A la une
Médias communautaires : ça ne marche pas si bien...

Médias communautaires : ça ne marche pas si bien…

Télécharger en PDF

« À la trappe les lesbiennes ». C’est le constat désabusé, que fait Léa Lejeune, journaliste à Libération, dans un long papier publié par Slate au sujet des médias homosexuels féminins.

« Alors que le débat sur le mariage pour tous […] occupait la une des médias, elles [les lesbiennes] se sont fait discrètes. Au même moment, le site Têtue a disparu plus subrepticement » ! Au printemps dernier, un plan de licenciement, suite au rachat du journal communautaire par Jean-Jacques Augier, avait sacrément raboté la rédaction de Têtu, dont les activités web avaient été confiées à son concurrent yagg.com.

« Au passage, regrette Léa Lejeune, la version du site adressée aux lesbiennes a été transformée en un onglet discret du nouveau site perdu au milieu d’onglets très gay-centrés ». Et la journaliste de regretter le bon vieux temps où « Têtue, bien installé dans le milieu lesbien depuis 2004, avait du succès »…

Aujourd’hui, Léa Lejeune est « inquiète » de ce « vide ». Non, seulement, il n’y a pas de médias spécialisés pour les lesbiennes, mais pire, les lesbiennes sont également absentes des médias généralistes. Pour l’expliquer, Léa Lejeune est donc allée interroger Marlène Coulomb-Gully. Selon ce « professeur en sciences de la communication, spécialiste du genre et experte au Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes », la cause de ce « vide » est très simple : « les femmes sont beaucoup moins présentes à l’écran que dans la réalité. Les gays, en tant qu’éléments d’une minorité, sont moins sollicités. À ces deux titres, on fait moins appel aux lesbiennes pour témoigner ou expertiser ». En bref, minorité dans la minorité, les lesbiennes n’intéressent personne !

Et surtout pas les publicitaires ! « Le lectorat est petit et la population homosexuelle difficile à mesurer » concède Léa Lejeune. Résultat, pas de recettes publicitaires, pourtant indispensables à la presse écrite pour survivre. Quant à la « manne publicitaire communautaire », elle ne suffirait pas…

Pourtant, au mois de mai dernier, une association de journalistes LGBT a été lancée. Dans sa déclaration de création, ce nouveau lobby affichait, notamment, comme objectif de « contribuer à la visibilité des personnes LGBT dans l’espace public », lesbiennes comprises… Aujourd’hui, « le collectif espère pousser des journalistes à traiter plus de sujets homos, mais aussi à « faire intervenir des couples de femmes pour témoigner dans les articles de société quel que soit le thème ».

Alors Léa, plus d’inquiétude ?

Source et capture d’écran : Slate

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook