La presse pleure, la presse rit

La presse pleure, la presse rit

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La presse est une industrie culturelle marginale ? Faux. Elle représente 5% du CA du secteur tertiaire avec 9,7 milliards d’euros, devant la télévision (8,8 Md€).

La presse vit de moins en moins de sa diffusion ? Le CA des ventes de contenus est quasiment stable sur 10 ans (9,7 milliards d’euros en 2010 contre 10,6 en 2000), grâce aux augmentations des prix de vente et aux recettes digitales (280 millions d’euros en 2010). Mais les autres médias récents croissent rapidement.

La presse vit de la publicité ? De moins en moins vrai. Les recettes publicitaires de la presse imprimée sont passées de 4,7 Md€ en 2000 à 3,7 Md€ en 2010, soit une perte d’un milliard d’euros.

La presse est incapable de se diversifier ? Faux. Le CA issu de la diversification représentait 42% du total en 2011, contre 39% en 2005. Mais, toujours en 201 le CA réalisé sur le web ne représentait que 3% du total.

La presse n’est pas rentable ? Vrai et faux… Le résultat d’exploitation des entreprises de presse n’était que de 1% en 2011 contre 2% en 2005 ce qui est insuffisant pour affronter correctement la crise et les mutations technologiques. A noter que ce résultat est « plombé » par la presse d’information politique et générale (IPG) qui elle est en perte.

Source : SEPREM, études et conseils, Matière à réflexion 143

Photo : crédit Ol.v!er [H2vPk] via Flickr (cc)

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