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Du mépris à la matraque – Les médias dominants et la manif pour tousDu mépris à la matraque – Les médias dominants et la manif pour tous

Le meilleur de l’Ojim en 2013 (2)

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Pendant les fêtes, l’Ojim vous propose tous les jours de revivre les grands moments de l’année 2013 du point de vue de la critique des médias. Affaire Méric, affaire Léonarda, affaire du « tireur fou » de Libé, dossier sur les roms de Valeurs actuelles, Marseille vue par les médias, connivence des journalistes et des politiques… C’est toute l’actualité médiatique de 2013 qui est analysée et mise en perspective par l’Ojim. N’oubliez pas que l’Ojim est un site 100% indépendant qui ne vit que de vos dons. Aidez-nous à remplir notre rôle d’Observatoire des médias, et à exercer librement notre critique du système médiatique. Tout don nous sera utile.





Mardi 24 décembre : La « Manif pour tous » a marqué le printemps 2013. Pour la plupart des médias, on était dans les années trente !

Du mépris à la matraque – Les médias dominants et la manif pour tous

Après le phénomène inédit de la « Manif pour tous », retour sur son traitement médiatique, ou comment les médias bien-pensants sont passés du mépris à la matraque.

Il y a les bonnes manifs et les mauvaises manifs. Celles que les médias exaltent, celles que les médias condamnent. La « Manif pour tous » appartient bien sûr à la seconde catégorie. Dès le début du mouvement, celui-ci a été globalement traité avec le plus parfait dédain par les médias officiels. Une poignée de vieux réacs allaient râler contre une nouvelle victoire du Progrès en marche. La Loi passerait, le meilleur des mondes aurait une pierre de plus à son édifice et les ronchons s’habitueraient, comme ils se sont partout habitués. À quoi bon épiloguer davantage ? Voilà, en somme, quel était le parti pris. Pourtant, on aurait pu aisément objecter que les questions soulevées par les manifestants anti-« Mariage pour tous » méritaient davantage qu’un tel revers de main, qu’elles touchaient à des choses essentielles et particulièrement actuelles : la bioéthique, la filiation, la structure d’une civilisation, les mutations de la famille mononucléaire occidentale, la différence sexuelle comme fondement anthropologique, etc. Quelle que soit sa propre position sur la question, il aurait pu paraître important de creuser un peu le dossier, de faire débattre des psychiatres (plus de la moitié sont opposés à la loi), d’interroger des historiens, d’entendre les raisons des autorités religieuses (puisque toutes les confessions sont contre) et de demander aux partisans d’étayer un rien leurs arguments, au-delà d’une vision dogmatique et tautologique du « Progrès » (« Le Progrès, c’est nous, donc nous suivre, c’est le Progrès. »), ou d’un sentimentalisme aussi flou que péremptoire (« L’amour, c’est bien, donc tout ce qui est fait par amour est bien. » – ce que démontrent évidemment toutes les tragédies et romans jamais écrits en ce bas monde…) Mais non. Questionner cette réforme, et simplement la questionner, paraissait déjà suspect, et l’on pensait régler le problème, à France Inter et ailleurs, en employant ses comiques à faire du « réac-bashing ».

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Crédit photo : ANFAD via Flickr (cc)

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