Médias : Sarkozy et ses caméras bidon

Médias : Sarkozy et ses caméras bidon

Médias : Sarkozy et ses caméras bidon

Télécharger en PDF

Dans son dernier livre, Une femme au cœur du pouvoir de l’État (Plon, 2013), Michèle Alliot-Marie révèle que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, se serait entouré de fausses caméras pour amplifier l’image de l’intérêt que lui portent les médias.

Le Canard Enchaîné et Le Lab d’Europe 1, qui ont lu le livre en question, relatent ce passage : « Avant son élection en 2007, je voyais toujours Nicolas Sarkozy arriver entouré d’une nuée de caméras. Certaines portaient les sigles de TF1, France 2, etc., mais d’autres étaient sans marque. Ces caméras, placées par le cabinet même de Nicolas Sarkozy, étaient destinées à véhiculer une image de futur président qui monopolise l’intérêt des médias. »

L’ancienne ministre de l’Intérieur, qui avait succédé à Sarkozy en 2007, déplore le « côté artificiel, voire mensonger » des campagnes politiques. Et celle-ci d’ajouter : « Tous ces petits jeux font partie de la communication politique, de ce côté ‘fabriqué’. »

Rappelons que Michèle Alliot-Marie n’a pas hésité, elle non plus, à céder à ces campagnes politiques « artificielles » et « mensongères ». En décembre 2005, elle visitait en effet officiellement un centre d’insertion de la Défense à Montlhéry, structure qu’elle avait elle-même contribué à créer mais dont on déplorait le manque de moyens. Sous les crépitements des appareils photo, celle qui était alors ministre de la Défense se promenait au milieu d’ordinateurs flambant neuf. Mais le Canard enchaîné avait révélé qu’à peine les projecteurs éteints, une société de location d’ordinateurs avait récupéré toutes les machines, prêtées ou louées le temps de la visite. Madame la ministre avait en effet exigé que la salle du centre d’insertion regorge d’ordinateurs pour donner l’illusion des moyens « mis en œuvre ». Faux ordinateurs contre fausses caméras : une manipulation vaut l’autre ! Mais après tout, « ces petits jeux font partie de la communication politique », n’est-ce pas.

Crédit photo : capture d’écran fr.news.yahoo.com

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook