La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

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Pour ses cinq ans, la revue XXI, qui fait dans le journaliste de récit, a proposé un manifeste pour un « autre journalisme », « sans publicité ».

La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »Les fondateurs, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, s’interrogent notamment sur l’avenir numérique de la presse : « Et s’ils avaient tort ? Et si la conversion numérique était un piège mortel pour les journaux ? (…) Et si les dirigeants de la presse mondiale se trompaient en investissant à tour de bras dans les applications, les sites et les rédactions multimédias ? Et si les chiffres mirobolants des pages vues et les audiences faramineuses des titres de presse transformés en ‘marques médias’ étaient un leurre ? »

Dans ce manifeste de 20 pages, les deux fondateurs plaident pour un « journalisme utile », sans publicité, financé par les lecteurs, et où la qualité prime sur la quantité. Les conseils s’articulent autour de quatre piliers : prendre le temps de réaliser de bonnes enquêtes, se rendre sur le terrain, renouer avec le photoreportage et la belle image, et enfin être « cohérent ». Et ces derniers de critiquer « la figure du journaliste assis derrière son écran » qui « agrège, trie, commente et nourrit la conversation ».

Pour eux, sur internet, « l’équation économique reste insoluble ». « Pour la presse habituée à compter sur la publicité, la rentabilité sur le Web est une ligne d’horizon qui se dérobe perpétuellement » ajoutent-ils, voyant dans le passage au numérique un gouffre financier où « au bout de deux heures, une information est considérée comme old, démonétisée ». La course au buzz, à l’audience n’est pas une bonne recette pour les auteurs.

Bien-sûr, la revue trimestrielle, vendue 15,50 euros et où ne figure aucune publicité, s’érige implicitement comme un modèle du genre. Diffusée à près de 50 000 exemples, par abonnement ou en librairie, XXI est bénéficiaire et a rencontré un franc succès dès son lancement en 2008. Sur 200 pages, journalistes et photographes souhaitent raconter « l’information grand format » et privilégier à tout prix la qualité éditoriale.

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