Le Mexique, hécatombe des journalistes

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Le cadavre d’un journaliste mexicain, Gregorio de la Cruz, 42 ans, a été découvert mardi 11 février au sud-est du Mexique dans une fosse clandestine.

Celui-ci, surnommé « Goyo », avait été enlevé six jours plus tôt, sous les yeux de sa famille, par une organisation criminelle. Ses confrères journalistes s’étaient alors largement mobilisés sur les réseaux sociaux et auprès des autorités pour exiger sa libération, mais leurs efforts auront été vains malgré la mobilisation de plus de 1 000 policiers et l’arrestation de cinq suspects… Les autorités ont conclu au différend personnel. « Elles excluent le mobile professionnel pour occulter les problèmes de protection des journalistes et d’impunité des assassins », a critiqué Ricardo Gonzalez, un des responsables au Mexique d’Article 19, une organisation de défense de la liberté de la presse.

Le mécanisme de protection des journalistes, mis en place en 2012, reste limité. « Sans l’appui de leur rédaction, des journalistes ne font pas appel à lui par

méfiance envers les autorités corrompues », a ajouté M. Gonzalez.

Dans ce pays où 87 journalistes ont été assassinés depuis 2000, la menace des groupes armés, protégés par des autorités locales corrompues, persiste. Sous pression, les journalistes ne peuvent correctement se livrer à leur travail d’information sur ces sujets sensibles sans risquer enlèvements et assassinats. Reporters sans frontières (RSF), dans son classement mondial de la liberté de la presse 2014, place le Mexique au 152e rang sur 180 pays.

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