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Interview d’Assad : Le Figaro défend sa position

Interview d’Assad : Le Figaro défend sa position

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Après son entretien en exclusivité mondiale avec Bachar el-Assad, publié lundi 2 septembre, Le Figaro a déclenché une polémique.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup se sont indignés que l’on donne la parole au président syrien. L’entretien a même été qualifié de « publi-reportage », par Bruno Le Roux, chef du groupe PS à l’Assemblée nationale, très remonté sur ce sujet.

Dans un article publié dès mardi, le journal a tenu à défendre sa position. « Donner la parole ne signifie pas approuver ni cautionner », écrit-il avant de poursuivre : « C’est apporter à nos lecteurs, à l’opinion française et internationale, un élément essentiel à la compréhension du drame qui se noue. Dans un monde où l’information disparaît trop souvent sous le commentaire, tel est le rôle – irremplaçable – d’un grand journal comme Le Figaro. Être là où les choses se passent. Raconter. Donner la parole aux acteurs. Informer, tout simplement. »

Le Figaro précise qu’il n’est pas « dupe ». « Ce n’est évidemment pas un hasard si le dictateur syrien a choisi de s’adresser à un grand quotidien français à la veille de ce débat parlementaire qui, chez nous, divise l’opinion autant que la classe politique », concède-t-il tout en arguant qu’il était de son devoir d’informer. Il conclut : « Pour se faire une opinion, il faut avoir en main toutes les pièces du dossier. En voici une. Nos lecteurs jugeront. »

Quoiqu’il en soit, pour le quotidien de Serge Dassault, c’est avant tout une bonne publicité. La diffusion de l’interview a été largement mise en scène : tweet annonçant le scoop, article sur les coulisses de l’entretien, interview du journaliste en direct sur BFMTV, éditorial d’Alexis Brezet sur son opportunité, etc.

Rue89 commente, quant à lui, dans un long papier, « les huit règles de l’interview d’un dictateur au bord du gouffre », rappelant que Le Figaro avait déjà réalisé le même exercice avec Saddam Hussein et Kadhafi.

Dans le fond, la question qui se pose est très simple, et vieille comme le journalisme : faut-il donner la parole aux « méchants » ? Aujourd’hui, Le Figaro répond oui.

Crédit photo : capture d’écran site lefigaro.fr

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