Plan social à El País

El Pais

Plan social à El País

Télécharger en PDF

El País, l’équivalent du Monde en Espagne, va se séparer de près d’un tiers de ses effectifs (466 salariés) après une année 2011 morose, a annoncé vendredi sa direction. La faute à une diffusion en baisse (365 118 exemplaires par jour en 2011) et à un résultat d’exploitation en chute libre : 8,92 millions d’euros l’année dernière ! Il est loin le temps où, comme en 2005, le quotidien réalisait 143,71 millions d’euros de bénéfices avant intérêts et impôts…

Un « plan de préretraites », une « réduction d’effectifs dans les bureaux du journal en vue d’un changement de modèle », une « réduction des effectifs dans les rédactions de Madrid et Barcelone » et une « baisse des salaires » vont donc être entamées par la direction du quotidien, des mesures « douloureuses » mais « inévitables ».

El País appartient au groupe Prisa, qui a annoncé une perte nette de 451 millions d’euros en 2011, après avoir procédé à des provisions couvrant certains risques et dépréciations d’actifs, notamment au Portugal. Sans ces données exceptionnelles, le groupe était tout juste à l’équilibre (1,6 million d’euros), ce qui ne justifie sans doute pas la rémunération de son P-DG, Juan Luis Cebrian (8,2 millions d’euros en 2011).

Le problème, c’est que la situation s’est depuis dégradée. En effet, Prisa a annoncé une perte nette de 53,09 millions d’euros pour le 2e trimestre.

2 500 emplois ont déjà été supprimés (18% des effectifs du groupe) depuis janvier 2011, notamment en Amérique latine, au Portugal et en Espagne où le journalisme traverse une crise importante. Selon la Fédération des associations de journalistes espagnols (FAPE), 7 901 journalistes ont déjà perdu leur emploi dans le pays depuis le début de la crise en 2008, dont 3 039 depuis janvier 2012 !

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook