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Les réformes, oui, mais pas pour la presse écrite !

Les réformes, oui, mais pas pour la presse écrite !

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Bakchich.info ironise dans un papier publié le 19 septembre sur le silence de « la presse dominante » concernant « l’accablant document » publié par la Cour des comptes la veille.

« Depuis quelques années, la règle, en de tels cas, est que les avis de cette vénérable institution font l’objet d’un battage médiatique de niveau 9, où les journalistes comme il faut manquent de mots assez dithyrambiques pour dire leur admiration. Le plus souvent, même : ces oracles font l’objet – consécration suprême – de gros titres à la une du Monde », se moque le pure player marqué à gauche qui note que « soudain, la presse écrite domine son envie de réforme ».

En effet, il y est question des aides de l’État et, remarque Bakchich, « les journaux et magazines véritablement spécialisés dans la fustigation des dilapidations de l’État sont parmi ceux qui reçoivent les donations les plus généreuses ». On y apprend par exemple que Le Figaro a bénéficié entre 2009 et 2011 d’une aide à la diffusion de 16,49 centimes par exemplaires soit quand même 16,7 millions d’euros. Idem pour Le Monde, L’Express et Le Point, tous deux très forts en gueule quand il s’agit d’exiger la réforme de l’État, devant se contenter de respectivement 6,2 millions et 4,5 millions.

Autre point soulevé par la Cour des comptes, celui des aides « ayant pour objectif principal de soutenir des titres qui ont des ressources publicitaires limitées, soit de manière volontaire dans un souci de préservation de leur indépendance, soit de façon subie » et qui ne sont pas pondérées « en fonction du pourcentage plus ou moins élevé de ressources publicitaires (entre 0 et 25 %) ». Ainsi, Libé, L’Huma et La Croix reçoivent quasiment le même montant alors que la publicité représente respectivement 22,5%, 11,3% et 7,3% de leurs ressources totales.

Enfin, constate la Cour des comptes, « malgré le soutien massif de l’État », la « crise de la presse » n’en finit pas de « s’aggraver ». Bref, il devient urgent et opportun d’envisager une « réforme de la gouvernance des aides publiques à la presse ». Mais ne comptez pas sur « l’éditocratie mainstream », comme l’écrit Bakchich.info, pour en parler !

Crédit photo : TouN via Wikimedia (cc)

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