut faire [pour contrecarrer Dieudonné, NDLA], il y a un pas rapidement franchi. Mais pour que les conseils se transforment en ordres de mobilisation, le meilleur des auxiliaires du ministère de l’Intérieur est Christophe Barbier. Christophe Barbier, donc, dans deux éditoriaux successifs des 30 décembre 2013 et 6 janvier 2014 se rêve grand ordonnateur des basses œuvres du ministre de l’Intérieur agissant « avec une sorte de volonté d’hygiène » (!), conseillant aux préfets d’instrumentaliser la loi, diligentant des enquêtes fiscales, faisant pression sur les directeurs de salles de spectacle, manipulant les militants antiracistes, concevant la stratégie d’emploi des Renseignements généraux, ou orchestrant la propagande au sein de l’Éducation nationale. », Acrimed 10 janvier 2014.

« Le 4 septembre, « l’événement » dont il fallait d’urgence discuter, qu’il fallait disséquer sous tous les angles, était… le mea culpa de François Hollande au sujet de certaines « réformes », jugées trop à gauche. Pour un tel « événement », « C dans l’air » a mis les petits plats dans les grands en offrant un plateau 100 % libéral : Nicolas Beytout (L’Opinion), Ghislaine Ottenheimer (Challenges), Christophe Barbier (L’Express) et Françoise Fressoz (Le Monde) étaient invités à « donner les clés pour comprendre ». Et, face à ce déferlement de pluralisme, le téléspectateur a compris. » Acrimed, 8 septembre 2015.

« L’homme à l’écharpe rouge garde un édito et se voit attribuer un poste (honorifique) de « conseiller éditorial ». Il conserve aussi son fauteuil dans la matinale de BFMTV, qui appartient au même groupe, SFR Média », Télérama, au sujet de l’éviction de Christophe Barbier de la direction de L’Express, 11 octobre 2016.

(N.B. : à l’extrême-gauche, tout ce qui n’est pas d’extrême-gauche est fatalement d’extrême-droite, on connaît la rengaine. D’autre part, leurs logiciels n’ayant pas été mis à jour depuis 70 ans au bas mot, les militants de ce bord n’ont pas suivi la mutation du bourgeois en libéral-libertaire, ils l’imaginent d’ailleurs toujours avec un haut-de-forme sur le crâne et un livret de messe à la main…)

Crédit photo : Cadremploi via Youtube (DR)

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.